The Graveyard Book

Publié: 18/06/2010 dans Lecture, Manga
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Ou, en français dans le texte, L’étrange vie de Nobody Owens, titre un brin plus vendeur que « Le Livre du Cimetière » pour un livre jeunesse.

Je l’ai déjà mentionné à de nombreuses reprises sur cet espace de discussion narcissique qu’est mon blog, mais Neil Gaiman est un de mes auteurs favoris, tant pour ses romans que ses comic-books, même si je n’ai pas encore tout lu de lui. Je cherchais un livre pour supporter mes obligations France Loisirs trimestrielles quand je suis tombé sur ce livre. Pour une société qui publie essentiellement ce que j’appellerai de l’ultra commercial genre Twillight ou de l’ultra-confidentiel pour personnes d’une autre génération que la mienne ou de la bouse genre bit-lit de bas étage, trouver un Neil Gaiman – qui plus est un que je n’avais pas lu – était inespéré.

On ne sait pas pourquoi, mais un étrange personnage nommé le Jack commence le livre par assassiné une famille sans histoire d’une ville sans histoire. Cependant, un petit garçon de même pas deux ans lui échappe. Voilà qui est ennuyeux. Ce petit garçon finit par échouer dans un cimetière où il est recueilli par une famille de fantômes (les Owens, qui le nomment Nobody). Mais dehors, Jack rôde toujours, le cimetière est le seul foyer de Nobody, fantômes, vampires et loup-garous ses seuls amis…

Je lis très peu de littérature jeunesse. En fait, pas du tout. Et comme je n’en ai pas lu quand j’étais adolescent, je ne pense pas avoir la moindre clé pour détecter la qualité de ce genre d’oeuvre. Sauf que là, c’est Neil Gaiman. Donc par défaut, c’est juste excellent. Et comme il a reçu un Locus Award et un Prix Victor Hugo (des prix parmi les plus prestigieux au monde pour la littérature SFFF), je pense pouvoir dire sans me tromper que L’étrange vie de Nobody Owens mérite qu’on y jette un oeil plus que curieux.

Le titre reste mensonger puisqu’il ne couvre que les 18 premières années de sa vie, mais on ne peut rien contre le marketing. On retrouve bien évidemment tout ce qui fait le charme de l’écriture et des univers de Neil Gaiman (qui lorgne doucement vers l’étrange Noël de Mr Jack – quand je disais qu’on ne peut rien contre le marketing…). Chaque chapitre permet de découvrir une part de l’apprentissage de Nobody vers cette chose bizarre appelé la Vie. Tous les personnages, vivants ou morts, sont attachants et une fois qu’on a pénétré dans le cimetière, il n’est pas aisé d’en ressortir avant d’avoir lu la dernière page.

L’édition France Loisirs (à vérifier avec d’autres) accompagne le texte de dessins originaux de son ami Dave McKean. Son style pour le moins particulier donne un charme supplémentaire et complète agréablement la lecture.

Après Coraline, l’autre roman jeunesse du sieur Gaiman, The Graveyard Book aura lui aussi son adaptation cinématographique par Neil Jordan. Le script est sur le point d’être fini si j’en crois certains de mes flux RSS, et les première version ne satisfaisant pas l’autre Neil, car trop proche de son oeuvre…

Il est délicat de dire qu’il s’agit encore d’un coup de coeur (toutes les oeuvres de l’auteur de Neverwhere devraient sont des coup de coeur) mais ce livre devrait ravir petits et grands, quel que soit leur style de lecture privilégié et sans la moindre argumentation possible.

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