Friends With Benefits est un film réalisé par Will Gluck (Easy A) qui officie également pour un tiers du scénario, avec Justin Timberlake (Bad Teacher), Mila Kunis (Forgetting Sarah Marshall), Woody Harrelson (promis, un jour, je vous parle de Zombieland), Jenna Elfman (Dharma & Greg), Patricia Clarkson (One Day) et Emma Stone (Crazy, Stupid, Love).

Jamie est chasseuse de tête. Son premier gros client est Dylan, qu’elle débauche de LA pour NY. Dylan ne connaît personne, ce qui fait qu’il va passer du temps avec Jamie. Jusqu’au moment où tous les deux se mettent d’accord pour coucher ensemble sans aucun attachement affectif. Sauf que bien évidemment, des sentiments vont naître et que ce qui avait l’air sans prise de tête sur le papier va devenir nettement plus compliqué à gérer…

En l’espace d’un an, il est sorti un nombre non négligeable de comédie romantique dont le principe de base était un homme et une femme qui couchaient ensemble sans se placer dans une relation de couple établie. Comme ça, pour le fun. L’Histoire passera sur le fait que je les ai tous vus ces films, et que Friends With Benefits est probablement le meilleur.

Le casting réunit un Justin Timberlake bien plus à l’aise que dans In Time et une Mila Kunis (qui finira cul nu) (oui, je vais toujours des vannes pourries si je veux) très rafraîchissante. L’harmonie de couple qui n’en est pas existe et on sent bien la petite étincelle nécessaire pour accrocher un minimum à une romcom.

Le scénario a l’avantage de nous proposer un peu plus d’humour que la moyenne des autres mêmes films du même genre avec des situations rigolotes (comme la mère de Jamie un peu nympho-délurée ou le running gag de Shaun White le snowboarder), ainsi que des sous-intrigues pour forger des personnages principaux moins fades que leurs homologues dans d’autres productions copiées-collées du pitch précédent (le rapport aux parents, à la famille, à la maladie d’Alzheimer essentiellement).

Les situations sont bien dignes d’une comédie romantique bien calibrée, avec ses variations de ton, ses déceptions, ses jalousies, ses quiproquo, ses revirements et compagnie qui font que le cinéma c’est nettement moins plan-plan que la vraie vie des gens (non, parce que si dans la vraie vie des gens vous finissez sur une lettre du signe HOLLYWOOD ou si vous organisez des happenings dans des gares pour déclarer votre amour, faites-moi signe !). Bref, ça vend du rêve en barre : que ce soit pour le côté « on couche ensemble mais je te dois rien » (côté audience masculine) ou pour le côté « c’est trop mignon, ils finissent ensemble à la fin » (côté audience féminine).

Ce qu’il est intéressant de constater (en dehors du fait que j’ai passé un agréable moment et que ça me dérangerait pas de le revoir) c’est l’évolution des mœurs sur une période de 30 ans. Ou comment Quand Harry rencontre Sally serait complètement différent s’il était écrit dans les années 2010 ! Parce que, obligé, on aurait sûrement un pitch relativement équivalent à celui de Sexe en amis ou Sex Friends (l’art et la manière de paraphraser des titres en France). Ça mériterait une étude socio-économique pour déterminer le pourquoi du comment d’un tel changement dans les relations homme-femme.

On notera qu’il est souvent question de la femme moderne qui s’assume, qui a un emploi du temps surchargé et qui n’a pas envie de s’embarrasser d’un homme à plein temps (encore moins de gosses) tout en considérant sain de faire un peu de sport en chambre pour garder la forme ou se détendre. D’un autre côté, c’est souvent cette même femme – dans les scripts – qui supporte mal ce type de relation sur le long terme et devient jalouse (ou reçoit son épiphanie sentimentale) dès lors que le partenaire de jeu habituel continue de la considérer comme un simple objet sexuel ou s’en va voir ailleurs pour une relation moins charnelle (l’un et l’autre couvrant 100% des cas possibles, qui font que le couple qui n’en était pas finalement en était bien un…). On notera aussi que, si l’on en croit ses films, la moyenne d’âge pour ce genre de frivolités est 25-30.

Ça mériterait sûrement que je m’attarde plus sur la situation, mais bon, vu que le schéma d’écriture reste le même, en voir 1 c’est en voir 3 ; et je pense que le résumé ci-dessus est très dans l’air du temps sans détailler à outrance.

L »avantage de Friends With Benefits, c’est que le sexe est traité de manière comme dans la vraie vie, avec des situations et dialogues qui se veulent réalistes (par exemple, la crampe…) et propice à générer un humour de circonstance loin du graveleux.

Friends With Benefits fait partie de ces romcoms que je juge bonnes (sur la façon dont les thèmes sont abordées) et bien faites (en terme de réalisation et de situations narratives). Un bon moment en perspective pour tous les amateurs.

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commentaires
  1. […] (Le complex du castor), Josh Hutcherson (Zathura), Liam Hemsworth (Triangle), Woody Harrelson (Friends with benefits), Stanley Tucci (Julie & Julia) et Elizabeth Banks (Definitely, Maybe) (Oui, je mets plein […]

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