In The Land Of Women

Publié: 13/09/2011 dans Cinema
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In The Land Of Women est un film écrit et réalisé par Jonathan Kasdan, avec Adam Brody (vu dans Jennifer’s Body que je cite pour me rappeler qu’il faut que je le vois), Kristen Stewart (Adventureland) et Meg Ryan (je vais juste citer French Kiss, parce qu’il a été réalisé par le père de Jonathan Kasdan).

Carter vient de se faire plaquer par sa petite amie. Scénariste de films porno à Los Angeles, il décide de prendre le temps d’une grosse introspection post-rupture en se rendant dans la banlieue de Détroit pour s’occuper de sa grand-mère. Il va alors se nouer d’amitié avec la voisine et sa fille…

Et là tout de suite, vous voyez où le scénario vous amène, n’est-ce pas ?

In The Land of Women fait partie de ces films que, naturellement, je n’aurais jamais mis dans mon lecteur DVD. Parce que ça parle d’adultère et que les histoires d’adultères me saoulent. Parce que ça va parler de maladie, et les drama avec du cancer dedans, je m’en passe volontiers. Parce que, l’air de rien, ça n’a pas l’air fantastique comme film. Mais, j’ai poussé le vice et je l’ai regardé :

  1. Parce qu’il y a Kristen Stewart (ça va, ça va, j’assume pleinement ce côté esthétique du film !)
  2. Parce que j’aime bien les films dont le héros est un scénariste ou un écrivain (on n’est pas au niveau d’Adaptation, mais on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a)
  3. Parce que je me demandais comment le chirurgien esthétique de Meg Ryan avait réussi la prouesse de lui rendre une gueule apte la faire jouer dans autre chose qu’un film d’horreur…
  4. Parce que, après (500) Days of Summer, j’avais encore envie de voir des films qui traitaient des phases du deuil après une rupture amoureuse
  5. Parce que la bande-annonce est mensongère !

Adam Brody n’a malheureusement pas réussi à me convaincre en scénariste qui vit une crise existentielle professionnelle (il souhaite arrêter le porno pour écrire du livre pour enfants… *insérer ici un « ouah » complètement dubitatif*) et une crise personnelle (toutes les phases du deuil et sa reconstruction ont l’air de lui passer dessus comme l’eau sur les plumes d’un canard). Cela dit, je blâme plus le scénario que l’acteur. En revanche, en type blasé et déphasé, je l’ai trouvé très juste dans sa relation avec Kristen Stewart ou sa grand-mère.

Le scénariste a décidé de nous faire une espèce de triangle amoureux un peu foireux qui m’a plus énervé qu’autre chose. Certes, Meg Ryan a toutes les raisons de tomber pour ce jeune éphèbe de 27 ans qui manie bien les mots (son mari la trompe, sa fille la déteste, elle apprend qu’elle est malade, bref…) mais c’est typiquement les astuces de scénario qui m’ennuie. Cela dit, j’ai trouvé l’évolution de leur relation, depuis la simple amitié jusqu’au baiser, plutôt bien traitée : elle montre bien comment deux êtres brisés se rapprochent pour se soutenir. C’est juste que personnellement, ça ne me parle pas.

J’ai préféré la façon dont le héros et la fille de Meg Ryan se sont rapprochés. Certes, j’ai naturellement tendance à préférence les nanas de 20 ans aux siliconées de 50… (la déchéance physique de Meg Ryan est vraiment un drame !). Evidemment, on sent bien que cette relation est tout aussi vouée à l’échec que l’autre, exactement pour les mêmes raisons : deux personnes qui essaient de recoller ensemble les morceaux de leurs vies éclatées ne peuvent pas fonder un couple solide… Ceux qui détestent Kristen Stewart fuiront ce film comme la peste, elle nous sort le grand jeu pré-Twilight sans subtilités qui a fait sa réputation (oui, le fameux « je fais passer ma mèche de cheveux derrière l’oreille »). J’avoue que ça me dérange pas (un thérapeute serait sûrement intéressé de lire ça…). D’ailleurs, les amateurs retrouveront beaucoup de points communs entre le personnage de Lucy et celui de Keith dans Someking of Wonderful (teasing d’une chronique à venir).

La reconversion professionnelle du protagoniste est vite expédiée. Sa « reconversion » sentimentale aussi (yey, vive la fin qui surfe sur le plus gros cliché des écrivains en mal d’amour : le café et la serveuse !). J’ai toutefois bien aimé le jeu des chaises musicales dans le rôle clé du mentor, qui passent d’un personnage à l’autre pour les aider à affronter les divers obstacles que la vie met sur leur chemin. Un autre thème à peine abordé est celui de la relation entre Carter et sa grand-mère, dommage.

A la réalisation, c’est mou du genou. Je ne demande pas à ce qu’un drame sur l’amour et l’amitié soit filmé façon John McTiernan, mais j’ai bien cru que In The Land Of Women ne finirait jamais tant il est d’une lenteur digne d’un gastéropode sous prozac !

Enfin, je dois bien avouer qu’il y quelques répliques bien senties et bien écrites (la plupart dans la bande annonce, comme toujours).

Au final, sans être le film du siècle (loin de là !), ce petit drame n’est pas dénué de certaines qualités et d’une petite fraîcheur. Il n’a rien de profond, mais pour un dimanche après-midi pluvieux, il peut agréablement vous occuper. Si vous avez déjà vu tous les autres bons films que je conseille sur ce blog (au pif : , , , et ). Si vous n’êtes pas trop exigeant. Ou si vous aimez les films qui versent dans le pathos. Dommage, il aurait pu faire un vrai bon film si le scénariste n’était pas passé à côté de beaucoup de ses sujets.

Ne vous laissez pas abuser par cette bande-annonce, elle est clairement mensongère et tire profit de la renommée de Kristen Stewart ! En parlant d’elle, le prochain film que je chroniquerai d’elle sera un must-have (et ce n’est pas Twilight…)

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commentaires
  1. […] et le livre autobiographique de Cherry Curry, avec Kristen Stewart (Adventureland, In the land of Women) et Dakota Fanning (Twilight), produit entre autres par Joan […]

  2. […] jeu d’ado torturée, ce pour quoi on l’a embauchée, en récupérant sa prestation de In the land of women. Ça pourra énerver, je le conçois. De toute façon, c’est loin d’être son meilleur […]

  3. […] First Time est un film écrit et réalisé par Jon Kasdan (In the land of the women), avec Dylan O’Brien (Teen wolf) et Britt Robertson (Scream […]

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