Hitman: Blood Money

Publié: 08/09/2011 dans Jeux Vidéo
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C’est après avoir vu ce trailer E3 annonçant le retour de l’agent 47 après des années passées au placard que je me suis rendu compte que je n’avais jamais fait une seule de ses aventures en dépit du bien que j’ai pu en entendre depuis 10 ans. Comme la vidéo m’a l’air tout à fait sympathique et que la licence en jeu est forcément mieux exploitée que la fade adaptation cinématographique, je m’en suis allé quérir un exemplaire.

Comme les jeux vidéo en 3D ont tendance à très mal vieillir, et que même si je me considère comme un retro-gamer je n’y arrive qu’avec les jeux 2D, j’ai porté mon choix sur Blood Money, le dernier épisode de la saga. De fait, je bénéficiais de graphismes datant d’il y a 5-6 ans et de l’expérience de IO Interactive pour m’en proposer une des plus complètes, d’expérience. Tant pis pour les trois premiers opus. De toute façon, la structure des jeux est toujours la même…

Vous incarnez donc l’Agent 47, un assassin, qui reçoit des contrats sous forme de missions.

C’est. Tout.

Dans Blood Money, on enrobe les missions dans des flashbacks d’une histoire racontée par un puissant magnat politicien s’extasiant auprès d’un journaliste de la façon dont il a réussi à tuer l’Agent 47. Vous suivez donc les derniers mois de la vie de l’assassin. Honnêtement, la storyline ne vaut pas grand chose et, comme je le disais, n’est qu’un artifice pour simplement trimbaler votre assassin silencieux aux quatre coins du monde. Clone conditionné pour tuer, l’Agent 47 ne s’encombre ni de passé, ni d’état d’âme, ni d’envie de pérorer pour un rien. Avec son faciès aussi expressif qu’une brique, il représente un anti-héros dans lequel le joueur n’aura aucun mal à se plonger. Si objectivement, un tel manque de caractérisation serait un crime dans la plupart des joueurs, cela reste la force des Hitman. Et pour dire la vérité, ça finit par rendre le personnage plus charismatique qu’il n’y paraît.

Pour résoudre les missions, vous disposez :

  • D’un arsenal complet dont 82% vous sera totalement inutile (en général, le fusil à pompe pose problème pour les infiltrations silencieuses),
  • D’une faculté incroyable pour dépouiller des cadavres et enfiler les fringues du macchabé,
  • D’un penchant très Consuela qui vous pousse à faire le ménage et cacher la viande froide dans des containers,
  • D’un panel de mouvements vastes pour buter des gens qui ne font même pas partie du contrat initial (depuis l’égorgement à la corde de piano à la poussette l’air de rien par-dessus la balustrade).

Les missions ont le mérite de se renouveler en proposant des challenges variés (comme de la filature) et plusieurs façons d’appréhender les situations. Vous pouvez bourriner dans le tas en espérant avoir assez de ressources pour survivre (mauvaise idée), utiliser des pièges en plaçant intelligemment vos bombes, approcher la cible en vous cachant continuellement et en surveillant les rondes des gardes, vous déguiser pour arriver à être suffisamment proche du contrat et le finir au couteau, etc. Chaque approche valorise le joueur avec la récompense immédiate d’avoir eu une stratégie gagnante ou bien le force à se remettre en question.

Les niveaux sont vastes et variés. Ils proposent un level design bien pensé qui offre au joueur plusieurs entrées pour résoudre un même problème. Même cloisonnés et bien vides pour la plupart, ils donnent tout de même un bon sentiment de liberté. L’intelligence artificielle est elle aussi un peu à la ramasse et les plus observateurs auront vite fait de repérer les séquences de déclenchement de scripts pour les utiliser au mieux.

Le jeu souffre bien évidemment d’un moteur graphique à présent dépassé. Les personnages ont l’impression d’avoir été animé avec un balai dans le fondement. Les développeurs se sont sentis obligés de nous proposer un tas de choses inutiles pour donner l’illusion de profondeur (comme toujours). On citera un système de notoriété complètement bidon, un foisonnement d’armes inutiles (je n’ai joué et upgradé que mes pistolets silencieux), l’argent qui ne sert pas, le fait de devoir essayer de finir la mission avec votre costume à 5000$, etc. Les cinématiques sont bien évidemment assez moches en 2011. En revanche, les musiques (dont l’Ave Maria) sont plutôt bonnes et collent à l’ambiance.

Je ne suis pas très jeu d’infiltration par nature (je n’ai fait aucun Splinter Cell, aucun Assassin Creed) mais, paradoxalement, c’est un style que j’affectionne quand je fais du FPS (je pense à mes parties de No One Lives Forever ou bien sûr Deus Ex). Aussi ai-je grandement apprécier enfiler le costume noir de l’Agent 47 pour buter froidement et dans le dos nombre d’innocents.

Hitman: Blood Money est une excellente surprise pour qui n’a jamais touché à la série. Il ne sera probablement pas votre choix premier avec les Assassin Creed disponibles sur le marché, mais il a le mérite de faire partie d’une licence qui a initié un genre. Si la vidéo du prochain opus/reboot nommé Absolution vous a titillé en début d’article, vous savez quel jeu acheter pour vous faire une idée. En tout cas, je l’attends…

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commentaires
  1. […] il y a fort fort longtemps, je mettais penché sur Hitman: Blood Money alors que je ne connaissais rien de la série et l’expérience fut ma foi fort agréable. […]

  2. […] les PNJ, croyant pouvoir m’accomoder d’un gameplay d’infiltration bancal à la Hitman. Chose qui me semblait la bonne solution pour un jeu qui se réclame de […]

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