Rattus est un jeu de Ase et Henrik Berg, illustré par Alexandre Roche et publié par White Goblin.

Dans Rattus, vous allez recréer l’épidémie de peste qui a ravagé l’Europe entre 1347 et 1351. Vous avez donc un petit plateau avec une carte de l’Europe découpée en 12 territoires, des cubes en bois (kukambois) qui représente vos populations, un pion Peste qui va se balader sur la carte, des jetons Rat qui vont apparaître et six cartes personnages.

Pour gagner, il faut être le joueur avec le plus de kukambois de sa couleur sur le plateau à la fin. Comme j’ai dit « le plus de kukambois », c’est donc un jeu de majorité. Comme j’ai aussi dit qu’il y avait une carte découpée, qu’on va placer et déplacer des cubes, c’est donc aussi un jeu de placement. Comme il est possible que je fasse d’autres chroniques de jeux de plateau à l’avenir et que tout le monde n’est pas spécialement versé dans l’art du game design, autant que j’explique un peu pour les néophytes (de toute façon, les pas néophytes iront consulter le site de référence francophone qu’est Tric Trac plutôt que mon blog). Pour faire une analogie avec le plus connue des jeu de plateau, RISK est un jeu de placement et de majorité très grand public. Pas forcément un mauvais jeu, mais avec Rattus, je vous emmène dans un degré de stratégie bien au-dessus.

Comment le jeu fonctionne ? A chaque tour, un joueur doit :

  1. Prendre (s’il le souhaite) une carte personnage (libre ou chez un adversaire) et activer les cartes personnages qu’il possède. Chacune à un petit pouvoir spécial. Exemples : le paysan permet de placer un cube de plus sur la carte, le roi permet de protéger un kukambois en l’envoyant dans le château, etc.
  2. Placer des cubes sur une zone du plateau MAIS il ne peut les placer que sur des zones où il y a des jetons rats. Puis il pioche des jetons rat au hasard et les place sur des zones adjacentes à celle où il vient d’arriver.
  3. Enfin, déplacer le pion peste (de préférence, pas la où il vient de se mettre, mais chacun ses stratégies après tout) sur carte. Si jamais la peste arrive dans une zone arrive dans une zone avec des rats et des kukambois, la magie du guerrier de l’apocalypse fait son effet et on élimine les cubes en fonction des indications sur les jetons rats, qui sont ensuite retiré du jeu.

Et c’est là où réside toute la force de Rattus ! Car sur les jetons rats, il y a :

  1. Un chiffre qui indique à partir de combien de cubes dans la zone il prend effet. A 6+, il faut six cubes ou plus pour qu’il s’active, s’il y en a que 5, le jeton est défaussé. Evidemment, il y a des jetons avec 1+…
  2. Des symboles de personnages. Si le jeton est activé par le chiffre susnommé, ne seront concernés que les joueurs qui possèdent à ce moment-là les cartes personnages dont les symboles apparaissent sur les cartes.

En d’autres termes : si je veux gagner il faut que j’ai les bons personnages pour faire des manipulations avec mes kukambois sur le plateau MAIS plus j’ai de personnages, plus j’ai de chance de perdre des cubes ! Tadam, et c’est pour ça que ce jeu est merveilleux et, disais-je, vous place dans une autre catégorie de jeux que le RISK !

Le jeu prend fin quand on a épuisé le stock de jetons rats à placer sur le plateau, la peste fait un dernier ravage sur la carte et on compte les cubes de chacun.

Les parties durent environ 45 minutes, ce qui est très rapide et permet d’en enchaîner plusieurs. Et c’est à partir de 10 ans et plus parce qu’il faut avoir une certaine logique pour bien appréhender le jeu (y compris la logique dite du « coudput' ») et parce qu’il y a finalement peu ou pas de hasard. J’ai testé à 2 joueurs et à 4 joueurs, qui représente le minimum conseillé et le maximum autorisé. Inutile de dire que, comme souvent, le jeu révèle toute sa saveur et tout son potentiel à 4.

Vous aurez pu constater sur le jeu est beau et le matériel de qualité. Il est à noter qu’il existe déjà une extension qui rajoute des cartes personnages et qu’une deuxième est à venir avec la grande messe d’Essen.

Rattus, un jeu qu’il est bien et pas que pour les rats !

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commentaires
  1. […] la sphère ludique acharnée a retourné dans tous les sens (ou alors des jeux sous-estimés, comme Rattus). Mais on ne sait jamais, peut-être de nouveaux adeptes et curieux naîtront à la lecture de cet […]

  2. […] crois avoir signalé à l’occasion d’une chronique sur Rattus que la base du jeu de société moderne, la limite entre ceux qui préféreront toujours sortir un […]

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