Almost Famous est un film écrit et réalisé par Cameron Crowe (Vanilla Sky), avec Patrick Fugit (L’assistant du Vampire), Kate Hudson (My Best friend’s girl), Billy Crudup (The Watchmen), Jason Lee (My name is Earl), Zooey Deschannel ((500) Days of Summer)

William est un ado de 15 ans mordu de rock ‘n’ roll. Son rêve est d’être journaliste pour un grand journal spécialisé et d’écrire sur sa passion. Et son rêve se réalise ! Le magazine Rolling Stone (ignorant son âge) l’envoie suivre la tournée du groupe Stillwater afin qu’il écrive son article. William va alors découvrir l’envers du décor, la vie du groupe, la vie en tournée, la vie tout cours…

J’ai déjà maintes fois évoqué mon amour pour les seventies, et en particulier pour la musique qu’elles nous ont légué. Si on me demandait de lister mes groupes ou artistes favoris, sans faire de statistiques foireuses, 82% des noms qui sortiraient seraient de cette folle décennie, ou presque. Alors à chaque fois que je peux me plonger dans un film qui parle de musique ET des années 70, je le fais avec délectation. (Et donc là, ça me semble le bon moment pour rappeler que, par exemple, j’ai chroniqué The Runaways…)

Almost Famous est assurément l’un de mes films préférés sur l’époque, car il possède cette naïveté touchante qui rend un film attachant et sincère.

Il faut savoir que le film, écrit par le réalisateur, s’inspire de sa propre vie quand il suivait lui-même en tournée des groupes comme Led Zeppelin, The Eagles ou encore Lynyrd Skynyrd. En conséquence, la vie du faux groupe Stillwater (à ne pas confondre avec le vrai groupe qui s’appelle pareil) n’est rien de moins qu’un patchwork de souvenirs plus ou moins édulcorés de ce qu’à pu connaître Cameron Crowe dans sa propre jeunesse. Et là où la plupart des scénaristes auraient choisi de faire de leur histoire une espèce d’œuvre égotique, Crowe choisit de mettre en avant le groupe (en d’autres termes, ses idoles susnommées) et sa déclaration d’amour pour cette époque qu’il a connue.

Le protagoniste devient donc le simple observateur d’une vie fascinante faite de peu de hauts et beaucoup de bas, de groupies délurées, de drogues, de fêtes sans fin et de liberté. Comme je le disais chaque scène est traité avec naïveté – celle naturelle d’un ado de 15 ans qui découvre la vie – et avec sincérité. Il en résulte un film d’une très grande sensibilité, merveilleusement bien écrit et une plongée délicate, presque douce-amère dans le rock ‘n’ roll de cette époque… (En d’autres termes, rien à voir avec Velvet Goldmine, nettement plus sombre.)

Pour info, histoire qu’on ne taxe pas ma subjectivité de prendre le pas, le scénario de Almost Famous a reçu un Oscar en 2001. Après, ce que j’en dis, vous en faites ce que vous voulez !

Ce film est magique. Je n’ai pas réellement d’autres mots. Pour s’en convaincre, il suffit de se glisser dans les chaussures de William et se laisser porter dans le road trip à travers les Etats Unis, d’avoir les mêmes étoiles dans les yeux, de vivre les mêmes excitations, de tomber amoureux de Penny Lane…

Ah Penny Lane…

Probablement le seul rôle intéressant qu’ait joué de Kate Hudson (d’ailleurs nommée aux Oscars cette même année). La groupie qui n’est pas une groupie. Très honnêtement, il serait plus juste de consacré un article entier à Penny Lane et à ce qu’elle représente. Pas en qualité de groupie (« Les groupies ne cherchent qu’à être auprès des rockstars pour à côté d’une personne célèbre »), mais pour ce qu’elle représente pour le groupe : c’est à la fois sa muse et son essence. (SPOILER: Les amateurs pourront mettre en parallèle les morts imminentes du groupe dans l’avion et la tentative de suicide de Penny Lane – comme quoi l’un et l’autre sont intimement liés). Penny Lane, c’est finalement ce qui va caractériser le groupe et son identité, la personne qui tire d’inconscientes ficelles que ce soit dans l’écriture ou le marketing. Penny Lane, c’est l’esprit libre et indépendant qui vit la vie comme une fête en touchant le cœur de ceux qui l’approchent : William – bien évidemment-, Russell le leader de Stillwater, les autres filles, etc.

C’est certes trop court pour bien décrire le personnage, mais quand on y réfléchit bien le titre Almost Famous (presque célèbre) n’est pas forcément pour le groupe et sa tournée, encore moins pour le protagoniste qui vit son passage à l’âge adulte, mais pour cette Penny Lane connue de tous mais non reconnue.

Je vais rapidement passer sur le reste du casting (sans toutefois omettre Patrick Fugit dont la candeur à l’écran reflète bien son personnage d’adolescent) pour aller vers l’autre point fort du film : sa musique ! Qui dit film sur les années 70, dit musique des années 70 ! Et pour le coup, il n’y a pas de subjectivité qui tienne, la bande son déchire ! Led Zep, Lynyrd Skynyrd, The Who, David Bowie, Yes, Black Sabbath, Deep Purple, Rod Stewart, The Stooges, Jimmy Hendrix, Stillwater et j’en passe des tonnes. Almost Famous est autant un plaisir pour les yeux que pour les oreilles.

Je ne pense pas vraiment avoir besoin de m’étaler encore plus… Almost Famous est un superbe film, un vrai coup de cœur, un indispensable. Point.

commentaires
  1. A voir absolument en version longue/director’s cut sous le titre « Untitled », un de mes films cultes, sans conteste! 😉

    • Oliver Castle dit :

      Grave ! J’ai vu qu’après qu’il y avait une version director’s cut avec 40 minutes en plus. Il faut que je me la dégote ! Une excuse de plus pour remater le film 🙂

  2. Caroldoc dit :

    Quand tu l’auras, tu pourrais me la passer.
    Ormi ça, je cautionne tout ce qui a été dit. Un de mes films culte. Je regrette juste que tu ne détailles pas plus la justesse des dialogues qui arrivent à exprimer énormément avec sans grandes tirades ni grandiloquences fausses. Juste avec des mots que chacun pourrait choisir et parfois c’est dans le choix des mots que transparait tout l’état d’esprit des personnages.

    • Oliver Castle dit :

      Ca revient à dire que c’est bien écrit :p. Quand on a compris que chaque dialogue doit être là pour accomplir quelque chose (essentiellement faire avancer la scène ou révéler un bout de caractérisation) et quand on sait le faire avec justesse, on sait écrire des dialogues qui permettre de récupérer des oscars ^^

  3. […] n’ai pas spécialement apprécié), parfois, c’est carrément génial (The Runaways ou Almost Famous). Pour le coup, Control est très clairement dans la deuxième catégorie […]

  4. […] le même genre : (500) Days of Summer, Almost Famous et bien sûr ToraDora ! Pas du tout dans le même genre, parce que c’est bien naze : Win a […]

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