Awkward est une série créée pas Lauren Iungerich avec Ashley Rickards.

Jenna est la fille à laquelle personne ne prête attention dans le lycée. Cela va changer suite à un quiproquo, une mystérieuse lettre, et un accident qui passe pour une tentative de suicide…

Je vous la fais court, de toute façon il vous suffira de regarder la vidéo en fin d’article pour vous faire la propre idée de la chose. Awkward est mon deuxième coup de cœur des séries estivales 2011, après Suits. Par contre, c’est diamétralement opposé comme ambiance !

Une petite dizaine d’épisodes de 22 minutes pour présenter un regard frais et nouveau sur l’adolescence, avec son lot de stéréotypes habilement contre-exploités (exemple: la méchante pompom girl est grosse…). Evidemment, c’est une version sérialisée des teen movies américains tels que Easy A ou Mean Girls, en gros c’est pour ça que ça me plait. Et c’est pour ça que ça ne plaira pas à ceux qui n’aiment pas le genre.

Pourtant, passer à côté d’Awkward, c’est passé à côté de belles tranches de vie adolescente avec ses problèmes inhérents. Mais comme la série est intelligemment construite et les personnages un tout petit plus fouillés que la moyenne, on se retrouve avec d’intéressants cas :

  • Jenna, la fille que tout le monde ignore (et à qui cela convenait) qui arrive sous les feux de la rampe avec son bête accident mais qui continue d’être cynique sur sa propre condition,
  • Le faux boy-friend footballeur qui n’assume pas ses sentiments et n’arrive pas à se placer dans une situation de couple,
  • La conseillère d’éducation totalement à l’ouest et qui participe pour beaucoup au potentiel comique de la série,
  • Les parents à peine trentenaire qui n’arrive pas à établir des rapports sains avec leur filles (surtout la mère, totalement intrusive),
  • Les rapports sexuels sont complètement dé-dramatisés (disons « banalisés » ce qui est sûrement une juste vision des jeunes lycéens) sans verser dans le trash ou l’excès,
  • La grosse pompom girl, disais-je plus haut.,
  • Etc.

Pour ceux qui s’intéressent de près à la sociologie adolescente et à tout ce qui tourne autour (l’école, le sexe, la popularité, le rapport avec les autres élèves, avec les parents, l’être et le paraître, le passage à l’âge adulte, etc.), Awkward fournit une interprétation très juste de tous ces thèmes, sûrement bien plus que des séries telles que Glee, Gossip Girl et j’en passe (oui, je vais aussi du troll gratuit si je veux, d’autant plus que je n’ai pas vu ces séries).

Petite note amusante (je ne sais pas si c’est le cas pour toutes les séries MTV) mais quand un épisode est diffusé sur les ondes, il y a un petit bandeau pour indiquer le nom de l’artiste et le titre de la chanson qui habille l’épisode. C’est pas grand chose, mais pour peu qu’on soit amateur de ces groupes éphémères qui parsème la bande originale de l’adolescence, c’est toujours pratique. Ce qui me fait penser que dans ma bande originale de mon adolescence, il y avait du Ace of Base… J’ai honte.

Au niveau du casting, c’est très inégal. Pas la peine de se leurrer. Certains acteurs surjouent un poil leur personnage au point d’en perdre une certaine crédibilité sans pour autant renforcer le potentiel comique de la cruche/le bogoss/la grosse vache/etc. Desi Lydic est vraiment à mourir de rire en conseiller d’éducation et je trouve la petite Ashley Rickards touchante dans le rôle de Jenna. L’autre gros problème du casting, c’est que les acteurs souffrent du syndrome Smallville, souvent trop vieux de 4-6 ans pour jouer des ados de 15-16 ans…

En dépit de cela, Awkward est drôle, intelligemment traité et rafraîchissant ! Laissez-vous tenter par un épisode pour vous faire votre propre idée, ce n’est que 22 minutes de votre vie…

commentaires
  1. […] Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas présenté un teen-movie ! Easy A est une comédie pour ados dans la pure lignée de Mean Girls mais qui plaira aussi aux plus vieux, pour peu qu’ils ne soient pas des vieux aigris. Il est ici question de l’habituelle notoriété que recherche le lycéen lambda pour cesser d’être un nobody. Ou comment une fausse bonne idée finit par déraper au point d’être complètement incontrôlable. Voilà qui n’est pas non plus sans rappeler Awkward. […]

  2. […] Hollywoo est un film réalisé par Frédéric Berthe et Pascal Serieis (qui contribue aussi au scénario) avec Florence Foresti (King Guillaume), Jamel Debbouze (Astérix et Obélix:  Mission Cléopâtre) et Nikki Deloach (Awkward) […]

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