Dominion – Boîte de base

Publié: 27/12/2011 dans Jeux
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Dominion est un jeu de Donald X. Vaccarino, édité sous nos vertes contrées pas Filosofia.

On ne peut pas vraiment dire que je présente des nouveautés en matière de jeu sur mon blog. J’ai même tendance à présenter des jeux que tout le monde ou presque connaît et que toute la sphère ludique acharnée a retourné dans tous les sens (ou alors des jeux sous-estimés, comme Rattus). Mais on ne sait jamais, peut-être de nouveaux adeptes et curieux naîtront à la lecture de cet article et iront s’en chercher un jeu propre à siéger dans toute ludothèque idéale.

Aujourd’hui : Dominion.

Dominion est le premier né des jeux de société basé sur le Deck Building. Le Deck Building, tous les amateurs de Magic: The Gathering connaissent ; c’est l’étape qui consiste à regarder l’ensemble des cartes que l’on a dans ses boîtes en carton et d’en sélectionner un certain nombre afin de se créer son propre paquet de cartes qui va défoncer tous ceux qui lui seront opposés. Dominion repose sur le même principe. Durant la phase de mise en place du jeu, on va sélectionner :

  • Des paquets de cartes « Trésor », pour faire des achats
  • Des paquets de cartes « Domaine », qui servent de points de victoires
  • Et 10 paquets de 10 cartes différents (généralement des « Action »), chacune de ces cartes possédant un effet spécial quand elles sont jouées.

Comment ça marche ? Avec 3 A consécutifs durant sa phase de jeu…

  1. Action : si vous avez des cartes « Action » en main, vous pouvez en jouer 1. Une seule. Cette unique carte peut elle-même appeler d’autres actions (auquel cas, vous pourrez jouer d’autres actions de votre main). Elle peut aussi vous faire piocher, embêter vos adversaires, etc.
  2. Achat : grâce aux cartes « Trésor » que vous avez en main (et à l’éventuel or donné par la ou les carte(s) « Action » précédemment jouées), vous pouvez acheter 1 cartes dans l’un des paquets susnommés. La carte achetée est mise dans votre défausse.
  3. Ajustement : Toutes les cartes « Action » jouées précédemment sont mises dans la défausse. Vous vous défaussez également des cartes que vous avez en main. Et vous repiochez 5 cartes de votre paquet personnel.

Si à un moment, vous n’avez plus de cartes dans votre paquet de pioche, vous mélangez votre défause et hop, vous avez un nouveau paquet de cartes à piocher ! Dominion est donc un jeu où vous devez construire en jouant votre propre paquet de cartes pour gagner (à la différence des jeux de cartes normaux où le paquet est construit avant de commencer à jouer). Bien évidemment vous avez un pécule de départ (10 cartes), histoire d’avoir des cartes à piocher et des « Trésor » pour faire vos premiers achats.

Le jeu se termine immédiatement quand :

  • Le paquet avec les « Domaine » de valeur plus élevée est épuisé,
  • Ou 3 paquet – n’importe quel autre – sont épuisés.

Chacun va alors faire la somme des cartes « Domaine » qu’il a précédemment achetées. Celui qui en a le plus remporte la partie. En cas d’égalité, on ira regarder qui a le plus de « Trésor ».

Dominion est sorti fin 2008. En 2009, il recevait le prix ludique le plus prestigieux au monde : le Spiel des Jahres, l’équivalent des Oscars mais pour les pousseurs de cubes. En d’autres termes, c’est le meilleur jeu du monde cette année-là. Cette seule nomination suffit à littéralement ajouter un 0 au nombre des chiffres de vente. Depuis, des copieurs se sont emparés du système de Deck Building (et oui, les notions de plagiat et de protection de mécaniques sont toutes relatives dans le milieu du jeu de société) pour créer des jeux équivalents mais pas terribles. Si vous avez le choix, choisissez du Dominion et laissez tomber les Thunderstone et autres Nightfall.

Dominion est un jeu à la mécanique pure et l’équilibrage subtil qui fait que chacun peut faire ce qu’il veut et monter sa propre stratégie (a.k.a. son propre paquet de cartes). Il faut savoir prendre le temps d’acheter les bonnes combinaisons de cartes « Action », « Trésor » et « Domaine » au bon moment afin d’avoir un paquet de cartes qui se renouvelle efficacement à chaque nouvelle phase d’Ajustement. Le jeu plaira autant aux amateurs de Magic comme moi (souvent, c’est la phase de construction de deck que je préfère) qu’aux amateurs de jeu de cartes plus classique comme mon père (dont la passion du jeu de cartes se limite presque essentiellement à la belote, c’est dire si Dominion brasse large !).

La boîte de base contient 500 cartes, réparties en « Trésor », « Action » et « Domaine ». Vous allez donc pouvoir mettre en place des parties et des stratégies à chaque fois différentes en choisissant les 10 paquets de cartes « Action » différemment à chaque fois. A force de jouer, vous finirez par repérer les stratégies gagnantes en fonction des cartes sélectionnées (et vous finirez par repérer les cartes ultra-fumées de la boite de base : Chapelle et Marché, pour ne citer qu’elles).

Au bout de plusieurs parties différentes, vous aurez l’impression de toujours établir les mêmes stratégies pour gagner, votre adversaire aussi (ça devient donc une course contre la montre sur les gros « Domaine »). Qu’à cela ne tienne ! Dominion se décline en plusieurs boîtes d’extension qui ajoutent à celle de base de nouvelles mécaniques. Mais je n’ai pas encore assez testé les extensions pour les présenter, cela fera l’objet d’articles futurs.

En attendant, Dominion et sa boîte de base devrait vous occuper suffisamment longtemps afin d’en faire le tour pour justifier un achat de 40 euros. Si vous vous dîtes « joueur » et que vous ne le possédez pas, c’est une faute de goût que vous vous devez de réparer au plus vite !

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commentaires
  1. rafpark dit :

    1/ rattus n’est pas sous estimé au sein des hard core gamer, il a même une très bonne critique !
    2/ tu aurais pu faire alchimie en même temps quand même 😀
    3/ le seul reproche que l’on peut faire à Dominion est son manque d’interactivité entre les joueurs qui se limite bien souvent à donner des cartes a effet négatif mais de manière sporadique. Au final on a l’impression de monter son deck dans son coin.

    • Oliver Castle dit :

      1/ Ouais, mais bon. C’est pas vraiment Rattus qui occupe les rayonnages de boutique.
      2/ Je joue avec mon papa. Apprentissage des règles en douceur. Mais on va commencer Alchimie là.
      3/ « C’est bien, mais ça sert à rien » 🙂

      • Imrryran dit :

        3/ Je pense que c’est la principale différence entre le jeu à 2 et le jeu à 4 ou 5 : là il y a une réelle pénurie de certaines cartes que tout le monde veut et il faut adapter sa stratégie au fur et à mesure que les tas se vident. Tout le monde ne peut pas faire la même et ça force à être inventif.

      • Oliver Castle dit :

        Exactement. J’ai pas fait assez de parties à 4 pour juger au mieux de la stratégie à adopter en ces situations, la seule chose que j’ai vue, c’est : « Elle marche bien ta stratégie là… Tiens je vais prendre les mêmes que toi même si j’ai pas tout compris à ce que tu fais » ^__^

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