On fait encore de la BD ?

Publié: 21/06/2010 dans Cher Journal...
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Encore la tête dans le gros son du Hellfest, il va falloir encore attendre un peu pour avoir mon live report. Le temps de récupérer les photos, de les trier, de les choisir, de faire les textes… Bref, ce n’est pas pour tout de suite.

Aujourd’hui, on va parler bandes dessinées. Ca fait un long moment que j’ai décroché. La faute au rapport qualité/prix pour faire des raccourcis faciles. Même les BD des potes ne finissent pas chez moi. Du moins, pas autant que je le souhaiterais. Toujours est-il que je passais au Leclerc du coin pour trouver de quoi offrir quelque chose à mon papa pour sa fête, et que la solution de facilité, c’est toujours de la BD. Je cherchais des Petit Nicolas, mais l’édition que je cherchais ne se faisait pas dans les trois pauvres librairies que peuplent la ville de mes parents.

Je fouillais donc le Leclerc. Sachant que je suis désormais habitué aux rayonnages du Virgin ou des disponibilités internet, le choc de découvrir trois BD qui se battent en duel est grand. Mais plus que ça, c’était surtout de redécouvrir la richesse de la BD franco-belge actuelle. Evidemment, je retrouvais des classiques comme Tintin ou Astérix, là n’est pas la question. La question est de se demander ce qui passe pas la tête des éditeurs. Je vais sûrement exagérer le trait, mais je n’ai eu l’impression de n’avoir à faire qu’à des recueils/compilations de BD !

Des Gaston Lagaffe ventant la magie de l’écologie. Un Boule et Bill pareil. Des best-of Bamboo Editions. Des Best-of de-ci, des best-of de-là. Je ne vais même pas parler de ces fantastiques ouvrages que sont Les Blondes (qui mettent en images des blagues) ou Les Geeks (qui recycle des morceaux choisis de l’ex-bashfr)… ou de ce machin format à l’italienne qui prend simplement des images de l’album Le nid du Marsupilami pour en faire un « nouvel » album markété comme « la plus belle histoire d’amour de la bandes dessinées ».

Alors je me doute que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, mais il y a un limite à partir de laquelle on prend vraiment le consommateur pour un gros blaireau en l’abreuvant de faux nouveaux albums joliment enrobé de mots tendance pour attirer le chaland. Limite franchie, de mon point de vue. Et ce n’est même pas fait genre compil’ de l’été pour touristes.

Ce genre de choses continuent d’inonder le marché de la BD depuis des années et contribuent à l’affaissement de la qualité vers le bas. Déjà qu’il était pas super élevé avec les sorties d’albums faits à la va-vite, cela ne contribue pas à redorer le blason de la BD et dessert finalement les auteurs qui produisent de bonnes choses. Mais voilà, il faut vendre alors on se prostitue pour 3 albums de recueils vendus à 3 ignorants.

Je me demande si ces compilations/blagues de blondes, ce n’est pas devenu un peu le pendant du casual gaming…

Enfin, tout ça pour dire que, comme le jeu vidéo, la BD, c’était aussi mieux avant.

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