Terminator Salvation

Publié: 23/07/2009 dans Cinema
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Après un troisième des plus catastrophiques (je vous mets au défi de me dire de mémoire ce qu’il s’y passe au delà de « ya une blonde terminator qui fait gonfler ses seins ») et une série télévisée pas tip-top, la saga Terminator se poursuit.

Conscients que, visiblement, tenter de sauver le monde dans le passé ne marchera jamais, les scénaristes ont placé leur aventure dans le futur avec le vieux John Connor, membre de la résistance mais pas encore prophète de celle-ci (en même temps, Christian Bale a signé pour trois films si ça marchait, on a encore le temps de voir…). Un petit mot sur les scénaristes – il est amusant comme je finis par de plus en plus noter qui fait quoi pour juger au mieux de la qualité d’un film – pour dire qu’il était à l’origine du troisième opus… Ca m’aurait peut-être dissuadé d’y aller, si j’avais su avant.

John Connor est un officier reconnu de la Résistance contre Skynet qui domine le monde avec ses robots divers et variés et depuis une ville fortifiée pas si impénétrable que ça. Il se porte volontaire pour tester un nouveau signal capable de désactiver les machines. Pendant ce temps, Marcus, un condamné à mort qui a fait don de son corps à la science dans les années 2000 se réveille une vingtaine d’année plus tard et découvre le monde après l’apocalypse nucléaire. Ce dernier va se faire sauver les miches par un gosse de 19 ans, Kyle Reese. Ca tombe bien, c’est pile poil le mec que recherchent John Connor et Skynet. Le premier parce que c’est son père, le deuxième parce que c’est son père, et que dans les deux cas, il est un peu responsable de la Résistance contre les machines… mais ça commence à devenir compliqué, surtout si vous n’avez pas vu le premier (auquel cas, il faudra attendre un nouvel article, car je prévois de le remater ce week-end).

Bon, autant le dire tout de suite, le scénario est tout de même un peu bancal, comporte des grosses ficelles et joue la carte du blockbuster. En même temps, la moralité de tous les Terminator, c’est que de toute façon, quoi que vous fassiez, le futur est toujours aussi pourri et immuable qu’au départ. Il ne faut pas s’attendre à ce que John Connor mette fin à la guerre en allant voir le film. Par contre, on peut s’attendre à plein de petites références aux deux premiers et que je ne spoile pas pour les fanboys.

Christian Bale est complètement transparent dans le rôle de John Connor (pour le coup, Edward Furlon l’incarnait beaucoup mieux) et au regard de la profondeur accordé au personnage, j’ai presque envie de dire qu’il a fait ce qu’il a pu. Sam Worthington (pas de rôle transcendant pour le moment, mais on le retrouvera dans le Choc des Titans et Avatar) et Anton Yelchin (le navigateur russe dans le nouveau Star Trek) campent respectivement des Marcus et Kyle Reese très convaincants de mon point de vue. On retrouve aussi Helena Boham Carter qui s’octroie un petit rôle entre deux films de son mari. Et une petite black inutile, sauf pour ramasser des détonateurs…

Côté réalisation, ça reste efficace sans atteindre la maestria d’un James Cameron. Côté effets spéciaux, certains font un peu cheap mais globalement, c’est bien foutu.

Pour conclure, c’est clairement pas un film qu’il faut voir à tout prix mais ça reste un bon divertissement qui sort la saga de la fange où elle commençait à s’enfoncer. A réserver, je pense, aux admirateurs des deux premiers films comme moi.

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