Le Tabouret – Making Of

Publié: 22/05/2009 dans Ecriture
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Pour ceux qui ne suive mon blog que d’un demi-oeil attentif (et je pourrais difficilement leur en vouloir), au moi de mars dernier sortait le Lanfeust Mag contenant ma première publication effective sous le nom d’Olivier Castle. Pour ceux qui ont lu la nouvelle en question, je me suis dit que cela pourrait être drôle de présenter une certaine facette de la création littéraire en détaillant la foule de petits détails et d’anecdotes qui ont conduit au produit fini.

Attention : spoiler alert !

« Ma vie est nulle ». Première phrase du texte. Ce premier paragraphe a été lâché un soir de déprime. Je ne sais plus à quelle occasion d’ailleurs… J’ai peur qu’il y ait encore un rejet de la part de la gente féminine derrière, mais je ne pourrais l’assurer. Au milieu de ça, j’avais essayé de rajouter une contre-balance logique à la déprime style ça pourrait être pire. Le problème quand on déprime, c’est qu’on aime se sentir misérable et peu importe si ça pourrait être pire, ce qui compte c’est le moment de déprime actuel.

L’idée du tabouret à trois pieds représentant des piliers d’une vie (amour, travail, épanouissement personnel) est tout à fait fortuite et n’est pas de moi. Ça casse peut-être le mythe, mais c’est comme ça. Il faut remonter au moins 3 ans. J’étais monté sur Paris pour rencontrer ma meilleure amie, Elk. A l’époque, on ne s’était pas vus depuis déjà un petit moment et on profitait d’une ses visites sur la capitale pour s’organiser un déjeuner au milieu de je ne sais plus où. Une brasserie, je ne sais plus laquelle non plus, je ne me rappelle que de la table où nous étions et de la décoration aussi chic que kitch. Le matin-même, elle était allé chez ce médecin parisien qui lui avait soutiré la bagatelle de 80 euros pour une demi-heure de consultation. C’était aussi l’époque où la miss n’était pas hyper bien dans sa peau. Comme tous les médecins de pacotille, celui-ci, en lieu et place de chercher les fondements du mal-être, s’était contenté de lui jeter à la face des banalités comme « c’est le stress ». Pour faire valoir son option « psychologie » ou bien pour justifier son abonnement au magazine éponyme, le toubib lui sort donc la théorie du tabouret et passe globalement sa séance à la lui expliquer. C’est donc au cours de ce déjeuner avec ma meilleure amie que m’a été exposé la théorie du tabouret et que je m’étais dit que je pourrais sûrement la replacer dans un texte.

A l’époque, j’étais pas mal dans la situation du narrateur au niveau du pied « Amour », ce n’était donc pas très dur de broder une histoire entière autour de ça.

Caryatis, le nom de ma psychiatre est un relicat de mon deuxième scénario BD où il avait aussi une psychiatre. Il n’est pas dit que je ne le réutilise pas encore.

Le physique de la psychiatre est hautement pompé sur Caroldoc à l’époque où elle avait les cheveux longs et les rares fois où je l’ai vue avec des lunettes. Je ne l’ai pas vraiment choisi au hasard ce physique, et trois ans plus tôt, ce texte avait une lecture cachée. Ce qui me fait dire que je crois me souvenir à quelles occasions j’aurai pu écrire ce premier paragraphe…(les auteurs manquent vraiment d’imagination en fait, ils se contentent de puiser dans leur propre vie, avec le recul, c’est loin d’être glorieux)

Syrius est le pseudo de mon meilleur pote. Bizarrement, c’est aussi le nom d’une société fabricant des androïdes dans H2G2, mais je ne faisais pas allusion à ça à l’époque.

J’ai réellement fait le rêve qui est décrit dans la nouvelle, au détail près. Je possède cette drôle de faculté de pouvoir me souvenir de mes rêves si certaines conditions sont réunies (en gros que je me réveille en plein milieu et que je prenne cinq minutes pour remonter le fil, c’est tout). J’ai fait ce rêve il y a un an environ. Je crois me souvenir que la demoiselle dans mon rêve était une collègue de travail qui ne l’est plus à présent. Ce rêve ne faisait pas partie de la version originale du texte. Mais la version originale du texte était bien trop court pour la demande de Lanfeust Mag, j’ai rajouté 8000 signes en même pas deux jours… dont ce rêve.

Me souvenant de mes rêves, l’idée du robot enregistreur de rêves est venue assez naturellement. Je crois que ça me fera tripper d’en avoir un. Evidemment, le coup du robot qui atteint une certaine forme de conscience n’est pas nouvelle et je marche dans les pas du grand Asimov. Caroldoc me l’avait déjà remarqué à propos de Réveils. Sauf que pour Réveils, j’ai bien envoyé promené les trois lois de la robotique, je me sens bien dédouané, (elle aussi qui m’a dit que finalement, ça restait logique dans Réveils).

Voilà, c’est en gros à partir de toutes ces briques que s’est construite cette nouvelle. Par contre, pour le ciment qui les tient les unes avec les autres, je ne sais pas…

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