Some King Of Wonderful / Pretty In Pink

Publié: 23/09/2011 dans Cinema
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Some king of wonderful est un film de 1987, avec Eric Stoltz (l’acteur qui a failli être Marty McFly dans Retour vers le futur, et vu dernièrement dans Caprica), Lea Thompson (la maman de Marty McFly dans Retour vers le futur 2 et 3) et Mary Stuart Masterson (vu dans… euh… Benny & Joon parmi les choses que j’ai vues).

Pretty In Pink est un film de 1986, avec Molly Ringwald (The Breakfast Club) et Jon Cryer (Mon Oncle Charlie).

Ces deux films ont été écrits par John Hughes et réalisés par Howard Deutch…

Some king of wonderful : Keith est un adolescent qui partage son temps entre un petit boulot alimentaire dans un garage, ses peintures et le lycée. Il est amoureux de la plus belle fille du lycée, Amanda Jones. Le problème, c’est que Amanda est issue d’une famille sur un barreau de l’échelle sociale bien au-dessus de celui de Keith et qu’elle a déjà un petit copain fils-à-papa. Mais lorsqu’elle rompt avec celui-ci, le vaillant artiste tente sa chance grâce à l’aide de sa meilleure amie, Watts. Qui est malheureusement amoureuse de Keith…

Pretty In PinkAndie est amoureuse du bogoss du lycée, Blane. Le problème, c’est que Andie est issue d’une famille sur un barreau barreau de l’échelle sociale bien en-dessous de celui du fils-à-papa. Grâce à l’aide de son meilleur ami, Duckie, elle va tout en mettre en œuvre pour le conquérir. Qu’en est-il de Duckie, malheureusement amoureux de Andie ?

Je sais ce que vous allez me dire : « c’est quoi ces pitchs vus un milliard de fois ? » et « En plus, c’est du copier-coller tes films ! ». Oui, mais en réponse je me gausse, et je sors l’argument ultime : John Hughes ! Quoi que vous pourrez m’opposer comme argumentation, elle sera forcément branlante face à ce nom. Je vais partir du principe que comme dans In the land of women, vous ne savez pas qui est John Hughes et me permettre d’enfiler mes lunettes de Monsieur Cinema.

John Hughes est un nom qui ne parle à plus grand monde parce que la plupart de ses succès datent des années 80, et pourtant il s’agit rien de moins que du pape de la comédie pour adolescents. En plus, quand vous aurez lu les titres de ses films, vous lâcherez un « Aaaaah mais oui, en fait, je le connais ! » Sans dire qu’il a inventé le teen movie (dont les prémices sont plutôt à placer du côté des films de James Dean et de American Graffiti), il est celui qui a en posé les fondements durables. Tout ce que vous avez pu voir par la suite en terme d’explorations de vie adolescente se raccroche plus ou moins aux bases définies par John Hughes. Car il est le premier scénariste à avoir proposé à l’écran des personnages qui ne sont pas des caricatures d’eux-même et qui ont des vrais problèmes d’adolescents, problèmes dans lesquelles tous (acnéiques ou non) se retrouvent. Ils dégagent de ses comédies un sentiment de réalisme touchant et vrai. John Hughes était un scénariste de génie à qui l’on doit : Weird Science (décliné en série dans les années 90 sous le nom français de Code Lisa), The Breakfast Club, Pretty In Pink, 16 Candles, La folle journée de Ferris Bueller, Some king of wonderful… mais aussi la série des National Lampoon, la série des Maman j’ai raté l’avion, la série des Beethoven

Aaaaah mais oui, en fait, je le connais !

Qu’est-ce que j’avais dit ? J’en profite pour glisser une anecdote amusante en guise de conclusion sur cette présentation laconique de John Hughes, le premier épisode de la géniale et trop méconnue série Community lui est dédié et un hommage à The Breakfast Club.

J’ai choisi Some kind of wonderful parmi toute la liste de ses teen movies parce que c’est assurément l’un de ses films les moins connus, et l’un de mes préférés. Mais sur simple demande dans un commentaire, je vous fais avec plaisir une chronique sur n’importe quel autre. Il s’agit de l’un de ses derniers scénarios consacrés au genre adolescent et se veut être le miroir de Pretty in Pink (d’où ma double chronique). En effet, dans Pretty in Pink, Molly Ringwald (actrice emblématique de cette décennie) est amoureuse du gosse de riche et ne voit pas l’amour que lui porte son meilleur ami Bucky, tant et si bien qu’elle finira le film avec le bogoss en laissant le geek sur la touche. Sauf qu’en voyant le film, et en décortiquant les variations de rythmes négatifs et positifs autour des personnages, vous voyez qu’il y a un problème ! En fait, les studios après avoir vu le premier montage et les réactions du public-test a demandé à ce que la fin soit ré-écrite, pour montrer que même la petite prolétaire pouvait finir avec le type blindé de thunes, parce que l’amour est plus fort que les conventions sociales et les préjugés sans fondement.

Piqué au vif, John Hughes écrit dans la foulée Some kind of wonderful qui est un Pretty In Pink au masculin et avec sa fin originelle. Il en résulte un film que je juge plus abouti dans la construction narrative (qui pour le coup reste logique) en explorant les mêmes thèmes :

  • la frustration de la meilleur amie qui n’est pas considérée
  • comment la condition riche/pauvre des lycéennes amènent des clivages qui n’ont pas lieu d’être

Some kind of wonderful met en valeur un vrai antagoniste pour Keith en la personne de l’ex d’Amanda, ce qui renforce d’autant plus le « combat » de Keith pour la conquérir. Comme tous les films dotés d’une richesse narratives, John Hughes rajoutent d’autres sources de conflits pour le protagoniste : la relation avec le père (se rebeller ou non), la crise existentielle (faire ou ne pas faire des études d’art), le faux antagoniste…

Sinon, c’est peu ou prou la même chose que Pretty In Pink. Les protagonistes fondamentalement exclus de par leur nature (la bonne élève et l’artiste), les meilleurs amis encore plus à la ramasse socialement que les héros (le geek et la rebelle rockeuse), les riches arrogants qui voient le monde différemment à la fin du film… Comme tout teen movie américain qui se respecte, les deux mettent en avant les conflits entre élèves (tandis que en France, on préfère placer les conflits entre deux générations… ce qui, de mon point de vue, explique en grande partie pourquoi les teen movies français sont globalement sans intérêt…). Quel que soit le code mis en place, il est toujours traité de façon juste à la fois par le scénariste et par les acteurs.

Les deux films datent des années 80 et doivent donc se regarder en connaissance de cause, avec ce petit sourire aux lèvres en voyant les fringues, les coupes de cheveux ou tout autre élément qui font un peu has-been mais rendent tous les succès de cette décennie terriblement attachants.

Si j’ai déjà signifié que Some kind of wonderful avait ma très nette préférence à tout point de vue si je juge les deux films sur leurs qualités teen-moviesques, il faut bien avouer que la bande originale de Pretty In Pink est beaucoup plus typée et intéressante. Bon, ça reste de la musique des années 80… mais comme j’aime bien The Psychedelic Furs, je vous la mets en cadeau bonux.

Si vous aimez les teen movies, je ne saurais que trop vous conseiller d’aller vous procurer l’un ou l’autre de ses deux films qui représentent, à mon humble avis, la base du film pour/d’adolescents dont la trame principale s’articule autour de la romance. (Pour d’autres thèmes, il faudra chercher ailleurs ou attendre d’autres chroniques.) Pas les meilleurs teen movies du monde, mais assurément la base.

Et vous, êtes-vous plus Some Kind of Wonderful ou Pretty in Pink ?

Tiens, vous noterez que pour une fois, sur des bandes annonces des années 80, il n’y a pas de voix off…

Cadeau bonux :

Cadeau bonux gratuit, peut-être à durée limitée ! J’ai trouvé Some Kind of Wonderful en entier sur youtube. Si ça peut aider des gens à voir le film, je partage aussi (vo uniquement)…

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commentaires
  1. […] Best Friend’s Girl est un film Howard Deutch (Pretty In Pink) avec Dane Cook (Mystery Men), Kate Hudson (Almost Famous) et Jason Biggs (American […]

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