Sucker Punch est un film écrit, produit et réalisé par Zack Snyder (300), avec Emily Browning (Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire), Abbie Cornish (Limitless), Vanessa Hudgens (High School Musical), Scott Glenn (Apocalypse Now) et Carla Gugino (The Watchmen).

Une pauvre fille vient de perdre sa mère. C’est triste. Ce qui est encore plus triste, c’est que son beau-père n’est pas sur le testament. Du coup, il va se débrouiller pour que sa belle-fille finisse dans une institution mentale avec, comme point de mire, une trépanation en règle. La jeune fille en question va alors s’enfermer dans son univers pour découvrir les clés qui lui permettront de s’échapper…

En gros.

Zack Snyder est surtout connu et reconnu pour ses adaptations de licences de comics. Si vous n’êtes encore familier de mon blog, vous ne savez donc peut-être pas qu’il est aux commandes du prochain reboot de Superman et que j’attends ce dernier comme un dingue. Ce qui fait que je m’intéresse un peu à la technique de Zack Snyder en terme de rendu et de mise en scène. Et jusqu’à présent, j’avais bien apprécié ses 300 et The Watchmen. Au regard de ces deux films et de Sucker Punch, je pense que, visuellement, Superman va envoyer du petit poney en orbite ! Après, aucune idée si ce sera une vraie réussite, hein ! Encore faudra-t-il un bon scénario et une bonne mise en scène.

Mais Sucker Punch est vraiment une claque visuelle. Je crois qu’il n’y a pas un seul plan qui ne soit pas retouché. J’ai trouvé ça très beau, très esthétique et techniquement ultra-maîtrisé. Il n’y a pas à dire, c’était vraiment classe à regarder. Les bastons envoient du bois, ça dézingue de tous les côtés, ça ralentit, accélère, tourne, gyroscope à mort.

Sucker Punch, c’est bien un gros film de gros nerd qui s’est fait bien plaisir. Ou comment mettre des nanas en jupette dans des combats contre des samurais géants, des soldats nazis zombis, des robots futuristes ou des dragons ! Oui, tout ça dans le même film. Un gigantesque « What the duck » en pleine face ! Un melting pot de n’importe quoi !

Et c’est bien là le point noir de ce film. On n’a pas vraiment l’impression de mater un film. Au mieux, vous regardez des courts-métrages mis bout à bout les uns des autres avec pour seule excuse « je veux faire un film méga-jouissif ». Au pire, vous avez juste l’impression de mater de superbes clips pour des chansons cultes…

Et pourtant, l’intrigue suit le bon canon de la quête mythique : la plongée dans un univers inconnu, le vieux maître sage qui donne des conseils, l’élève qui accepte sa destinée, les objets mystiques à récupérer, le retour avec l’elixir… Rien d’exceptionnel, du grand classique. Chose qui ne me dérange jamais quand c’est bien fait. Là, le fait que Babydoll (oui, l’héroïne s’appelle comme ça, les autres ont des surnoms tout aussi improbables : Sweet Pea, Rocket, Blondie…) plonge dans « ses » univers façon Inception quand elle danse pour justifier qu’elle récupère les fameux objets mystiques, c’était un peu facile. Voire même, osons, carrément bidon. De toute façon, le cahier des charges semblait bien clair au départ (cf supra, le paragraphe avec le mot samurai dedans) et il fallait bien trouver une façon de lier tout ça…

Le mieux pour apprécier Sucker Punch, c’est très clairement de déposer son cerveau à l’entrée et de regarder une blonde en costume d’écolière dézinguer du monstre en pagaille. Sinon, vous vous demandez « mais pourquoi ? », ou « comment ça se passe en vrai ? » ou « ah, en fait, c’est une allégorie sur la folie, l’enfermement sur soi pour contrer une réalité trop sombre ». Ce qui est le cas, au deuxième degré de lecture… pour ceux qui iraient jusque là. Si l’intention est louable, on regrettera que cela ait été traité avec autant de facilité et que quelques dialogues de trop à la fin gâche cette interprétation. (Je veux pas dire, mais encore une fois, un épisode de Buffy avait mieux traité ça…)

Comme je disais plus haut, Sucker Punch, c’est aussi un gigantesque clip. De grands classiques sont réinterprétés pour supporter l’image et les différentes scènes de combat : Sweet Dreams, Where is my mind, White Rabbit, Army of me, Search and Destroy C’est à en point douter une des grandes forces du film.

Avec les jolies filles, cela va de soi.

Au final, Sucker Punch est un joli film à tout point de vue, très maîtrisé techniquement, un gros n’importe quoi d’influences qui partent dans tous les sens, de la branlette de geek qui s’assume mais qui frôle l’overdose et l’ennui si vous n’êtes pas dans le trip !

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commentaires
  1. […] touche à un semblant d’histoire on se retrouve avec des trucs sans queue ni tête comme Sucker Punch ! Alors oui, Monsieur Snyder possède un sens esthétique indéniable, mais trop […]

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