Conan The Barbarian (2011)

Publié: 12/12/2011 dans Cinema
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Conan The Barbarian version 2011 est un film réalisé par Marcus Nispel (Massacre à la Tronçonneuse), Jason Momoa (Game of Thrones), Rachel Nichols (Star Trek), Rose MacGowan (Charmed) et Ron Perlman (Sons Of Anarchy).

Conan est né sur un champ de bataille. Littéralement. Puis il va vivre sa petite vie d’enfant au sein d’une tribu, jusqu’à ce que celle-ci soit décimée par un vilain pas beau qui veut – comme toujours – conquérir le monde. Orphelin et seul, Conan va alors parcourir le monde, jouissant des plaisirs simples de la vie comme décapiter des têtes ou déflorer des donzelles peu farouches. Bon, bien sûr, Conan nourrit toujours une vengeance ardente pour buter le vilain responsable de la mort de son père. Ca tombe bien, le scénario a tout prévu et il va pouvoir lui démonter sa face et sauver la presque pucelle du film en même temps !

Comme tout le monde, j’ai vu le premier film de Conan avec le monolithe Schwarzenegger. J’ai même dû voir sa suite qui ne m’a laissé aucun souvenir. En revanche, je n’ai jamais lu les textes de Robert E. Howard. Ce qui fait que je n’ai du personnage qu’une image formatée par le film de Nilius. Mais comme je suis ouvert d’esprit, je suis allé voir le nouveau Conan sans aucun préjugé ni pré-conception de quoi que ce soit.

En soi, c’était une bonne chose. Ca m’a permis de trouver des points positifs au film. Par exemple, Jason Momoa. Je trouve qu’il fait un très bon Conan. Mieux que le sénateur de Californie en terme de physique ou d’interprétation. De mon point de vue, Conan c’est une espèce de couteau suisse plus qu’une brutasse avec une épée : guerrier, roublard, pirate, félin, agile, avec un certain sens de l’honneur et une certaine éducation. Pour le coup, j’ai donc préféré la version Jason Momoa. A ses côtés, on retrouve Ron Perlman en papa presque poule (rien à dire, c’est Ron Perlman), une Rose McGowan méconnaissable et plutôt intéressante en méchante, un Stephen Lang en méchant très méchant mais particulièrement débile et une Rachel Nichols dans le rôle de la presque demoiselle en détresse. Au moins, elle n’est pas insupportable et elle sait se débrouiller, ça nous change des cruches qu’on peut voir dans un univers très masculin, fait de muscles et d’huile qui les fait briller.

En gros, le casting tient la route.

Les effets spéciaux tiennent à peu près la route (même si le recours au numérique est voyant).

La réalisation semble faire ce qu’elle peut pour rester sur la route et ne pas aller dans le bas côté. Elle manque clairement d’inspiration et n’a rien de transcendant. Si je ne l’ai pas vu en 3D (ça me saoule la 3D, ça sert à rien), on voit d’autant plus tous les plans inutiles pour nous en mettre plein la gueule (figurativement, puisqu’on parle de 3D). Je noterai tout de même quelques bonnes scènes, les combats essentiellement (enfin, le premier combat de Conan – la meilleure du film ! celle qui de mon point de vue, résume l’esprit Conan – et celui avec les hommes de sable), qui relèvent le niveau général.

J’ai dit qu’il y avait Rachel Nichols et que ça permettait parfois de faire passer un peu le temps quand on ne sait pas trop quoi regarder à l’écran ?

Bon, c’était pour les points vaguement positifs. Passons aux négatifs… En fait, on va s’arrêter au scénario. C’est avant que ce que je cherche dans un film. C’est en général ce qui me suffit à descendre un film en flèche…

Le film s’ouvre par une voix off qui nous explique le pourquoi du comment de l’univers et pourquoi il va y avoir un méchant. Dans les années 80, les spectateurs savaient encore lire et un texte suffisait à poser des bases. Dans les années 2000, les spectateurs préfèrent la médiocrité à la simplicité. Donc l’univers est introduit par une voix grave  cancéreuse qui nous explique que le monde de Conan est vieux, que des malades ont créé un masque magique puissant, que les tribus barbares ont cassé ce masque et que chacune s’est pris un morceau pour que plus personne ne s’octroie le pouvoir de cet artefact. Dommage pour eux, il y avait une prophétie qui disait que ça servait à rien de se casser le cul, puisqu’un nouveau vilain reconstruira le masque.

Le fameux vilain du film. Qui vient récupérer la dernière partie du masque dans le village de Conan. La chance ! Seulement voilà, entre le moment où il finit le masque et celui où il va trouver la nana qui possède le sang pur de je ne sais quelle lignée pour l’activer, il va s’écouler genre 10 ans. 10 ans ! Quelqu’un peut-il me dire ce qu’il a branlé ces dix dernière années ? Je suppose qu’il était plus simple d’attendre que Conan deviennent adulte et rencontre plus ou moins par hasard la fameuse nana pour commencer à accomplir son maléfique dessein !

Et Conan, hein ? Comment faut-il à Conan 10 ans pour retrouver le mec le plus redoutable et redouté du pays de l’époque ? Ah, pour faire la fête avec ses potes et lever les filles qui se trimballent seins à l’air, il y a du Conan ! Pour faire avancer sa vendetta personnelle, on va plutôt attendre que les infos lui tombent par hasard dans l’oreille. Remarquez, il n’aurait pas eu une vie de débauche à la taverne, il aurait pu le chercher encore longtemps l’assassin de son père.

Plutôt que de nous montrer la vie de Conan entre les deux âges, on nous ressert encore de cette voix off inutile.

Une fois que la quête du barbare est lancée, accrochez-vous à vos bretelles parce que les ellipses sont super violentes ! On passe d’une ville à l’autre en un claquement de sabots de cheval sans plus de formalité (ce qui rappelle que le méchant est pressé d’accéder au pouvoir du masque, mais finalement, il va prendre son temps, histoire que Conan ait bien le temps de réfléchir à sa stratégie).

Conan est une petite fashion victime qui va changer au moins 5 fois d’armure… Genre… Dans mon esprit, une peau de bête et une épée devraient lui suffire…

Le méchant est tellement stupide que quand Conan lui envoie un message du genre « Viens seul », il vient seul ! Et après, il se demande pourquoi il arrive à s’échapper…

Sur la scène du bateau, on a le droit à une belle nuit américaine. Hop, il fait nuit. Hop, il fait jour.

Ne cherchez pas de souffle épique, au mieux vous trouverez un souffle hippique.

Je pourrais continuer encore et encore à citer tous les trucs débiles dont le scénario nous gratifie. Par égard pour les scénaristes, je n’ai pas cité leur nom. Quand il y a plus de deux scénaristes au générique, il faut se méfier : ça veut dire que le script a été retravaillé suffisamment de fois par suffisamment d’auteurs différents pour que le résultat ressemble suffisamment à de la bouse.

Si le reboot de Conan partait d’un bon sentiment, force est de constater qu’il n’arrive malheureusement pas à la cheville de la première version. Sans grand surprise (enfin sauf pour l’équipe du film), le film a fait un bide total au box office. Pour les suites – y compris celle écrite par Jason Momoa – vous allez pouvoir vous les mettre derrière l’oreille. Honnêtement, c’est peut-être pas un mal. Conan 2011 : un nouveau gâchis à ajouter à une liste déjà bien trop longue !

Finalement, je devrais peut-être lire les romans… Sur ce, je vous laisse avec une bande-annonce bien naze.

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commentaires
  1. Kyalie dit :

    Stephen Lang, c’est bien le mec qui jouait aussi le méchant très débile d’Avatar non ?
    Sinon je sais pas comment tu fais pour juger des block-busters sur leur scénario 😀

    • Oliver Castle dit :

      Ouaip, c’est lui !

      Je sais pas comment je fais. L’éternel bisounours qui croit que l’humanité parviendra à s’éveiller et s’élever, même au travers d’un scénario de film américain calibré pour simplement te faire bouffer du pop-corn…

  2. […] Conan The Barbarian (2011) […]

    • vinsymbol dit :

      purée mais c’est quoi ce film mou du genoux (je viens juste de le voir). Je comprends pas pourquoi, tout y est! les acteurs ne sont pas mauvais, les méchants plutôt charismatiques, les Fx sont là, les scènes d’action plutôt bien chorégraphiés… alors quoi? que se passe t-il? le scénario vaut ce qu’il vaut mais quoi? j’ai trouvé, le rythme!!! je sais que c’est difficile d’être un bon réalisateur mais Marcus mes genoux, il se pose là… pas un moment de répit, pas de tension dramatique, c’est avalez moi tout ça sans respirer. Pas le temps de s’attacher aux persos. Celui de Said Taghmaoui est carrément bâclé. C’est dommage tout y était, manquait plus qu’un script sympa un poil plus intelligent mené par un mec compétent… En tant que fan de Conan, j’appelle ça du sabotage!!! Conan ce n’est pas que ça quand même. Ce film échoue là ou celui Millius réussit à merveille: les moments entre les scènes d’action. Je peux même pas appeler ça un nanar, seulement un énorme gâchis voila!

  3. vinsymbol dit :

    C’est vrai que tu avais dit gâchis avant lol…. ouais d’abord un gâchis!!!!

  4. […] Commentaires Caroldoc on Source CodeOliver Castle on Conan The Barbarian (2011…Oliver Castle on Dominion – Boîte de…rafpark on Dominion – Boîte […]

  5. […] on fait abstraction du scénario (comme on m’aurait suggéré de faire pour le film Conan), on se trouve face à la première réalisation live de Brad Bird, cantonné aux films […]

  6. […] deux films pourraves : celui-ci et, au hasard, Conan. Tout les deux des grosses catastrophes et basés sur des licences fortes. Conan est vraiment nul. […]

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