Rise of the Planet of the Apes est réalisé par Rupert Wyatt avec James Franco (The Box), Freida Pinto (Slumdog Millionaire), John Lightgow (How I Mey Tour Mother), Tom Felton (Harry Potter) et Andy Serkis (Le Seigneur des Anneaux)

Will est un scientifique qui essaie de trouver un remède contre la maladie d’Alzheimer. Du coup, il a plein de petits singes sur lesquels faire ses expériences. Une d’icelles tourne mal et c’est éradication en masse des sujets de laboratoire. Tous sauf un bébé chimpanzé, recueilli par Will, et qui fait montre d’une intelligence supérieure. Les années passent, le petit singe va faire des siennes, se retrouver enfermé avec des copains, décider qu’il était temps que les humains arrêtent de leur filer des bananes et mener un front révolutionnaire anti-humain.

En gros.

Ah, au fait, c’est une préquelle au film de la Planète des Singes.

Je me souviens bien de la première fois où j’ai vu la Planète des Singes, l’original. C’était à l’époque des VHS et des enregistrements des films qui passaient à la télé. J’étais donc assez jeune et j’avais le gros avantage de ne pas être pollué par l’Internet : l’adaptation du roman de Pierre Boulle fut donc une surprise de bout en bout, y compris la fin. Je me souviens bien aussi de la première aussi où j’ai vu le remake de Tim Burton de ce même film ; j’étais quelque part entre crise de rire et dépit profond.

Et c’est bien à cause de cette bouse que j’ai très longuement hésité avant de m’attaquer aux origines cinématographiques de la planète des singes ! J’ai été bien idiot d’attendre aussi longtemps. Vous qui avez l’habitude que je chronique des films pourris, réjouissez-vous, Rise of the Planet of the Apes est un excellent film à tout point de vue !

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le protagoniste principal n’est pas le personnage de James Franco, mais bien celui de César le chimpanzé révolutionnaire. Et force est de constater que la qualité de l’écriture et de la réalisation pour donner un sentiment d’empathie pour un singe (aussi intelligent et élevé par des humains qu’il ait pu être) est de très haute volée ! Les scènes sont incroyablement fortes, César ne parle pas (je suppose que vous êtes un peu spolié si vous connaissez le langage des signes…) et pourtant tout est dit par son comportement et ses expressions. Depuis l’innocence de l’enfance jusqu’à devenir un leader juste, tout le parcours initiatique et personnel de César est très bien retranscrit à l’écran. Peur, colère, pitié, compassion, détermination… Il suffit de juste regarder la bande annonce pour vous faire une toute petite idée de la puissance des émotions dans le regard de César…

Bien évidemment, la performance capture d’Andy Serkis (Monsieur Singe à Hollywood, booké pour n’importe quel film avec des besoins en primates virtuels) couplée à des effets spéciaux très réussi ne manque d’enfoncer le clou émotionnel et l’attachement qu’on éprouve pour César et ses amis. Sans même parler du fait que les scènes de bataille (la finale sur le pont de San Francisco) sont carrément impressionnantes !

Derrière le front révolutionnaire des primates se cache également une très bonne interrogation sur l’éthique de la science et des bornes qu’elle s’impose, dépasse ou respecte. On parle tout de même d’expérimentations sur des animaux braconnés dans la forêt, d’expérimentations sur des humains par pur attachement affectif, de profits financiers sur des produits à peine testés. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » comme disait l’autre. (Placer une citation de Rabelais récupérée des cendres de mes cours de philo : check !) De quoi réjouir les amateurs de deuxième degré de lecture qui place le singe dans un niveau d’humanité bien supérieur à celui de l’Homo Sapiens.

Si le sujet du soulèvement des singes est extrêmement bien traité, on lui reprochera tout de même un flagrant manque de nouveauté : le prisonnier qui se lève pour libérer son peuple, on a tendance à avoir vu ça un certain nombre de fois au cinéma ou dans d’autres médias (je pense à Gladiator, Spartacus et autres gladiateurs huilés en jupette, je pense aussi à Planet Hulk… qui avait de gros relents de gladiateurs aussi…). Mais bon, tant que c’est bien fait, aucune raison de se plaindre réellement.

La vraie raison de se plaindre se situent dans la repompe grasse de l’Armée des 12 singes (en plus, il y a « singes » dans les deux titres, aucune chance que cela passe inaperçu !). On regrettera la présence complètement accessoire de Freida Pinto (et pourtant, j’adore Freida Pinto, je voudrais plus de films avec Freida Pinto !) très certainement commandée pour attirer un peu plus de mâles dans les salles obscures : rôle bidon, temps à l’écran ridicule, utilité zéro… un beau gâchis. Sinon James Franco n’est pas réellement au top de l’acting avec son faciès crispé qui manquerait presque de faire passer ce film pour une pub vantant les méfaits de la constipation passagère.

Faisant fi de ces quelques désagréments, La Planète des Singes: Les Origines (on notera au passage le manque d’imagination des distributeurs français qui ont dans X-Men: Les Origines – Wolverine, une occasion de surfer sur des associations d’idées pas spécialement heureuses… Wolverine quoi…) est un très bon film, à regarder au premier et deuxième degré de lecture. Il ne lui manquait pas grand-chose pour se prendre un tag « Coup de Cœur »…

Un regard neuf (presque… disons « recyclé », le regard) sur la grande question qu’on s’est tous posée à la fin de la Planète des Singes : mais comment ? Et une suite est déjà annoncée pour répondre à l’autre « Comment » d’après…

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