Santiago

Publié: 08/03/2010 dans Lecture, Roman
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Santiago fait partie de ces achats un peu impulsifs (même si je l’ai eu pour Noël, je me le suis impulsivement commandé) que l’on peut faire en trainant sur la toile. J’étais sur le site de Folio SF en me demandant quel genre d’achat je pourrais faire dans les mois à venir.

C’est donc plus ou moins naturellement que je clique sur « Guide de lecture » puis « Space Opera ». Sort alors une liste de livres sûrement tous aussi bien les uns que les autres, mais c’est le dernier qui attire mon attention (en dépit d’une couverture des plus artistiquement douteuses).

Santiago est une légende. Chacun a une histoire à raconter sur lui, mais personne ne l’a jamais vu. Et pourtant, il est le criminel le plus célèbre de toute la galaxie. Sa têteest mise à prix et les chasseurs de primes les plus célèbres sont à ses trousses. Parmi eux, Sébastien Cain qui, aidé de la journaliste Vertu MacKenzie, va tenter de découvrir qui est vraiment Santiago. De planète en planète, de coups tordus en embûches multiples, ils vont se faire tant bien que mal une idée du personnage qui se cache derrière le hors-la-loi mythique : un homme de chair et de sang ou un géant de trois mètres cinquante aux cheveux orange ? Un monstre sanguinaire ou le Robin des bois des temps modernes ?

Et puis après, il y a marqué « Mêlant western et space opera« … Vous comprendrez qu’appréciant tout particulière Firefly basé un peu sur le concept, je l’ai quasiment acheté les yeux fermés.

Et le résultat n’est vraiment pas dégueu ! C’est effectivement du western avec des chasseurs de prime, des bandits, des frontières indomptées, de la poussière, des trahisons, de la noblesse, des guns et pas mal des clichés issues de la culture populaire liée au genre (le vertueux, le méchant, la femme fatale, le joueur…). Construit en plusieurs livres se focalisant sur un personnage à la fois (tout en amenant l’histoire vers son dénouement), avec pour fil rouge un barde intergalactique pour introduire chaque chapitre, l’écriture est fluide, maîtrisée et agréable à lire.

Lire Santiago, c’est un peu comme regarder un Sergio Leone filmé par Georges Lucas (et l’oscar de la métaphore la plus foireuse est attribué à Fenrhyr pour sa comparaison malheureuse).

Même si je reprocherais le côté « on m’a dit d’aller là-bas, alors j’y vais » et le caractère hautement prévisible de l’intrigue et sa chute, Santiago reste une bonne expérience de mélange de genre pour les amateurs, avant tout, de space opera et de western (marché de niche s’il en est) ou les curieux de lire quelque chose de différent et rafraichissant.

« Il n’y a rien de très glorieux à aborder un homme qui ne vous a jamais vu, et de lui faire sauter la cervelle avant qu’il n’est compris ce que vous lui vouliez. » Sébastien Cain, dit l’Oiseau-Chanteur.

Il parait qu’une suite est en court de traduction. Avoir…

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commentaires
  1. […] en soi. Un pitch comme je les aime ! Du western et des aliens, c’est cool ! Ça me rappelait Santiago dans le principe… même si ça n’a rien à voir. Là, on parle bien des vrais cowboys […]

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