Sons Of Anarchy – Saisons 2 & 3

Publié: 10/01/2012 dans Télévision
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Sons of Anarchy est une toujours série créée par Kurt Sutter, toujours avec Charlie Hunnam, Katey Sagal et Ron Perlman.

La chronique de la saison 1 est ici. Il est conseillé de la (re-)lire avant d’attaquer celle-ci, que j’essaie de promettre sans spoiler.

Suite aux événements de la saison 1, la tension monte entre Jax et Clay. De là à dire que rien ne va plus, il n’y a qu’un pas que les scénaristes se sont empressés de franchir. Pour rajouter à la bonne humeur ambiance, Charming se voit infectée par une ligue de néo-nazis. Et les Sons of Anarchy se voient pressés de tous les côtés par les gangs adverses et leur trafic d’armes un peu en berne (Saison 2). Mais Clay et Jax vont devoir mettre leurs griefs de côté au sein d’une cause commune et familiale qui va les emmener jusqu’en Irelande, berceau des secrets que la matriarche aimerait bien voir rester enterrés… (Saison 3)

Si la première saison de SOA était excellente, il faut savoir que la saison 2 est encore meilleure et que la 3 est encore meilleure que la 2 ! L’univers pourtant hermétique des bikers et des clubs de motos s’ouvre et se découvre encore plus. Au bout des 3 saisons, la base est pleinement posée : on a compris qui étaient les personnages et leurs relations (entre eux, vis-à-vis du club, de la justice, etc), ce qu’était le club (ses règles, sa morale, etc.), qui étaient les antagonistes (légaux, illégaux, etc.). Bref, vous vivez et respirez biker. Mieux, même en dépit des fusillades et des morts récurrentes, ce mode de vie où le mot « famille » possède un vrai sens fait presque envie.

Il faut savoir d’après un calcul hautement approximatif effectué part mes soins que les mots les plus répétés sont « Jesus Christ » qui remplacent l’habituel « Fuck » que la télévision américaine ne saurait souffrir et « I love you » souvent suivis d’une accolade bien virile. En d’autres termes, Kurt Sutter a réussi à créer un vrai sentiment d’empathie pour ses personnages et c’est une vraie réussite.

L’autre vraie réussite d’écriture, c’est la tension permanente que connaissent les protagonistes, tiraillés entre leurs devoirs envers le club et leurs besoins. Et comme en Amérique, on a tout compris, les deux regardent souvent dans des directions opposées, ce qui augmentent encore le phénomène d’addiction et l’attente de l’épisode suivant avec l’habituel cliffhanger au bout des 42 minutes.

C’est aussi l’arrivée des premières guest-stars : ici Stephen King.

La plongée en Irlande ouvre vraiment de nouvelles perspectives sur l’avenir de la série et le passé des différents personnages. Nathalie, dans un souci d’exactitude d’un commentaire de ma chronique de la saison 1, avait souligné l’importance de l’œuvre de Shakespeare (Hamlet) lors de l’écriture de SOA. Si vous gardez cette dimension en tête, vous comprenez encore plus certaines subtilités du show, notamment de cette voix d’outre-tombe qu’est celle du père de Jax. Et la question « to be or not to be », sans être formulée (les amateurs de sous-textes seront vraiment aux anges avec cette série), est au cœur des tourments que connaît le héros. Tourments qui sont apaisés à la fin de la saison 3.

Mais apaisés temporairement ! Car une saison 4 va suivre ! Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le bloc saisons 1-2-3 constitue un premier acte. Il se regarde comme un ensemble et se résout comme un ensemble. Preuve en est que la fin de la saison 3 n’ouvre pas la 4 comme la 1 ou la 2 l’avaient fait (avec un suspense insoutenable !). Je n’ai pas encore vu la 4 mais au regard de ce qui s’est produit (le journal du père a été lu, les relations inter-personnelles sont équilibrées, les conflits avec les différentes antagonistes résolus), elle va ouvrir un nouveau cycle et perturber l’équilibre précaire qui existe. Car le « To be or not to be » doit encore être résolu : papa n’a pas fini de parler au fiston depuis sa tombe ! Et ça promet un nouveau cycle qui va déboucher sur une implosion (les camps commencent sérieusement à se profiler…).

Sons of Anarchy, c’est un vrai coup de cœur et ça mérite d’être partagé, ça mérite d’être vu, ça mérite d’être apprécié à sa très juste valeur. Sons of Anarchy, ça envoie de la marmotte en orbite, tout simplement !

Remercions le papa Noël et son inspiration pour avoir mis ça dans ma chaussette. Mais SOA était accompagnée d’une autre série dont je parlerai très bientôt !

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commentaires
  1. Petite précision linguistique: le « Jesus Christ » est de loin supplanté par le « shiiiiiiiit » décliné à toutes les sauces (pour mon plus grand plaisir). 😉

  2. […] Sons Of Anarchy – Saisons 2 & 3 […]

  3. […] alors posé la question de faire un article sur les saisons 2 et 3 comme je l’avais fait pour Sons of Anarchy. Et puis, une fois n’est pas coutume, j’ai […]

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