Harper's Island

Publié: 26/07/2009 dans Cinema, Télévision
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Hier, la journée fut méga-minable, et ce dès minuit, avec un DVD Terminator qui refusait obstinément de passer correctement sur la PS2. Et ça a continué tout le reste des 24h suivantes avec une accumulation de petits détails dont je vous ferai grâce.

J’avais donc prévu de me coucher tôt pour conjurer le mauvais et passer au plus vite au dimanche. Mais quitte à passer une journée pourrie, autant la conclure avec l’une des séries les plus nulles de cette saison. J’aurai pu regarder Prison Break qui sans aucun doute détient le record de la nullité, au lieu de ça, j’ai fini Harper’s Island.

Harper’s Island était une série dont j’attendais beaucoup, et dès le deuxième épisode je savais que je m’étais trompé d’espérer. La chaîne qui diffuse le show également, en le déplaçant en deuxième partie de soirée du samedi (ce qui revient à laisser mourir la série avec cet air digne et résigné du mec de mauvaise foi qui sait qu’il a tort et se retrouve à court d’imagination pour argumenter).

Henri et Trish vont se marier. Histoire de bien marquer le coup, ils vont faire une méga fiesta d’une semaine dans l’île où ils ont passé une partie de leur jeunesse. Sept ans auparavant, sur cet même ile, un maniaque dénommé John Wakefield bute une demi-douzaine de personnes avant de les pendre à un arbre. On raconte que Wakefield est mort, pourtant, dès l’arrivée sur l’île le tonton sympa de la famille se fait découper en deux…

Pour synthétiser, les créateurs ont eu l’idée géniale d’appliquer la sauce slasher movie à la salade série. Je m’imaginais déjà en train de mater un Vendredi 13 ou un Halloween avec un taux de « on fait deux groupes de deux » et de morts stupides et sanguinolentes résolument élevé. J’espèrais également un côté second degré assumé, un peu à la Scream.

Verdict : c’était nul. Vraiment nul. Et pourtant j’ai regardé jusqu’à la fin pour savoir pourquoi un maniaque butait du presque trentaine de manière plus ou moins régulière au fil des épisodes, si c’était bien Wakefield qui n’était pas si mort que ça, etc.

Le ton est hyper sérieux et réaliste. Du coup, ça me fait un peu mal d’entendre « on se sépare pour couvrir plus de terrain » quand on sait qu’il y a un maniaque dans les bois et que celui-ci possède un taux de réussite de 100% en décapitation. Il y a un certain nombre d’intrigues secondaires à deux balles (de chevrotine) qui ne servent en rien l’histoire (et se soldent par un mort, on est bien avancé…).

Toujours côté scénario, ça n’avance pas pendant 10 épisodes et pour les trois derniers, c’est la foire aux rebondissements invraisemblables. On était en droit de s’attendre à au moins 1 mort par épisode, et non, même pas : dès fois 1, des fois 4, des fois 0 (aux épisodes 2 et 3, quand on sait comment la série à été marketé, le flop n’a rien d’étonnant…). Passons sur les méchants. Ouais, ‘les’ autant spoiler tout de suite, il n’est pas tout seul. Jason est tout seul, Freddy est tout seul, mais quand les vilains sont des humains, ils sont au moins deux. A la rigueur, j’aurais préféré voir Wakefield revenir d’entre les morts et continuer sa petite vengeance, une résolution surnaturelle aurait été plus crédible que celle choisie par les scénariste… Car quand on crée des sociopathes, il faut bien le faire. Ce qui n’est pas le cas.

Le casting est pas trop mal fait, c’est toujours ça de gagner. On retrouve entre autres Richard Burgi, Christopher Gorham ou Callum Keith Rennie mais on ne retient que Katie Cassidy…

… et surtout Cameron Richardson…

… qui donnent à la série un cachet esthétique appréciable.

Sinon, Harper’s Island est une perte de temps et une future perte d’argent pour ceux qui aurait envie d’acheter les DVD. Passez votre chemin.

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commentaires
  1. […] My girlfriend’s Boyfriend est un film écrit et réalisé par Daryn Tufts, avec Alyssa Milano (rien que pour vous montrez que je suis un homme de goût, le seul film d’elle que je vais citer sera Commando !), Michael Landes (toujours pour montrer que je suis un sérievore averti, je vais cité sa prestation de Jimmy Olsen dans la série Lois & Clark, les nouvelles aventures de Superman) et Christopher Gorham (qui nous avait livré une très pathétique prestation dans la très moyenne série Harper’s Island). […]

  2. […] saison 2 pour une série au concept somme toute limité. (Pour moi, c’était à ranger avec Harper’s Island sur le concept, une mini-série en 12 épisode pour l’été, point barre […]

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