Justice League: Crisis on two Earths

Publié: 19/10/2011 dans Cinema
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Justice League: Crisis on two Earths est un film d’animation produit le légendaire Bruce Timm, sur un scénario de Dwayne McDuffie.

Sur une Terre parallèle à celle de Superman et ses potes, la Justice League est conduite par un Lex Luthor altruiste. Et cette Justice League a fort à faire contre le syndicat du crime local (composé d’Ultraman, Owlman, Superwoman et compagnie). Tant et si bien que Lex Luthor est obligé de voyager vers la Terre de Superman pour demander de l’aide à la Justice League qu’on connaît (Superman, Batman, Wonder Woman, Green Lantern, Flash et Martian Manhunter)… Le sort d’une réalité parallèle est désormais entre leurs mains !

Je pense que j’ai déjà perdu la moitié des lecteurs rien qu’au pitch de ce film. Pour ceux qui ne connaissent pas trop l’univers DC, leur marotte, ce sont les terres parallèles où chaque action et son contraire crée deux réalités parallèles, avec deux Terres qui vivent leur vie tranquillement sans rien demander à personne, jusqu’à ce que les scénaristes se mettent à faire des crises et chambouler tout cela pour unifier des continuités qui partent dans le pâté.

Donc, pour simplifier, il faut s’imaginer une terre où Superman est gentil et se bat contre Lex Luthor et une terre où Lex Luthor est gentil et se bat contre Ultraman (une version quasi-similaire de Supie). Voilà l’excuse pour fournir un scénario très touffu, bourré d’action et sans aucun temps mort pour justifier que la Justice League aille affronter ses homologues maléfiques. A l’origine, le script était prévu pour être un épisode de la série Justice League Unlimited ; mais ça valait bien le coup d’en faire un film de 75 minutes avec son lot de rebondissements plus ou moins inattendus, et surtout complètement déconnecté d’une continuité, ce qui le rend d’une certaine façon accessible.

Même sans rien connaître à la série ou aux personnages, on rentre très facilement dans le trip avec Batman le bougon, Superman le boy-scout, Flash le rigolo et compagnie. Les personnages étant définis ainsi dans le cadre de la série, pas la peine de venir crier au cliché, d’autant plus que ça fonctionne bien ainsi. Les deux-trois du fond qui pensent que ça reste un dessin animé pour gamins feraient bien d’une part de se taire, d’autre part d’avoir la curiosité de se pencher sur la question. Ils y découvriraient qu’on voit un peu de sang et que les motivations de certains personnages (surtout côté syndicat du crime) dépassent le simple cadre du « je suis méchant, je veux de l’argent » pour s’orienter vers des réflexions nettement plus proches de celles évoquées dans The Watchmen (en plus light).

Côté animation, ça reste du DC et du Bruce Timm. Donc des gens qui n’ont plus rien à prouver. Au pire, vous n’aimez pas le style, c’est tout.

Et comme toujours, la valeur ajoutée des dessins animés DC, c’est le casting vocal. Il n’est jamais figé, si bien qu’on a toujours un nouvel acteur pour faire Batman, par exemple. Ca permet de donner à chaque film un cachet particulier et une nouveauté inattendue dans l’interprétation. Au menu de Crisis on two Earths : Mark Harmon (le mec de NCIS), James Woods (faut que je le présente ?), Chris Noth (Mr Big dans Sex and the City), Gina Torres (Suits, décidement, j’arrive à mettre des retroliens partout), William Baldwin (un des nombreux frères, me demandez pas qui à fait quoi)…

Personnellement, je n’aime par trop la Justice League comme entité. J’aime Superman, ça me soule un peu de me farcir les vannes de Flash. Cela ne m’a pas empêché de pleinement apprécier le film. Les amateurs de la Justice League étendue seront ravis de voir Aquaman, Red Tornado, Black Canary et d’autres seconds couteaux en actions ! Le film met tout de même plus en avant le gentil Luthor, un Batman fidèle à sa réputation et un Martian Manhunter sous un jour que je ne lui connaissais pas !

Je reste un ultra-fan de DC et en particulier de ses dessins animés (il me faudrait un mois pour réellement faire le tour ce tout ce que j’ai pu lire ou voir qui touche à cet univers), Justice League: Crisis on two Earths fait partie des meilleurs films produits par le studio (je dis ça, mais ils sont tous bien en fait). Les amateurs DC en auront pour leur argent, les amateurs d’action super-héroïques seront contents, les amateurs de dessins animés seront ravis d’avoir un vrai truc à se mettre sous la dent entre deux épisodes de Bob l’éponge. C’est tout. A noter que c’est aussi une excellente introduction au phénomène des Crisis pour ceux peu habitués aux lubbies de DC…

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commentaires
  1. Vinsymbol dit :

    marre de ces films qui font passer Flash pour un rigolo, Superman pour une lopette à la merci d’un pauvre éclair et Batman pour un pleurnicheur… Martian Manhunter est le seul qui vaille la peine mais pourquoi s’entiche t-il d’une humaine de terre parallèle… Ce film est paresseux!!!

    • Oliver Castle dit :

      Le film est dans la lignée des caractérisations de la série : « facile à piger ». C’est clair que ce ne sont pas les plus intéressantes, mais au moins il n’y a pas de temps perdus là dessus ! Ensuite, paresseux, je ne sais pas ce qu’il te faut, il y a un peine un temps mort ! A mon avis, c’est plus un concours de circonstances qui fait qu’il tombe amoureux, on choisit pas son coup de foudre comme on dit. Ca m’a pas plus déranger que ça…

      • Vinsymbol dit :

        Paresseux ou comment bâcler les scènes de bagarre à leur plus simple appareil… j’te tape tu m’tape… etc etc… Qu’en est-il du combat attendu entre Ultraman et Superman? Pourquoi Batman est si passif contre Owlman? Oui il gagne à la fin mais ce Batman là me déplait… Il n’arrête pas de se faire dérouiller pendant tout le film!

      • Oliver Castle dit :

        Mais Batman, ça reste un humain avec des gadgets, normal qu’il se fasse dérouiller ! C’est le cerveau du groupe dans cette version…
        Ca reste aussi un film d’animation (pas le meilleur certes de DC), donc ca m’a pas plus dérangé que ça que ca soit limité. Le foisonnement de combats et des adversaires compense le manque technique.
        Ce qui me plait surtout dans ce film, c’est qu’il est accessible pour le plus grand nombre à des notions difficiles de l’univers DC (crise, terres parallèles, JLA…) Après, je lui préférerais un Superman: Doomday ou un autre dont j’ai pas encore parlé… Je lui préfère First Flight aussi.

  2. […] par l’équipe DC Animation. A noter que le chara-design se rapproche de celui utilisé dans Crisis on Two Earths mais que l’un n’est pas la suite de l’autre. La réalisatrice n’en est plus […]

  3. […] regard du nombre de chroniques sur des films d’animation DC que j’ai pu chroniquer, je pense que je n’ai pas vraiment besoin de rappeler que je […]

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