Crimson est un comic-book dessiné par Humberto Ramos et écrit par Bryan Augustyn, publié par Image et ses nombreux sous-labels, quelque part à la fin des années ’90.

Alex est un jeune comme les autres : il a une petite amie avec laquelle c’est tendu en ce moment, des amis pour faire la fête et des parents relous comme tous les parents d’adolescents. Mais un jour, Alex se fait attaqué par une bande de vampires, se fait mordre et ne s’en tire que grâce à l’intervention miraculeuse d’un certain Ekimus. Moralité : Alex n’a plus d’amis, même petite, il a troqué ses parents contre un vieux représentant d’une race pré-humaine (autant dire qu’il ne sait pas ce qu’est une télé) et par-dessus le marché, c’est un vampire. Mais pas n’importe lequel, l’Elu ! Celui qui apportera l’apocalypse des vampires ! Et ouais !

Au début des années 2000, j’avais récupéré à un euro pièce un tas de comics. Dans le lot, il y avait du très bon comme le Elektra de Frank Miller et il y avait une pile que j’ai stockée dans la fameuse étagère « à lire », celle qui ne se vide qu’en commençant par les achats les plus récents, non ceux effectués il y a 10 ans.

Loin d’avoir lu tout ce que j’ai à lire avant Crimson, j’ai tout de même pris le temps de m’y attarder, parce que ça ou autre chose, il faut bien commencer à piocher dans des vieilleries.

Autant être honnête tout de suite, je n’ai pas lu l’intégralité des 24 épisodes qui constituent cette série vampiro-biblique. J’ai dû en lire 6 ou 7 avant de jeter l’éponge invoquant le sacro-saint argument Murtaugh : « Je suis trop vieux pour ces conneries ». Et pourtant, les histoires de teenagers et de vampires, je prends le temps de m’y attarder ! Mais là, c’était au-dessus de ma volonté.

Déjà, soit la version anglaise était particulièrement mal écrite, soit la version française (celle que j’avais) était particulièrement mal traduite, soit les deux. Dans l’un comme dans l’autre, comme dans le dernier, c’était donc particulièrement pénible à lire. Je ne sais pas si j’aurais la même réaction en me replongeant dans mes Witchblade français, mais je crois que je comprends l’argument des parents affolés de l’époque qui taxaient les comics de sous-litterature. De ce point de vue, ma version parue en kiosques à l’époque fait bien tâche à côté de The Watchmen (ou de Danger Girls, pour comparer ce qui est comparable).

Au niveau des dessins, ça reste du Ramos des premières heures, avec un style encore en émergence et des planches toutes plus inégales les unes que les autres. Bref, il faut aimer. Personnellement, je préfère son travail quelques années plus tard… abouti en somme.

Reste l’histoire en soi. Le premier épisode est consacré l’explication déico-biblique de l’appartition des vampires sur Terre. Sans parler du fait que c’est mal fait, c’est bien un truc d’américains de baser la naissance des vampires uniquement sur le christianisme en oubliant toutes les autres religions soit parce que c’est plus simple, soit parce qu’elles n’existent par vraiment en Amérique. Admettons. S’en suit la morsure d’Alex, sa crise d’adolescence, sa crise de déni, l’apparition d’un ordre d’encagoulés qui pourchassent des vampires, l’apparition de ce qui semble être un vilain… et je me suis arrêté là. On n’avait déjà dépassé ma limite d’acceptation de la médiocrité. Et c’était trop ennuyeux pour me dire tenir plus longtemps en haleine.

En définitive, j’ai trouvé ça mal écrit, mal dessiné, mal narré… Pas de chance pour Crimson, qui va directement dans l’étagère des « si si, j’ai tout lu » sans passer par la case « mais si, puisque je vous dis que j’ai vraiment tout lu ». La question que je me pose, c’est de savoir si j’ai vraiment le syndrome Murtaugh ou si c’était aussi mauvais que je le pense ? Y a-t-il des gens dans la salle qui auraient tout lu et pourraient confirmer ou infirmer ma décision de ranger Crimson dans les comics de piètre qualité sans intérêt ?

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commentaires
  1. Kyalie dit :

    Whaou. Tu sais que grâce à toi je viens de me rendre compte que je confondais Madureira et Humberto Ramos ? (à cause du design et des proportions de l’héroïne de Battlechasers probablement).
    Je déteste Humberto Ramos, j’avais lu un DV8 et je trouvais ça affreux.
    Merci 🙂

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