Hobo With A Shotgun

Publié: 02/11/2011 dans Cinema
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Hobo With A Shotgun est un film réalisé par Jason Eisener, avec Rutger Hauer (Blade Runner) et Molly Dunsworth.

Un clochard arrive dans une petite ville par le train. Il se voyait déjà acheter une tondeuse à gazon et recommencer sa vie honnêtement. Sauf qu’il a choisi la pire ville pour se reconvertir. Dirigée par un gangster aussi tyrannique qu’excentrique et vérolée à tous les étages de la population, le clochard n’a d’autres choix que celui de faire régner lui-même justice, avec un fusil à pompe et une bastos à la fois ! (Oui, je reprends la tagline si je veux)

A l’origine, tout comme Machete, Hobo with a Shotgun n’était qu’une fausse bande annonce pour un faux film diffusée entre le diptyque Planet Terror et Boulevard de la Mort. Et tout comme Machete, Hobo with a Shotgun a eu le privilège de se voir adapté en vrai film.

Et comme je ne fais jamais rien comme tout le monde, j’ai commencé par la fin, sans même avoir vu les autres. C’est un peu la faute à la présence de Rutger Hauer, on est fan de Blade Runner ou on ne l’est pas ! Mais peu importe, cela n’a pas d’importance pour comprendre le film ou l’esprit du film. A savoir le Grind House, le nom officiel du susnommé diptyque. En d’autres termes : un thriller d’épouvante gore qui imite les films d’exploitation des années 70.

Alors voilà, le scénario est loin d’être épais, les personnages unidimensionnels et caricaturaux et les situations tellement extrêmes qu’elles forcent le sourire sur le visage du spectateur de par leur grand-guignol sanguinolent. Ca défouraille de tous les côtés, ça décapite dans plusieurs scènes, ça charcute et tronçonne dans d’autres, ça gicle régulièrement… Bref, ça fait appel à votre cerveau primitif et ça fait du bien. Un peu comme jouer à Postal, en fait.

Comme tous les films de ce genre, c’est bien évidemment à prendre au 25ème degré avec sa débauche d’excentricité, son sang, ses poulpes géants (sic!), ses vilains badass et sa moralité borderline. Ceux qui chercheront à intellectualiser l’œuvre trouveront une très facile métaphore de la société américaine avec son côté dépravée, amatrice de grands spectacles télévisés débiles, sa manipulation par les médias et la tristesse que représente son taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

Le film vaut également pour la très grande prestation du très grand Rutger Hauer, désormais et malheureusement cantonné série B (Hobo, ça reste tout de même de la série B de luxe…), qui donne beaucoup de profondeur à son personnage (comme toujours, ses monologues sont prenants… vous verrez dans l’hôpital).

On notera un traitement très intéressant de l’image pour lui donner un côté brûlé et saturé, chose que l’on voit par exemple sur les westerns de l’époque, histoire de parfaire l’imitation de films d’exploitations.

Hobo with a shotgun n’est certes qu’une sortie en direct-to-dvd, mais il est tellement jouissif et possède suffisamment de bonnes qualités qu’il serait dommage de passer à côté. Petites natures s’abstenir, cependant. Quant à moi, je rajoute les autres films dans la longue liste de ceux que j’ai à regarder.

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