Thundercats – Saison 1

Publié: 13/12/2011 dans Anime, Télévision
Tags:, , , , , , , , , ,

La nouvelle série des Thundercats est développé par Sam Register (Ben 10), pour le compte de la Warner Bros Animation. C’est diffusé sur Cartoon Network et les petites papattes qui dessinent tout ça sont japonaises via le Studio 4°C (Steamboy).

Les Thunderians vivaient en paix dans leur belle cité. Un soir, suite à la félonie d’un de ses plus loyaux sujets, Thundera est attaquée et rasée par l’armée des Lizards, les vils servants du maléfique Mum-Rah, qui comme tout méchant qui se respecte veut conquérir le monde après des siècles d’emprisonnement. Le valeureux roi est tué, son plus jeune fils est propulsé nouveau seigneur des Thundercats. Mais pour défaire Mum-Rah, le jeune Lion-O doit aller trouver le « Book of Omens ». Il sera aidé par son frère aîné jaloux, la belle Cheetara, le redoutable Panthro, un couple de gamins et un tas d’alliés à raison d’environ un par épisode…

Cette nouvelle série est fait un reboot de celle des années 80 (plus connue sous nos latitudes sous le sobriquet des Cosmocats – sobriquet pas si ridicule puisque cette série justifiait dans son scénario que les chats soit d’abord dans le cosmos… je me demande comme va s’appeler cette nouvelle série quand elle viendra en France tandis que la dimension science-fiction se limite à quelques blasters).

Evacuons tout de suite la technique, le savoir-faire des japonais reste comme toujours au top avec une bonne utilisation de la 2D et de la 3D. C’est fluide, ça bouge bien. Rien à redire.

Mes souvenirs de la première série sont vagues. C’est donc avec une fraîcheur toute naïve que je me suis attaqué à la version 2011. La bonne nouvelle, c’est que niveau reboot, on ne peut pas faire plus débile que Conan niveau scénario. Donc, même si les scénaristes ont sacrifié le côté « ado prisonnier d’un corps d’adulte », les choix opérés pour remettre au goût du jour les personnages fonctionnent, en dépit de leurs clichés :

  • Lion-O est juste insupportable comme tout héros jeunesse qui se respecte
  • Tygra est le ténébreux réfléchi
  • Panthro est le bourrin bourru
  • Cheetara est une excuse de plus pour attiser la jalousie entre les frère
  • WilyKat et WilyKit servent de faire valoir humoristique
  • Mum-Rah est un gros vilain qui préfère se tourner les pouces plutôt que de mettre la main à la pâte

Si les choses sont aussi bien codifiées, c’est que le public cible reste les 6-12 ans (ce qui n’empêche pas les éternels enfants comme moi d’apprécier la série, au contraire). De fait, les épisodes sont eux aussi calibrés suivant un bon gros schéma répété qui vise à mettre Lion-O dans une difficulté qui le fera mûrir et devenir un bon roi à l’avenir. Ce qui ne va pas sans un caractère tout feu tout flamme irréfléchi et crétin de notre héros (d’où son caractère tête à claques !). Et ce qui ne va pas sans un dimension moralisatrice de l’épisode… Au moins, on échappe aux fins à la MASK…

Ces successions d’épreuves ont tendance à ralentir le rythme général de la série, limitant au minimum les vraies avancées du scénario. Et comme les méchants ne sont pas hyper agressifs, nos amis chats ont le temps d’apprendre de leurs échecs sans trop sentir leurs moustaches roussir. La bonne nouvelle, c’est que certaines relations entre personnages sont un peu plus fouillées que la moyenne pour un show pour enfants, avec son lot de rivalités fraternelles et amicales – ce qui n’atteint pas la teneur de mon coup de cœur dessin animé 2011 dont je vous parlerai bientôt. La saison 2 devrait démarrer sur un peu plus de tension ! (Si tant est qu’on ne considère pas une ville et un peuple rasés comme de la tension de début de saion…).

J’aurais vraiment aimé que la série assume plus son côté science-fiction, tout aussi perdue et ancienne qu’elle soit dans cet univers. J’aurais également apprécié que le côté « derniers représentants des Thunderians » soit plus présent, quitte à lorgner vers Escaflowne, de sorte que Lion-O se pose réellement en meneur et chef de guerre. Enfin, je suppose qu’on ne peut pas tout avoir dans une première saison de 13 épisodes d’une durée standard de 20 minutes.

Mais globalement, la série de suffisamment bonne qualité pour m’avoir fait accroché. Hormis quelques épisodes trop balisés pour être réellement intéressants, le pilote d’une heure et quelques autres épisodes (je pense notamment à celui qui explique la genèse des races) sont plutôt bien fichus et méritent le coup d’œil des curieux et des nostalgiques.

Sinon, histoire de placer un rétrolien l’air de rien, Cheetara est doublée par Emmanuelle Chriqui, que j’avais sûrement dû mentionner dans l’article sur Detroit Rock City.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s