Twin Peaks est une série créée par David Lynch (Sailor & Lula) et Mark Frost (Les 4 Fanstastiques et le Surfer d’Argent… non, ne fuyez pas la suite de l’article), avec Kyle MacLachlan (Dune) et plein d’autres acteurs que ça me prendrait trop de temps de tous citer. De toute façon, j’aurais commencé par les actrices et je vais forcément reparler d’elles dans la suite de l’article !

La petite bourgade de Twin Peaks dans l’état de Washington est bouleversée par la découverte macabre du corps de la jeune Laura Palmer. L’agent Dale Cooper arrive pour enquêter et derrière la jeune fille bien élevée, c’est tout un monde de secrets, de mystères et de débauche qui va se dévoiler. Bienvenue à Twin Peaks, ou personne n’est réellement la personne qu’il semble être !

Je n’avais pas regardé cette série depuis au moins 15 ans ! Elle prenait la poussière dans un coffret DVD de mes étagères depuis un an quand, hop, je décidai que cela avait trop duré !

Pour être tout à fait honnête, je me suis replongé dans la série pour mieux préparer une annonce d’emploi pour un poste de scénariste, Twin Peaks faisant partie des grosses influences du studio en question (ce qui explique le manque d’articles ces deux dernières semaines, occupé que j’étais à faire une belle lettre de motivation qui en jette). C’est donc avec l’œil neuf et le regard du scénariste que j’ai redécouvert cette série culte à tout point de vue.

Déjà, elle mélange plusieurs genres :

  1. Le soap-opera avec des personnages par douzaines, tous enchevêtrés les uns avec les autres par diverses histoires plus ou moins sordides ;
  2. Le policier, ce qui semble logique vu que Laura Palmer a été assassinée ;
  3. Le fantastique, car si les méthodes de l’Agent Cooper sont pour le moins fantasques, il n’en reste pas moins vrai qu’elle lui sont inspirées par ses rêves et que ceux-ci ont beaucoup de choses à lui révéler.

La première saison ne fait que 7 épisodes, le fantastique n’a pas encore bien le temps de s’installer, il faudra attendre la chronique de la saison 2 pour en savoir plus. Restent que les deux premiers points sont parfaitement traités et que, au delà d’une intrigue policière bien plus complexe qu’il n’y parait, Twin Peaks est avant tout un bijou en matière de caratérisation de personnages.

Je parle souvent de caractérisation sur mon blog pour juger ou non de la crédibilité d’un personnage. Il faut bien noter que cela n’a rien à voir avec le caractère du personnage. En fait, le caractère n’est qu’une facette de la caractérisation. Et celle-ci englobe autant le passé, que la psychologie, que la manière de parler ou de s’habiller du personnage (et j’en passe, allez consulter l’excellent blog de Natalie Lenoir si vous voulez en savoir plus !). Elle est la première chose à penser lorsque que l’on écrit, bien avant les dialogues, les scènes ou quoi que ce soit. C’est d’autant plus important dans un série car le spectateur va être amené à découvrir sur le long terme des personnages. Une caractérisation foutue ou approximative et vous vous retrouvez à mater Les Mystères de l’Amour !

Fort heureusement, dans Twin Peaks, la vaste galerie de personnages offre au téléspectateur de la diversité et de la crédibilité, même pour les plus improbables comme la petite vieille qui parle à une bûche. Entre Dale Cooper à l’ouest mais professionnel, les policiers dépassés par les situations, les guerres amoureuses entre adolescentes (et plus vieux), la réceptionniste qui sur-explique tout, des entrepreneurs pas clairs, des manœuvres financières diverses et variées, un psychiatre sur la lune, un manchot… difficile de croire que tout ce petit monde arrive à se caser au milieu d’une enquête policière. Et pourtant !

Les épisodes sont denses et fluides, aucune scène ni information n’est laissé au hasard. Qui plus est – et c’est certainement ce que je préfère dans la série – l’écriture bénéficie d’un soin tout particulier au traitement de l’humour ! De l’humour surréaliste comme sait le manier David Lynch. Très honnêtement, je ne me rappelais pas que c’était aussi drôle du haut de mes 15 ans. Et pourtant, pas un épisode ne se passe sans un sourire.

Pour endosser les rôles, un casting de qualité toujours juste dans son interprétation, dramatique ou humoristique. Je me dois également de noter (tel que je l’avais mentionné au début de l’article) que le casting féminin réunit la plupart des sex-symbols de l’époque (bon, c’est peut-être que mes sex-symbols à moi, mais la densité de jolies filles est impressionnant) ; jugez plutôt : Lara Flynn Boyle (mais siiii, la méchante de MIB2 !), Sherilyn Fenn (mais siiii, la fille à la prothèse dans Friends !), Sheryl Lee (mais siiii, elle joue dans Vampires de John Carpenter !), Mädchen Amick (mais siiiii, euh… elle joue dans… euh… bah tiens, la saison deux de Californication !)… Vous voyez pas ? Bon, séance photo pour m’assurer une bonne fréquentation via google images !

La réalisation fait des merveilles avec l’univers décalé de cette petite bourgade et chaque scène est supportée par une petite musique d’ambiance jazzy complètement indispensable. Les amateurs retrouveront la patte de David Lynch derrière la caméra et le choix des ambiances et décors, les plus communs comme les plus fous…

Twin Peaks dispose d’une richesse rarement égalée dans une série et se savoure toujours avec délectation, même 20 ans après sa création. Commencer le premier épisode, c’est mettre le doigt dans l’engrenage de deux saisons complètes. Ne pas commencer le premier épisode, ça relève de la faute de goût. La chronique de la saison 2 arrivera dès que j’aurai fini (où j’ai prévu de parler des mises en abyme et de l’impact des fictions populaires sur la série, grâce au fantastique) !

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commentaires
  1. […] c’est que visiblement vous êtes passé soit à côté des années 90, soit à côté de mon article sur la première saison. Cela étant dit, je me dois de faire un avant-propos de mise en […]

  2. […] revanche, je n’ai jamais parlé de mon amour pour les trois autres. Enfin, si pour Twin Peaks ici et là. Restent donc le Caméléon (dont je ne ferai jamais d’article) et le présent Quantum […]

  3. […] certains aspects, The Killing rappelle un peu Twin Peaks. Evidemment, le côté « on recherche qui a tué une jeune lycéenne qui a plus de vies […]

  4. […] en fleur, l’ambiance lorgne indéniablement vers Twin Peaks ! Et vous savez à quel point j’adore Twin Peaks […]

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