American Horror Story est une série créée par Ryan Murphy (Nip/Tuck) et Brad Falchuk (Glee), avec Dylan Mc Dermott (‘Til There Was You), Connie Britton (Spin City), Jessica Lange (King Kong)

La famille Harmon est au bord du déchirement. Entre le père psychiatre qui a trompé sa femme, la mère qui à faire une fausse couche et la fille légèrement déphasée (une ado quoi !), l’achat de cette nouvelle maison à Los Angeles semble être leur dernière chance de recoller des morceaux. Sauf que la maison est hantée ! Et pas vraiment par des fantômes du genre Casper…

Quoi de mieux que de parler d’une série horrifique et angoissante à 2 jours des fêtes de Noël où couleront à flot bûches, chocolats, dindes, marrons et compagnie dans une allégresse partagée ?

American Horror Story (AHS dans la suite) est la nouvelle série des papas de Nip/Tuck et Glee. Autant dire que je n’ai pas du tout suivi Glee mais que j’apprécie la façon dont on s’en moque dans Community. A l’époque, j’avais apprécié Nip/Tuck, même si comme la plupart des séries à rallonge, j’avais fini par décrocher faute de surenchères ou de manque de renouvellement. Ce que j’avais apprécié dans cette série sur deux chirurgiens esthétiques, c’était tout le côté malsain qui pouvaient se dégager de ses personnages et des situations (en général, des personnes qui demandaient des chirurgies esthétiques). J’étais donc un brin curieux de voir ce que donnerait une série d’horreur par des gens qui savent faire du malsain.

Car je n’ai eu de cesse de le répéter dans des chroniques où je m’intéresse aux films d’horreur : l‘important, ce n’est pas la façon dont on fait sortir le chat du placard, mais la gueule du placard ! Bon, j’ai pas dit ça exactement en ces termes, mais la clé du succès d’un bon film qui fait peur, c’est l’ambiance qui s’en dégage. Si ça met mal à l’aise, c’est gagné. Sinon… bah, ça ressemble une comédie

Et bien avec AHS, le ton est donné rien qu’avec le générique !

C’est inversé, mais pas bien dramatique pour l’objet de mon propos : AHS dégage du glauque et du malsain !

La maison a une vraie personnalité, un cachet qui en soit et même sans descendre à la cave la rend inquiétante. Elle porte en elle les germes du mal, germes que je me passerai de détailler afin de conserver la surprise pour les quelques uns qui auraient la bonne idée de regarder cette série à l’avenir. Tout au long des 12 épisodes que comptent cette première saison, on en apprend toujours un peu plus sur ses anciens habitants, ses fantômes, son but final…

Si l’histoire est bien montée avec ce qu’il faut d’angoisse et de suspense pour en faire un habile mélange entre horreur et thriller, il faut bien avouer que la série connaît un coup de mou sur la fin et que la saison 2 devra sérieusement envoyer du poney sur la lune pour réellement réussir à confirmer son potentiel. En soi, la première saison se tient malgré quelques incohérences glissées ça et là mais qui n’entâchent rien à sa qualité générale.

Pour supporter un scénario un peu tordu (je dirais twisted en anglais, je ne trouve pas l’équivalent de suite en français), la réalisation adopte le même genre d’artifices pour perdre le spectateur : cuts brutaux, plans décadrés, effets de flous… Le tout fonctionne très bien et ajoute à cette ambiance malsaine au sein de la maison.

Côté acting, le Dylan McDermott/Connie Britton brille dans leur « je t’aime non plus » à couteaux tirés. Une batterie de personnages secondaires viennent s’immiscer dans leur vie et les rôles qui leur sont confiés sont très bien écrits, à la fois victimes et bourreaux, attachants et inquiétants… Frances Conroy (How I Met Your Mother) et Zachary Quinto (Star Trek) joue entre autres les récurrents de luxe.

Mais la vraie perle du casting reste tout de même Jessica Lange, dans un rôle qu’elle interprète à la perfection. Un personnage qui frôle le lyrique dans le tragique, presque une diva dont chaque entrée en scène est un vrai plaisir.

Au casting, il y a aussi Alexandra Beckenridge… qu’on ne voit vraiment pas assez, et ça, c’est vraiment dommage. Je me fais fort de réparer cette erreur !

AHS est un des bonnes surprises de cette rentrée 2011/2012, une vraie série horrifique comme je désirais en voir depuis longtemps. Si vous avez l’occasion, plongez-vous dedans avec délectation !

Publicités
commentaires
  1. J’adooore cette série totalement psychanalytico-foutraque qui emprunte énormément de ses références visuelles à la grande photographe Diane Arbus. Pour la saison, deux, changement de maison et de casting, j’ai vraiment hâte de voir ça!

    • Oliver Castle dit :

      J’aime bien quand on complète mes chroniques avec des vrais morceaux de culture dedans ! Merci Nathalie.

      Je suis content d’apprendre que la saison 2 change tout. Je m’en doutais un peu quand j’ai vu l’annonce qui parlait de la vente de la maison, mais le final ouvert m’a fait douter. C’est une excellente nouvelle ! Vivement, tiens !

  2. Oui l’attente sera looongue…

  3. […] de Michael Sucsy avec Channing Tatum (Sexy Dance), Rachel McAdams (Morning Glory), Jessica Lange (American Horror Story) et Sam Neil (Jurassic Park), par les scénaristes de, entre autres, Valentine’s Day et Ce […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s