Screamers est un film réalisé par Christian Duguay (L’art de la guerre), avec Peter Weller (Robocop), adapté d’une nouvelle de Philip K. Dick retravaillée par Dan O’Bannon (Aliens VS Predator, Alien 4, AVP: Requiem… ya du level quoi…).

Ça fait 10 ans que deux super-puissances se font la guerre (on va dire l’Est et l’Ouest pour simplifier) pour conclure sur un statu quo. Un jour, l’Est envoie un message à l’Ouest pour entamer des négociations. Donc l’Ouest va envoyer un de ses ptits gars pour aller voir ce qui se passe. Là où ça se complique, c’est que ça se passe sur Syrius 6B, que la planète est radioactive et surpeuplée d’une arme intelligente développée par l’Ouest qui vit sous terre pour se jeter en hurlant et découper tout ce qui ne porte pas un bracelet. Bref, le Colonel Hendriksson a du pain sur la planche et le moins que l’on puisse dire, c’est que son voyage va être riche en rebondissements…

Screamers était l’une des dernières adaptations d’un écrit de Philip K. Dick que je n’avais pas vue. Il me reste encore A Scanner Darkly, mais j’ai encore le souvenir de la lecture de Substance Mort qui me pollue et mes habituels préjugés sans fondement contre Keanu Reeves. Du coup, j’ai préféré me pencher sur le cas Planète Hurlante.

Je n’ai pas encore lu la nouvelle qui l’a inspiré – Second Variety – qui doit traîner dans l’un des nombreux recueils que j’ai à lire de l’auteur mais d’après ce que j’ai pu voir, ça se passe plutôt en 1950, en France, au milieu de la Guerre Froide. De toute façon, que je l’ai lue ou non n’influera pas sur mon verdict du film.

Déjà, ça fait plaisir de revoir Peter Weller dans un rôle titre. Il interprète bien le profil militaire un peu borné sur le bord, un vétéran de colonel un peu désabusé de sa situation sur cette planète déserte apocalyptique et qui fera passer son devoir avant pas mal de choses. Le reste du casting se borne à entrer dans des personnages tout aussi stéréotypés, ce qui fait aussi le charme de ce film.

Le film date de 1995 et fleure bon la série B a tout petit budget tout en rappelant les standards de l’époque (on pense à Total Recall, Running Man et compagnie). Quinze ans plus tard, là où on se surprend à toujours apprécier Total Recall, Screamers est complètement dépassé avec ses effets spéciaux cheap et on ne peut s’empêcher de tendrement sourire en voyant les incrustations foireuses, maquettes en carton-pâte et autres ordinateurs top technologie genre Amstrad CPC. En d’autres termes, il faudra regarder le film en connaissance de cause et ne pas le descendre pour son côté technique fauché (limite risible, même à l’époque). Moi, ça m’a fait rire, mais sans moquerie.

Enfin rire… J’avouerai que l’ambiance du film est tellement forte si on rentre dedans qu’on se surprendra – au début – à ressentir une certaine crispation. Car si le scénario surfe bien évidemment sur la paranoïa chère à Philip K. Dick avec nombre de faux semblants, en plus de son côté anticipation apocalyptique, Dan O’Bannon y a ajouté une bonne dose de tension horrifique plutôt agréable et surprenante.

Le truc qui plombe totalement le film, c’est le dernier acte avec sa pelletée de rebondissements et coups de théatre en série qui finissent par discréditer le peu de sens qui restait à cette histoire de soulèvement des machines à l’intelligente artificielle un peu crétine (Skynet était un poil plus organisé et moins joueur tout de même). Il a franchement des scènes débiles où on se demande (tout en sachant pertinemment comme cela va se finir) pourquoi le méchant agi de la sorte (ah oui, CDLS et c’est un méchant de série B).

Screamers est une bonne petite série B sympathique qui plaira avant tout aux amoureux du genre ou les amateurs de Philip K. Dick les moins exigeants en terme de scénario. Au final, c’était assez rigolo comme séance nostalgie ! Faîtes péter le pop-corn !

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commentaires
  1. rafpark dit :

    Il a pris un sacré coup de vieux quand même, mais il est vrai que c’est toujours un plaisir à voir. Tu fais quand Trémors ?, 😀

    • Oliver Castle dit :

      Un de ses jours, sûrement. Car c’est dans les vieux pots… Mais si j’arrive à trouver le temps pour un certain film, je vous réserve un truc pas piqué des vers…

  2. vinsymbol dit :

    ouais ou Mondwest?
    y’avait pas plus récent au vidéo club? lol Je blague oldies but goodies, on ne sait plus faire des séries B et Rocopop Weller est dramatique à souhait.

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