Sunshine Cleaning

Publié: 08/12/2011 dans Cinema
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Sunshine Cleaning est un film réalisé par Christine Jeffs, écrit par Megan Holley, avec Amy Adams (Leap Year), Emily Blunt (L’Agence) et Alan Arkin (Little Miss Sunshine).

Pom-pom girl à succès divers et variés, Rose était promise à une vie à l’image de celle du lycée : notoriété, job cool, mari cool et célèbre, argent et compagnie. Sauf que la vie étant ce qu’elle est, Rose est divorcée, avec un gamin marginal, un amant qui ne quittera jamais sa femme, sans ami et avec un boulot de femme de ménage pour des nanas pétées de thunes. Si on rajoute un père totalement à l’ouest et une sœur à l’est, Rose n’est pas vraiment gâtée. Son gamin vient encore de se faire virer de son école ; Rose a besoin d’argent pour le placer dans une école privée. Elle décide alors de monter son entreprise de nettoyage de scènes de crime et mort violente. Sa vie va prendre des tournures inattendues…

J’aime bien finir mes pitchs avec des « … ».

Ça faisait un moment que je souhaitais voir Sunshine Cleaning. D’une part parce que derrière ce film se cache l’équipe productrice de Little Miss Sunshine (je ne sais pas si le jaune et le Sunshine du titre sont un clin d’œil ou pas, mais l’association d’idées fonctionne sur les esprits faibles ou trop alambiqués comme le mien). D’autre part parce que c’est un film avec :

Tiré d’une anecdote télévisuelle sur l’explosion des entreprises de nettoyage de scène de crimes, Megan Holley pond l’un de ses premiers scripts, récompensé dans un concours x ou y et optionné dans la foulée par les producteurs de Little Miss Sunshine. Le rêve américain quoi ! (Si quelqu’un a eu la même expérience en France, il est prié de m’en faire part, histoire que j’arrête de faire l’aigri).

Le scénario fonctionne très bien dans cette petite fable sur le thème de la renaissance. Celle de Rose qui trouve enfin sa place dans la vie avec sa nouvelle entreprise, celle de son père (en fin de film, je ne détaille pas) et celle de sa sœur en pleine crise existentielle depuis 15 ans. Au delà de la simple évocation de se monter son propre business et de vivre les difficultés qui y sont inhérentes, le vrai propos du film reste la transformation de l’Homme vers un état qui lui correspond. La quête de soi, quoi ! Et comme c’est plutôt bien foutu et qu’on évite certains écueils, c’est pour moi une réussite qui mérite qu’on s’y attarde.

Le point le plus étrange du scénario reste tout de même que cette entreprise de nettoyages particuliers fut portée un couple de sœurs dont la mère s’est suicidée (quand elles étaient petites filles, alors qu’elles ont vu la scène). Je comprends bien la volonté du scénario qui pousse les protagonistes à affronter leurs propres peurs et à laisser derrière elles ce trauma, c’est juste que cela reste un peu tendu comme situation, psychologiquement parlant. Bon, sans cette dimension, il n’y aurait pas de film. Ça reste étrange, mais cela ne dérange en rien. Disons pour être tout à fait complet que j’aurais apprécié qu’on prenne le temps d’explorer la relation entre Rose et la mort de sa mère aussi bien que celle de sa sœur (complètement traumatisée par ce départ brutal).

Au rayon des acteurs, je vais la faire assez courte : Amy Adams est toujours aussi charmante à regarder et toujours aussi juste dans ses interprétations, Emily Blunt nous dépeint très bien la dépression d’une nana qui ne l’exprime pas avec des mots, Alan Arkin est toujours aussi malicieux et délicieux en grand-père décalé.

En dépit du thème pas forcément léger, la réalisatrice a choisi d’égayer ses images à grands renforts de luminosité et de tons jaunes, afin de soutenir au mieux les aspects comédie et drame de l’histoire. Ces choix, plus que judicieux, permettent de supporter au mieux le propos du film : ce n’est pas un film sur la mort, mais un film sur la Vie. Ce qui me rappelle instinctivement Departures

Ceux qui auront apprécié le film seront ravis d’apprendre qu’une série télévisée (avec la scénariste aux commandes) pourraient être mise prochainement en chantier. Ceux qui n’ont pas vu le film sont encouragés à aller le louer ou l’acheter à leur dealer local. Sunshine Cleaning est peut-être tombé dans un moment de ma vie où il me parle avec son thème, mais il n’en reste pas moins vrai qu’il s’agit d’un bon film indé.

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commentaires
  1. […] Stoller (Yes Man) et réalisé par James Bobin. On retrouvera également au casting Amy Adams (Sunshine Cleaning), Kermit, Miss Piggy, Gonzo, Fozzie Bear et les […]

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