Cloud Gaming : le futur, c'est demain

Publié: 28/07/2009 dans Geekitude, Jeux Vidéo
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Une fois n’est pas coutume, nous allons parler de jeux vidéo, de contenu dématérialisé et du fait que, comme d’habitude, je suis un vieux con.

Qu’est-ce qu’un contenu dématérialisé ? C’est un produit que l’on télécharge légalement et en payant soit pour avoir des bouts de jeu en plus, voire un jeu complet. Avant, c’était réservé à une poignée de studios sans grande finance produisant des jeux pour esthètes très loin du marché « grand public » (genre un obscur jeu de stratégie pendant 1 année particulière de la guerre de sécession dans un état X ou Y). Avec l’avènement de la 360 et de la PS3, c’est un peu la foire (bien que ça avait commencé avec Steam sur PC, encore que, même là, ça n’enlevait pas les boîtes de nos rayons). Et je ne parle pas de cette aberration qu’est l’achat de jeu vintage sur Wii (un jeu Super NES, ça se joue sur Super NES !), je parle de vrais jeux parfois développés par des grands studios.

Avec le contenu dématérialisé, le X-Box Live et le PSN, on voit apparaître une foule de jeux parfois de qualité qui ne passent plus par le circuit de distribution classique, avec une boite et un CD. C’est la mort de l’Objet. Si vous allez jeter un oeil à mon profil, vous constaterez à quel point je suis attaché à l’objet. Pour moi, un jeu, c’est : une boite + une notice + un support physique pour les données. Le tout en bon état, bien évidement. Même un jeu PC avec une notice en pdf, c’est une hérésie, gamme budget ou non.

Fort heureusement, je n’ai pas de 360 ou de PS3, la question du dématérialisé ne se pose pas et, la plupart du temps, le contenu supplémentaire téléchargeable sur consoles finit dans une boite en rayonnage pour le pc ou bien il se télécharge gratuitement et légalement.

Pas de raison de faire tout un pataquès alors, allez-vous me dire. Oui, mais non. Vous ne le savez pas encore, mais la révolution est déjà en marche et ça va finir par arriver dans vos foyers.

La PSP GO, pour l’instant repoussée va être la première console à ne pas avoir de support physique pour les données. Il faudra télécharger les jeux. Bien évidemment, la France va être l’un des derniers pays à accepter cette nouvelle hérésie : nous sommes un pays dont le marché du jeux vidéo repose sur les magasins et l’occasion. PSP GO, chronique d’un flop annoncé ? A voir, de mon point de vue, Sony est un peu trop en avance par rapport à la génération de joueurs actuels. En avance de trois à cinq ans.

Mais il y a pire : le Cloud Gaming. Je synthétise : plus de console, plus de jeu, plus rien ; juste une manette branchée sur un boitier qui vous permettra d’aller jouer à n’importe quoi toute console confondu contre une somme d’argent. C’est du jeu à la demande et c’est pour bientôt. Peut-être pas pour demain, mais la première technologie en date (OnLive) a tellement impressionné son monde lors de la dernière Game Developpers Convention que tous les grands type EA optionnent déjà des bouts de serveurs pour y placer leurs jeux.

Sur le papier, l’amateur de science-fiction et de cyberpunk regarde ça avec un oeil assez émerveillé, c’est vraiment le début d’un cybered everywhere, every time. Pour mon petit coeur de collectionneur, le Cloud Gaming me fait un peu mal au ventricule ! Plus de boîtes, plus de consoles… On aura toujours des jeux de qualité, ça ne change rien au métier, ça coûtera probablement moins cher qu’aujourd’hui et l’expérience de jeu devrait rester identique, et pourtant, je ne peux m’empêcher de me placer en vieux con rabougri sur le principe.

Entre ça, la profusion de jeux mi-moyens sur les live stores, la casualisation à outrance, la prolifération d’univers virtuels estampillés jeux avec un gros LOL derrière, je me dis que le monde est vraiment en train de changer pour le jeu vidéo. Bien sûr, il reste des Bioware avec des Mass Effect, il reste encore beaucoup de sociétés qui ont envie de créer des jeux pour des gamers comme moi…

Mais pas en France…

Ai-je envie de rester dans une industrie qui n’a plus envie de moi ?

(Ca n’a rien à voir, mais saviez-vous que Nintendo n’a arrêté le support de la Super NES qu’en 2007, soit prêt de 15 ans (!) après le lancement de la console, après avoir écoulé le stock de pièces de rechange ? Rapport à mon amour du retro gaming, j’ai juste envie de dire : c’est vraiment dans les vieux pots…)

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commentaires
  1. Valentin dit :

    Fait toi plaisir =)

    http://www.gametap.com

    500 jeux de retrogaming dématerialisés =)
    Jouable directement depuis ton browser

  2. Yo dit :

    Moi ce qui me dérange dans la dématérialisation, c’est le modèle économique proposé. Jusqu’à présent, on était dans un système où l’objet était central, avec une « histoire » au cours de laquelle certains fabriquent (physiquement), d’autres distribuent et enfin le client achète. Ce dernier peut s’il le souhaite revendre l’objet (parce que le jeu ne lui plaît pas par exemple) ou le prêter. De plus, la présence de multiples distributeurs assure au moins un minimum de concurrence de manière à conserver des prix « raisonnables » (au Royaume-Uni tout du moins…).
    Quelle alternative nous propose-t-on? Un système sans objet où un distributeur unique fixe le prix qu’il souhaite, même s’il est sans lien avec la réalité économique. En un mot, un monopole, avec 0 intérêt pour le consommateur (il paye cher un jeu ou un contenu pour lequel il peut toujours attendre pour se faire rembourser ou pour le prêter), 0 avantage pour la société dans son ensemble puisque plus besoin d’usines de prod et plus besoin de vendeurs. La négation du commerce, en somme.
    Sur une note différente, je me pose la question de l’intérêt du bien culturel dématérialisé. J’aime une belle boite et une belle notice mais je suis prêt à faire parfois une croix dessus si j’y trouve un intérêt (en termes de prix par exemple, puisque un jeu dématérialisé ne coûte effectivement rien à distribuer), ce qui pour l’instant n’est pas le cas. Il suffit de consulter les tarifs du Marché XBox Live ou du PlayStation Store pour s’en rendre compte…

  3. fenrhyr dit :

    @Darax: Tant pis, j’assume

    @Valentin: Bienvenue ! Mais sinon, ça va pas le faire. Mes propos sont extrémistes mais pas d’émulateurs ou de copie pour le rétrogaming. Un jeu super nes se joue sur une super nes, stout. ^___^

    @Yo: Tout à fait d’accord avec toi Yoyo, merci d’avoir apporté ces précisions supplémentaires !

  4. Perséphone dit :

    Moi aussi ça me plaît pas trop, déjà que jouer sur émulateur sur PC ça me saoule (le jeu a beau être bon, p-ê que je fais un blocage avec le fait de jouer sur PC, mais j’en finis jamais), alors jouer à n’importe quel jeu non merci.
    J’aime aller fouiner Blvd Voltaire pour trouver des jeux, lâcher un cri de ravissement en en dégotant un que je sais très rare, comparer les prix entre les boutiques et les côtes, et même quand je fais des échanges sur split games (donc sans le côté marche/shopping) y a toujours le plaisir de défoncer à coup de griffes le paquet colissimo pour en extirper la jaquette (souvent PS2) tant attendue.
    Parce que là, avec ce système, je sens que je risque de télécharger tout plein de jeux et de jouer à aucun – en fait ça m’évoque un peu trop l’époque où je téléchargeais tout plein de démos RPG maker que je finissais jamais parce qu’elles étaient au mieux mal foutues, au pire tout bidon et buguées. Donc dans ma vision des choses (erronée je sais bien), jeu téléchargé = jeu amateur (et dans cette logique j’ai jamais piraté mes jeux).

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