Cowboys & Aliens est un film réalisé par Jon Favreau (Iron Man 1 et 2) d’après le comic-book éponyme, avec Daniel Craig (La Boussole d’Or), Olivia Wilde (Time Out), Harrison Ford (Indiana Jones 4, oui, j’ai honte mais je n’ai que ce film pour des rétro-liens) et Sam Rockwell (Moon).

Un type se réveille perdu dans le désert. Il est amnésique, il a un bracelet étrange au bras et visiblement c’est pas le genre de gars à quil il faut chercher des embrouilles. C’est ballot, parce que c’est justement le type qui s’attire les embrouilles en qualité de criminel notoire. C’est la raison pour laquelle l’amnésique est pourchassé par un vieux colonel bourru. De toute façon, amnésique ou pas, recherché ou pas, il va devenir le fer de lance d’une rébellion humaine contre des extraterrestres venus chercher de l’or sur terre… En soi, ça dérangerait pas grand monde, c’est juste qu’ils dissèquent aussi des humains, et ça, c’est moche !

Cowboys & Aliens, c’est un pitch improbable en soi. Un pitch comme je les aime ! Du western et des aliens, c’est cool ! Ça me rappelait Santiago dans le principe… même si ça n’a rien à voir. Là, on parle bien des vrais cowboys d’Amérique, pas de pistoleros futuristes, d’où le mélange des genres a priori sympa sur le papier.

Sauf que c’est un échec. N’y allons pas part quatre chemins : c’est un échec. Et les scores au box-office sont là pour appuyer mon propos. On n’est pas dans de la bouse absolue, mais la sauce ne prend carrément pas. La faute à qui ?

Déjà à Jon Favreau. J’avais trouvé sa mise en scène sur Iron Man 2 particulièrement peu inspirée, celle de son nouveau film est du même genre. On aura le droit à un tas de plans où on montre les personnages en position mystico-badass façon jaquette. A part ça, pas de moment d’éclat, pas de surprise, pas de réelle mise en valeur… de là à dire que la caméra à été posée dans un coin et qu’on fait passer les acteurs devant…

Ensuite, aux acteurs. Daniel Craig nous sort un faciès monolithique en béton armé. Harrison Ford, du fait de sa notoriété, a demandé un rôle plus grand (à part égale avec le héros, en fait), s’accapare de fait presque la vedette avec un personnage plus développé que la moyenne et casse donc complètement la dynamique du protagoniste. Il sort la carte du vieux grincheux (à peu près la même que dans Morning Glory) mais au moins, il la joue bien. Sam Rockwell n’est pas aidé par un rôle minimaliste mais sa présence est cool. Reste Olivia Wilde… Comment décrire au mieux son rôle… Potiche de service ? Et ne me sortez pas l’excuse de l’importance de son personnage pour le scénario, elle n’est clairement pas à la hauteur et se limite à une gageure esthétique tout au plus.

Car finalement, le point noir du film, c’est surtout son scénario sans âme. Je n’ai pas lu la bande dessinée, je ne peux donc pas comparer ou cracher sur le matériau original. Le personnage de Daniel Craig est fade au possible, pas vraiment badass et, il faut bien le dire, constipé. Son histoire n’intéresse personne. Les motivations des aliens sont aussi ridicules (des chercheurs d’or…) qu’ils sont moches. Les rebondissements sont limite sortis du chapeau (chapeau, cowboy… oui, je fais de l’humour pourrave si je veux). L’attaque finale d’un banal sans nom, sa résolution anti-climatique (ah oui, en fait, le héros sert à rien…). On était en droit d’attendre une espèce de truc complètement barré avec un mélange des codes et des genres entre la SF et le western, il n’en est absolument rien !

En fait, le vrai problème de ce film, c’est qu’il se prend carrément au sérieux quand l’idée de base lorgne du côté de la série B et son écriture du côté de la série Z. J’exagère à peine. On a beau avoir Damon Lindelof (Lost) à l’écriture le pèpère était loin d’être tout seul ! Et quand le scénario finit par être remanié successivement à 6 personnes différentes, il ne faut s’attendre à des miracles… On attendait un peu d’humour dans le tas. Bordel, c’est tout de même un film avec des cowboys qui vont se battre contre des aliens avec des pistolets lasers… ah non, même pas, même les aliens sont des glandus !

Ralala, ça m’énerve. Ecrire cette chronique est à l’image du film : une perte de temps. C’était nul. Voilà. C’est dit. Cowboys & Aliens est nul ! Personnages bidons et inintéressants, aliens bidons et nazes, scénario bidon et prévisible. Ce film est simplement une espèce de petit plaisir narcissique que s’est fait Favreau au détriment de tout le reste, à commencer par le plaisir du spectateur. Vous savez quoi ? Passez votre chemin. Si vous voulez un film avec des aliens et pitch improbable, allez plutôt chercher la galette de Attack The Block !

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