Captain America: The First Avenger

Publié: 22/02/2012 dans Cinema
Tags:, , , , , , , , , , ,

Captain America: The First Avenger est un film réalisé par Joe Johnston (The Rocketeer), avec Chris Evans (Les Quatre Fantastiques et le Surfeur d’Argent), Hugo Weaving (Matrix), Hayley Atwell (The Duchess) et Tommy Lee Jones (Le Fugitif). Par les scénaristes des films Narnia

La seconde guerre mondiale fait rage en Europe. Le jeune Steeve Rogers veut en être. La première ligne, celle qui sert le mieux son pays. Mais voilà, Steeve Rogers est un petit maigrichon asthmatique qui se fait refouler à tous les examens. Jusqu’à ce que quelqu’un croit en lui et ses valeurs et lui propose de faire partie de l’expérience Super-Soldat qui va le transformer en véritable machine de guerre boostée à la testostérone et à la vitamine C. Vite rebaptisé Captain America par une solide campagne de propagande, Steevy va vite démontrer que ses muscles et son bouclier sont plus utiles sur le terrain qu’à faire le pantin avec des demoiselles en jupette. Non, parce que c’est pas tout ça, mais il y a un méchant pire que les Nazis qui menacent de détruire le monde et ce serait bien de s’en occuper !

Créé comme un véritable outil de propagande contre la menace nazie en 1941, j’ai dû mal à croire que le Captain America existe encore de nos jours. On peut remercier les Avengers de lui avoir offert un poste de titulaire dans les comics ! Pour reformuler ma pensée, Captain America fait partie de ces super-héros pour qui je n’accorde absolument aucun intérêt ! Déjà, c’est chez Marvel, la maison d’en face. Mais comme ils sont les seuls à faire régulièrement du film avec des types en costumes moulants, je me mets sous la dent ce que je trouve.

Captain America est le dernier film après Iron Man, Thor et Hulk à mettre en place le gros blockbuster de cette année : The Avengers, qui va réunir tout ce beau monde sous la direction de Nick Fury (plus la Veuve Noire parce que Scarlett Johansson a bien montré que ses fesses arrivaient à créer le buzz et plus un archer dont j’ai oublié le nom, c’est dire si j’y accorde de l’importance aux héros Marvel !). La mythologie est en place, il n’y a plus qu’à !

Je ne vais pas spécialement me faire des amis (ou en perdre, hein Rafpark) mais Captain America n’est pas le meilleur film Marvel pré-Avengers. Je préfère Thor. Voilà, c’est dit !

Je ne dis pas que c’est un mauvais film, hein ! Je dis juste que si je devais classer les films Marvel, il y aurait Thor et Iron Man avant, ne serait-ce que pour le plaisir éprouvé au visionnage et parce que j’avais moins l’impression de mater un film à Mac Guffin.

Il faut bien reconnaître que les scénaristes se sont bien débrouillés pour faire plaisir aux fanboys en proposant le costume original un peu naze, le premier bouclier, le bouclier made in Stark, les liens avec les autres films (l’expo Stark, le sang de Cap’, etc.). Il faut reconnaître que les effets spéciaux sont tout de même bien foutus avec le remplacement de tête de Chris Evans sur un corps tout fluet. Il faut reconnaître que les acteurs sont plutôt justes dans ce qu’ils font (et pourtant Evans doit nous faire oublier sa prestation de La Torche dans un autre film Marvel). Il faut bien reconnaître aussi que la chef-costumière a fait du super boulot !

Mais, pour moi, la sauce n’a pas spécialement pris.

Car j’avais du mal à accrocher à certains éléments de scénario catapultés sans crier gare ou expédiés en deux temps trois mouvements (ou tout simplement bidons).

  • Le vilain voit Captain America pour la première fois et sa première pensée c’est : « ah oui, c’est sûrement le produit du super-soldat que Schmit a mis au point comme il l’avait fait avant avec mwahahaha ! Je vais bien prendre le temps qu’il détruise toute ma base secrète pour aller lui foutre un gnon et lui dire que c’est mwahahaha le plus fort avant de me casser comme un lâche ! »
  • Captain America a le droit à sa petite escouade de barbouzes et jamais on ne prend le temps de faire connaissance avec eux (hormis autour d’un verre, c’est bien léger pour s’y attacher).
  • La mort de Bucky est anti-climatique au possible. Et elle va imposer un revirement de psyché chez le Cap’ pour le moins improbable : tout au long du film, Rogers s’est toujours posé en défenseur de la vie et des pertes minimales à coup d’opérations commandos ; son pote meurt et hop, il te balance des « bon, ça suffit les conneries, on va attaquer la base secrète du méchant, en masse, avec tous nos hommes qui vont mourir par trouzaines, parce que là, j’ai bien les boules et ce film ne se finira jamais sinon ! Et puis là, on n’atteint pas vraiment notre quota d’explosions pour le moment ! ».
  • Et si l’hydra est capable d’avoir des armes de folie, quelqu’un peut m’expliquer pourquoi le Crâne Rouge passe son temps à se toucher la nouille en se plaignant que 6 gars et un type en costume sont plus forts que son armée sur-équipée ? Pourquoi attendre le dernier acte pour se bouger le fion ?
  • Toujours à propos de ce même idiot de crâne rouge : T’as pas remarqué que les américains ont littéralement rasé toutes tes bases supposées secrètes ? Tu crois pas qu’il serait judicieux de déménager ton quartier général pour éviter de te faire encore défoncer ? (Parce que, statistiquement, ça va arriver au rythme où on va !)
  • Et compte tenu de la mentalité du vilain de service, pourquoi il prend la peine de faire des prisonniers de guerre quand il n’hésite pas à buter ses copains nazis en visite ? C’est un peu donner le bâton pour se faire battre et faciliter le travail des scénaristes non ?
  • « Ah tiens, on est en 2012 ; la dernière fois, j’étais en 1942… OK » (résumé du choc psychologique ressenti par Rogers à la fin du film)

(Vous commencez à sentir pourquoi j’ai eu du mal à rentrer dans le film ?)

Je ne vais pas passer sur la fin que j’ai pas spécialement comprise : l’avion est en pilotage automatique (visiblement) direction New-York pour la détruire (parce que le grand vilain est comme ça), Cap’ et sa meuf vont avoir le droit à de poignantes séparations à base de « Ne pleure pas chérie, je vais me sacrifier pour le bien de l’humanité ». Si l’avion est réellement en pilotage automatique, comment est-ce qu’il arrive à le faire piquer du nez pour le faire s’écraser dans le pole nord ? Il aurait pas pu lui faire faire demi-tour et le faire s’écraser sur une ville nazie quitte à se sacrifier ? Il aurait pas pu appeler ses potes de l’armée de l’air et dire « bon bah voilà, je suis dans un avion, ce serait bien d’envoyer quelques chasseurs pour l’abattre avant sa destination finale… vous inquiétez pas pour moi, je prendrais un parachute ».

C’est un peu rapide comme excuse pour justifier la disparition de Rogers.

Pour reprendre un terme que je viens d’utiliser, beaucoup d’éléments de ce film sont – de mon point de vue – trop anti-climatiques pour réellement être épiques ! Et non, une succession de scènes de guerre montées façon clip ne rend pas le personnage épique. A aucun moment on ne se rend compte de la seconde guerre mondiale et du potentiel que pourrait avoir Captain America. Je ne demandais pas un remake du Soldat Ryan, mais le premier des Vengeurs ne réussit pas à dépasser sa dimension de pop-corn movie ni à m’inspirer quoi que ce soit (déjà que c’était pas gagné de base, mais en mettant les scénaristes de Narnia dessus…).

Ca me paraît bien comme conclusion ça : un film de super-héros pop-corn sans plus, sans réels enjeux dramatiques comme en avait Thor, ni enjeux psychologiques comme en avait Iron Man (et Thor)…

Publicités
commentaires
  1. Kyalie dit :

    Je suis tout à fait d’accord. La 1ère partie du film était bien, mais dès le moment où il s’en va au front, il n’a plus aucun intérêt.
    N’empêche que je salue la prouesse de Chris Evans : alors qu’il était super gouaille dans les 4 fantastiques, là il devient juste un white knight fade et trop lisse (ce qu’est justement Captain America). Donc oui Chris Evans joue bien son rôle, et même avec son torse luisant il arrive à rester complètement pas sexy X)
    Et puis Thor a un gros avantage : un antagoniste excellent, et je dois dire qu’à l’image d’un Death Note, mon coeur a souvent balancé entre les deux. Dans Captain America, aucun des deux opposants n’a le moindre intérêt. C’est bien dommage.

    • Oliver Castle dit :

      Je ne sais pas, je ne juge pas les torses luisants des acteurs masculins…
      o___O Y’avait 2 antagonistes dans Captain America ??? Où ça ? J’ai juste vu le guignol au crâne rouge, lui-même entouré d’autres guignols encore plus débiles…
      Et on est d’accord sur Thor !

  2. Kyalie dit :

    > Par deux « opposants » je voulais dire « personnes qui s’opposent entre elles » ^^

    > Nan mais moi non plus je ne juge pas les acteurs à leur torse luisant ! X)
    Quand t’as un mec torse poil dans un film c’est toujours pour les nanas (suffit de voir que Twilight en use et en abuse…); et pourtant, alors qu’ils insistent assez longuement sur la chose (avec miss Peggy qui ne peut d’ailleurs s’empêcher de tâter), cette scène ne rend pas le moins du monde Captain America sexy, parce que niveau charme, attitude il est fade, avec ou sans muscles ; alors que dans les 4 fantastiques, Johnny Storm l’est immédiatement parce qu’il est gouaille, qu’il a l’attitude qui va avec (bon y a bien un plan torse poil dans le 2e film, mais c’était plus un bonus qu’autre chose, parce que le personnage avait déjà son charme :P).

    En fait, j’avais placé Chris Evans dans mes acteurs à suivre grâce à Sunshine, parce que j’avais vraiment aimé son personnage. On peut pas dire que depuis j’aie noté de grands rôles de sa part hélas.

    • Oliver Castle dit :

      A mon avis, la scène torse-poil, c’était juste pour montrer la différence effective avant-après, sans trop forcément penser au public féminin (sinon, il serait resté comme ça dans la scène de poursuite car on n’aurait plus été à ça près).
      Les FF, c’est typiquement le film qui a été effacé de ma mémoire de bout en bout, je ne pourrais ni confirmer ni infirmer tes propos.
      Quant à Chris Evans, j’hésite à chroniquer Sex List que j’ai vu ya pas très longtemps…

  3. […] Julie & Julia est un film écrit, réalisé et produit par Nora Ephron (Nuits blanches à Seattle) d’après une paire de livres auto-biographiques (Julie & Julia : My Year of Cooking Dangerously de Julie Powell et My life in France de Julia Child) avec Meryl Streep (Le diable s’habille en Prada), Amy Adams (The Muppets) et Stanley Tucci (Captain America). […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s