Inglorious Basterds

Publié: 25/08/2009 dans Cinema
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Le Tarantino nouveau est arrivé ! En gestation depuis une dizaine d’année, on a rarement eu l’impression d’un film aussi rapidement tourné et mis en boite : annoncé en Novembre, il fut en présentation officielle à Cannes sept mois plus tard ! L’objectif du père Quentin était pourtant plus qu’ambitieux : faire un remake de Une poignée de salopards, mixé avec Les 12 salopards, à la sauce western spaghetti tout en ré-écrivant la fin de la seconde guerre mondiale et en montrant qu’il reste un génie de la caméra

Le Colonel Hans Landa est surnommé le chasseur de juif, Shoshanna lui doit la mort de toute sa famille. Après avoir refait sa vie sous une autre identité à Paris en tant que gérante de cinéma, son établissement se voit choisi par le IIIème Reich pour diffuser la dernière oeuvre de Goebbels, ministre de la propagande. Hitler lui-même pourrait y assister. Pendant ce temps-là, ailleurs en France, le commando d’Aldo Raines sème la terreur parmi les rangs nazis…

Je fais volontairement succinct en mettant de côté quelques subtilités du scénario, de toute manière c’est du Tarantino, ça reste bien barré ! Les personnages comme les situations sont totalement exacerbés au-delà du crédible et c’est justement ce qui fait la force de ce film. Il repose presque entièrement sur des gueules caricaturées : Aldo Raines, Hans Landa, Bridget von Hammersmark, L’ours Juif, Hugo Stigliz… C’est grandiloquent et exactement ce qu’on demandait depuis Pulp Fiction.

Côté casting, inutile de dire que la palme revient à Christoph Waltz totalement habité par le personnage du Colonel. Comme d’habitude, Brad Pitt reste fidèle à son niveau de jeu. Diane Kruger aussi, Eli Roth aussi… Pour faire court, je pense que les personnages étaient suffisamment bien écrit pour qu’ils soient suffisamment bien interprétés.

La réalisation est une leçon de cinéma de la part de Tarantino qui déverse dans ce film tout les influences digérées du western spaghetti. Mention spéciale au premier acte qui rappelle bien évidemment Il était une fois dans l’Ouest. On retrouve toute la patte de Tarantino avec des plans improbables sur de la bouffe, des angles de caméras osés qui ont fait sa réputation, les incrustations de textes back from les 70’s, le découpage en petits épisodes et les incohérences flagrantes dans les raccords entre les plans (regardez le verre de lait, regardez la fille de l’aubergiste) mais c’est pas grave ! Le rythme est maîtrisé à la perfection dans la montée des climax jusqu’à l’arrivée des gerbes d’hémoglobine.

Le scénario est dégomme la grande Histoire pour notre plus grand plaisir, le scénario ne s’embarrasse pas spécialement de fouiller le passé et les motivations des personnages (il y aura des films spin-off pour ça), le scénario est truffé de phrases qui vont devenir aussi culte que la tirade d’Ezéchiel (‘on est dans la liquidation de nazis, les affaires sont en plein boom‘).

La bande son qui tue est désormais une marque de fabrique de la part de Tarantino, c’est encore le cas.

Evidemment, ça reste un Tarantino. Les gens adhèrent ou n’adhèrent pas. On n’y peut pas grand chose et cet article ne convaincra pas ceux qui n’aimaient pas et ceux qui aiment iront le voir par défaut. Donc…

Moi, j’ai adoré !

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