Galaxy Express 999

Publié: 03/07/2010 dans Anime, Cinema, Geekitude
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Désolé pour hier, pas d’article parce que j’ai eu d’autres choses à réfléchir dans la journée. Pas de suite du report de mon Hellfest parce que les photos nécessitent des changements de taille et que je n’ai pas pu le faire pendant ma pause midi et que chez moi, mon disque dur est toujours bel et bien mort (son remplaçant vient d’arriver, je n’ai pas encore le courage de réinstaller Windows).

On va donc faire une petite chronique cinéma de bon aloi avec le film que j’ai vu hier soir. Enfin revu hier soir. Galaxy Express 999.

Galaxy Express 999 est la première adaptation cinématographique tirée du manga éponyme créé par Leiji Matsumoto, le créateur du Captain Harlock (plus connu chez nous sur le nom pas si ridicule d’Albator). Je pense qu’il est inutile de dire que Leiji Matsumoto et son univers font partie des piliers de ma culture et que, comme Blade Runner, c’est finalement indissociable de ce que je suis. En d’autres termes, je suis un méga-fanboy.

En France, c’est bien évidemment Albator la série la plus connu. Au Japon, c’est Galaxy Express 999, et cela dès la diffusion de la série en 1978. L’engouement est tel que la production du film est mise en chantier. Il s’agit de la toute première adaptation en long métrage au cinéma d’un manga, et son succès au pays du Soleil Levant a conditionné et permis toutes celles qui ont suivi par la suite. Leiji Matsumoto était dans la boucle créatrice et le réalisateur n’était autre que Rintaro (les amateurs connaissent et ont sûrement vu Metropolis).

L’histoire reprend et adapte celle du manga tout en introduisant les personnages en vogue à l’époque, le Captain Harlock et Queen Emeraldas. Même s’il est à noter que ceux-ci ne sont pas officiellement contemporain de l’époque Galaxy Express 999. On s’en fout, de toute façon, la chronologie du Leijiverse (l’univers créé par Leiji Matsumoto) est un tel bordel qu’on ne cherche plus les incohérences.

Tetsuro est un adolescent qui cherche à embarquer sur le 999 pour sur rendre sur la planète où les corps mécaniques sont gratuits pour en obtenir un et ensuite aller se venger du Comte Mécanique qui a tué sa maman. La destinée met sur son chemin Maetel qui lui offre le billet, mais autant de générosité ne serait-elle pas suspecte ?

De manière bien plus raccourcie que dans le manga, on suit les aventures et le parcours initiatique du jeune Tetsuro, de station en station. Au fil de ses rencontres, il va se découvrir petit à petit et forger son caractère. Il n’y a pas de secret, on retrouve la recette qui fait le succès de quasiment toutes les oeuvres de Matsumoto : le passage à l’âge adulte, quel est le prix de l’immortalité, celui à payer pour la technologie (la mécanisation des corps – autant dire que Matsumoto était franchement avant-gardiste il y a 35 ans), la révolte contre les injustes, l’aviation, la mythologie (nord) européenne… Les plus acharnés et connaisseurs reconnaîtront dans la quête de Testuro une relecture de la quête du Graal, ainsi que les mythes d’Oedipe et Electre dans le couple Tetsuro/Maetel. Je n’en dévoile pas plus pour ne pas compléter spoiler un film que certains pourraient avoir envie de regarder après cette chronique.

Le film affiche désormais trente ans d’âge et les accuse à peine. Evidemment, l’animation n’est pas aussi fluide mais il faut bien voir que les 128 minutes ont été produites en à peine 7 mois, sans recours aux ordinateurs. La copie aurait pu mériter un petit nettoyage, on voit encore toutes toutes les brûlures de cigarette, marques indiquant aux projectionnistes quand changer la bande. Beaucoup restent hermétiques au style Matsumoto, j’adore. L’Arcadia vert à tête de mort fait sa première apparition dans ce film et c’est toujours plaisir de le voir s’élancer dans l’espace (finie l’Arcadia bleue pour des pures raisons commerciales et de nouveau merchandizing). Suivant la recette Disney copié par le Japon, on subira quelques chansons au milieu du film, en plus elles sont un peu disco-like, ça renforce bien le côté vieillot de la copie. A côté de ça, la bande son est magnifique et soutien parfaitement le film.

Même en temps que fan du manga et de la série animée, je vois bien que ce film pèche par excès de trop bien faire. La quête de Tetsuro, c’était détruire le Comte Mécanique. Autant dire qu’une fois ceci accompli, on est étonné de voir qu’il reste encore 30 minutes de bobines… 30 minutes vraiment plates passé le climax et qui enchaînent nombre d’incohérences grandguignolesques. Genre Harlock qui pilote son vaisseau seul à la barre sur la proue du vaisseau ; alors oui, c’est méga la classe, mais le tir de canon lourd de tourelles de défense planétaire qu’il esquive en décalant la tête pour recevoir une mini-cicatrice, euh… comment dire… Genre Maetel qui a le corps de la mère de Tetsuro, euh… comment dire…

Mais, ce n’est pas grave, en tant que fanboy, je suis prêt à presque tout pardonner pour apprécier encore et toujours me plonger dans le Leijiverse. Tout amateur de cette univers se doit de l’avoir vu. Tout amateur d’animation japonaise se doit de l’avoir vu. Les autres y trouveront peut-être une curiosité à regarder d’un oeil amusé. Tout simplement parce que Galaxy Express 999 est une oeuvre culte. A noter que ce film possède deux suites sur lesquelles il faut que je mette la main.

Galaxy Express tree-nine will take you on a journey, a never-ending journey, a journeeeeeyyyy to the staaaaaaars!

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commentaires
  1. Jaessa dit :

    Le seul que j’ai vu était Sen nen Joou – Princesse millénium en français. Je l’ai vu vers la fin des années 80 en VHS (je l’ai encore). A l’époque, ça m’avait un poil choquée mais en même temps, ça m’avait vraiment envouté 🙂 Faudrait que je retente une expérience du Leijiverse.

  2. fenrhyr dit :

    T’as vu l’un des plus hermétiques…

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