Labyrinthe est un film écrit et réalisé par Jim Henson, avec David Bowie (Le Prestige) et Jennifer Connely (Dark City).

Sarah est une jeune fille en fleur qui nourrit son imagination de son livre de conte favori, Le Labyrinthe. Un soir, alors qu’elle en a la responsabilité, elle voit son jeune frère, Toby, enlevé par une troupe de lutins. Cette enlèvement fut commandité par l’aussi perfide que séduisant Jareth, le Roi de Gobelins qui règne sur le labyrinthe. Sarah a 13 heures pour retrouver Toby avant qu’il ne soit transformé en nouveau sbire difforme du roi…

Les films des années 80 étaient bien différents de ceux que l’ont fait actuellement. C’est pas pareil. Combien de films des années 80 vous donnent un petit pincement au cœur quand vous les évoquer ? Même question pour les années 2000 ? Mon interprétation à 2o cents : dans les films des années 80, il y avait de la magie !

Et aujourd’hui, je vais vous parler un type particulier de magie, celle des films de fantasy de l’époque : Willow, Legend, Dark Cristal, L’histoire sans fin… Et dans le lot, le moins connu par chez nous s’appelle Labyrinthe. C’est aussi mon préféré.

Labyrinthe est une création de Jim Henson. Jim Henson est probablement – avec Frank Oz – le marionnettiste le plus connu du monde sans qu’on sache réellement qui il est. Jim Henson n’est ni plus ni moins que le créateur des Muppets et un homme qui a œuvré tout au long de sa vie pour la reconnaissance de son art – avec la création de diverses associations et sociétés dédiées à la chose, toujours en activité 20 ans après sa mort.

Le film s’inspire grandement de l’œuvre du dessinateur pour enfants Brian Froud (également l’inspirateur de Dark Cristal) et propose une esthétique proche de celle du petit peuple telle qu’on la perçoit traditionnellement aujourd’hui (les fées, les gnomes, les elfes et compagnie). On retrouve donc pléthores de petites marionnettes difformes, avec des nez crochus, des gueules rigolotes et méchantes, à la fois tordues et attachantes. A l’époque, l’utilisation des ordinateurs pour le cinéma se limitait à Tron ou presque. Dans Labyrinthe, les bêbêtes sont animées à l’ancienne, par des humains cachés dans le sol ou dans des costumes. Alors on pourrait accuser le film de son côté cheap, mais je vous en interdis (ça revient à dire que Yoda (animé par Frank Oz, justement) est cheap dans Star Wars…).

En parlant de Star Wars, On notera la présence accessoire de Georges Lucas à la production. Rassurez-vous, il ne fait qu’aligner les billets, il ne touche pas au scénario ! Jim Henson s’en est chargé, avec en renfort Terry Jones des Monty Pythons (ainsi que Dennis Lee et Elaine May que je ne cite que pour être exhaustif). Au delà du côté conte et de l’aspect aventure de l’histoire, on retrouvera également une certaine métaphore sur l’exploration des sentiments d’une adolescente en plein mutation et son passage à la maturité. En soi, Labyrinthe n’est pas si éloigné d’Alice de Lewis Caroll. Mais dans Labyrinthe, il y a des gobelins et David Bowie !

Car la grande force de ce film, c’est bien évidemment la présence du Duke ! Face à la virginale et candide Jennifer Connelly dans un de ses tout premiers rôles, s’impose le charisme du chanteur. Et quel charisme ! Le Roi Jareth en impose de sa présence et sa duplicité, entre amour et manipulation. De toute façon, j’arrête pas de le dire, un bon film, c’est d’abord un bon antagoniste !

Ce fut ma première rencontre avec « l’univers » de la rock star, peut-être un film fondateur dans l’adoration que je voue à l’interprète de feu Ziggy Stardust (surtout pour sa période Ziggy Stardust, en fait…). J’étais aussi fasciné par sa maîtrise de la boule de cristal. 20 ans plus tard, le documentaire casse la magie du regard enfantin : un magicien spécialiste de la manipulation est caché sous la cape… Il n’empêche que l’interprétation gothique (gothique 80’s quoi…) et baroque du Roi des Gobelins m’avait forte impression dans ma prime jeunesse et c’est toujours avec plaisir que je retrouve David Bowie dans ce rôle.

L’artiste s’est donc aussi naturellement retrouvé à la création musicale du film, signant la plupart des compositions chantés. Voir le bonus en fin d’article dans pas très longtemps.

Labyrinthe est un film pour petits et grands, un film magique, un film culte. Un des miens en tout cas ! Un que je partage avec grand plaisir !

En bonus, une chanson du roi Jareth… Bon, c’est très typé dans l’esprit de l’époque, ça fait aussi son charme !

Sinon, il parait qu’il y a une suite : Return to Labyrinth. Je ne me suis pas abaissé à la regarder…

Si jamais vous êtes à Hollywood, sachez qu’il existe un bal costumé annuel en hommage à celui du film… au cas où…

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commentaires
  1. Tiens me voici intrigué…
    va falloir que le téléch… euh que je le regarde.

    • Oliver Castle dit :

      Syrius a mis un « j’aime » sur Facebook. Il en avait mis un pour Batman le film. Rien de comparable, hormis la cultitude des films. Je dis ça, je dis rien.

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