Sentaï School est un manga réalisé par Philippe Cardona et Florence Torta.

La Sentaï School est la seule école au monde à former les héros ! Cours de cape, cours de ténébritude, cours de danse, cours de cuisine… tout y est. La nouvelle rentrée va accueillir un groupe de choc et l’école n’est pas certaine de s’en remettre !

Il n’y a pas si longtemps (la semaine dernière en fait), Babass et Rafpark s’étaient mis à parler de la Sentaï School et des vannes qui parcouraient les pages de ce manga. Ça m’a donné envie de les relire… Ce que j’ai fait. Donc j’en parle.

Minute culturelle : le sentaï désigne un genre bien connu de ceux qui furent des têtes blondes dans les années 80 et regroupe toutes les séries live à base de 5 personnages en costume kitch, de vilains risibles, de robots géants avec des gens dedans et de destruction en règle de villes en carton-pâte. Bioman, X-Or, Ultraman, Kamen Rider et compagnie, quoi !

Comme la plupart des gens, j’ai découvert la Sentaï School en lisant le magazine Coyote. Magazine de piètre qualité cela dit en passant, que je ne prenais exclusivement que pour lire ce manga parodique 100% français. Et puis une maison d’édition (Semic, à l’époque) a réuni les épisodes dans un vrai livre achetable dans une librairie.

Au final, l’aventure Sentaï School aura duré 10 ans pour les auteurs. 4 albums reliés + 1 album bonus avec que des invités dedans.

Rentrons dans le vif du sujet. J’adore Sentaï School. Jusqu’au tome 3. Le tome 4 s’essouffle et on sent déjà que l’œuvre a perdu de ce qui faisait son succès. Quant à l’album bonus… comment dire… « Arnaque » serait le premier mot qui me viendrait à l’esprit. Je l’ai feuilleté plus que je l’ai lu.

La Sentaï School, c’est un manga de pré-trentenaires réalisé pour des pré-trentenaires qui ont grandi avec le Club Do. Pour l’apprécier, il ne faut pas se leurrer, il faut aimer la sous-culture (comprendre « underground » pour les non-initiés) du manga, des dessins animés japonais, du comics et des séries télé. Les blagues oscillent entre clins d’œil en arrière-plan et running gag de planche en planche (le quiproquo sur le prénom Toâ, la destruction de l’école, etc.).

La vraie force des premiers albums (donc de la série), c’est de proposer à tous les fan-boys qui se comptent dans les catégories susnommées l’occasion de se dire : « Ah oui, là, c’est Capitaine Flam » ou « Là, c’est la pension des Mimosas de Juliette je t’aime« . Les références sont nombreuses, tout le temps et c’est ça qui justifiait l’achat de Coyote à l’époque (puis des albums reliés). Tout amateur nostalgique de ses années Club Do se bidonnera de rire face à la façon (à peine exagérée) dont sont parodiés les matchs de foot d’Olive et Tom, Remi et Princesse Sara, Albator, et j’en passe.

Pour eux, la Sentaï School est un must-have. Jusqu’au tome 3 disais-je. Les tomes 1 et 2 sont très orienté culture nippone, le tome 3 est plus orienté culture américaine (voyage au pays de l’oncle Sam oblige). Ensuite la série perd peu à peu son intérêt et n’est pas orientée sur grand chose.

Les dessins, tant qu’ils sont assurés par le sieur Cardona, sont rigolos et souvent bien foutus dans leur style SD avec grosses têtes, grosses gouttes qui tombent et clins d’œil à toutes les cases où presque. Côté scénario, ça volera de moins en moins haut à mesure que la série avancera. Mais les premiers tomes possèdent des gags devenus cultes partout où j’en parle dans mon cercle d’amis.

Sentaï School est une bonne piqûre nostalgico-humoristique pour tout ceux de ma génération. Les autres peuvent s’y pencher, au risque de trouver ça abscons, voire absurde.

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commentaires
  1. Alors juste une petite précision, le sentaï est un sous-genre du Tokusatsu qui sont les séries Live japonaises.

    Sentaï veut dire « escadron de combat » et ne concerne donc que les séries de type Bioman, Liveman, Maskman, turbo rangers… (je fais pas toutes les faire, il y en a 35). Ce sont ces séries qui sont reprise par les ricains pour en faire les séries Power Rangers.

    X-or, spielvan, kikkaider et autres appartiennent à un autre sous-genre du tokusatsu: les metal heroes.

    Enfin les kamen rider et ultraman sont un sous genre à eux seuls.

    Sinon oui Sentai School, c’est génial, c’est énorme. Surtout les 3 premiers tomes. On sent le soufflet retomber au 4e, mais ce n’est vraiment rien comparé à l’horreur du numéro spécial Noël.

    Sentai School c’est bon, mangez-en, surtout si ca fait plus de 20 ans que vous bouffez de la japanim’ a tous les repas.

    Et a ce soir peut etre chez Raf pour de nouvelles repliques cultes…

    • Oliver Castle dit :

      Les gens qui interviennent sur mon blog sont tellement cultivés ! Ca fait plaisir. Dommage que le réveillon soit passé, on aurait tous pu briller en société…

  2. ^^ encore que…

    quand je dis aux gens que je suis fan de sentaï, ils me jettent des pierres.:(

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