Mega Tokyo

Publié: 08/05/2009 dans Lecture, Manga
Tags:, , ,

Dans la catégorie « je lis un peu n’importe quoi en ce moment », je vous présente Mega Tokyo, un webcomic américain à la saveur manga.

Il y a des années, j’étais tombé sur une illustration dont le nom de fichier était « Kimiko_MegaTokyo.jpg » ou un truc du genre. J’ai attendu longtemps que ça sorte en librairie avant que cette semaine, je me décide à chercher pourquoi ce n’était toujours pas paru. Et bien parce que c’est un webcomic, donc diffusé gratuitement sur la toile. Cela dit, c’est aussi édité par Dark Horse aux Etats-Unis à présent. Comme quoi n’importe quel mec doué d’un peu de talent finit toujours par percer d’une manière ou d’une autre (oui, même après 5-6 ans d’efforts constants et gratuits sur la toile.

Bon alors, de quoi ça cause, Mega Tokyo ? C’est l’histoire de Piro et Largo, deux américains, qui sur un concours de circonstances malheureux se retrouvent coincé à Tokyo sans une thune pour rentrer chez eux. Piro est un otaku en puissance qui, fort heureusement pour lui, sait parler japonais ; Largo est un gros nerd qui croit que la vraie vie, c’est exactement comme un jeu. Alors que l’un essaie tant bien que mal d’avoir une vie en ordre, chercher de l’argent, ménager la chèvre et le chou, l’autre est juste une catastrophe ambulante qui passe son temps à créer des ennuis un peu partout.

Là-dessus, il faut ajouter une tripotée de nanas (la doubleuse harcelée par des otaku, l’ex doubleuse, la collégienne là par hasard, la goth-girl, l’accessoire de PS2), des sous-intrigues foireuses (genre la goth-girl est l’ex vidéoludique de Piro), des éléments narratifs incompréhensibles (genre Rent-a-zilla, un dinosaure à louer, que je croyais être juste un délire psychotique de largo mais qui en fait existe)… Finalement, on a un assemblage hétéroclite qui a du mal à tenir la route tellement c’est du n’importe quoi.

Je suis allé jusqu’au chapitre 9 (soir environ 6 années de planches publiées trois fois par semaine) où on me sort que en fait certaines des nanas suscitées sont en fait des Magical Girl (genre Creamy, ou Card Captor Sakura pour vous donner une idée). Déjà que je faisais l’impasse sur une bonne partie de l’intrigue avec les délires de Largo, cette nouvelle notion a fini par m’achever.

C’est dommage parce que j’étais pas mal dans la partie shôjô avec les couples Piro/Kimiko et Largo/Erika (c’est pourquoi à mon sens le chapitre 8 est le meilleur car il se concentre quasi que sur ça).

Finalement, j’ai fini par comprendre pourquoi Mega Tokyo, en fait, c’est un peu naze. C’est parce que c’est un webcomic. Fred Gallagher a beau s’améliorer en dessin, la façon dont le mec raconte l’histoire est assez minable. Découpage bizarre des planches, histoires menées en parallèle genre 1 planche sur 2 (pas facile pour suivre la lecture), clés narratives amenées ex-nihilo au milieu de nulle part, délires qui ne font rire que lui… On sent dramatiquement que le type qui doit pondre ses pages toutes les semaines et qui construit son histoire façon Jenga… (alors qu’on le ne répétera jamais assez, il faut savoir où l’on va avant de commencer à faire quoi ce que soit lorsque l’on fait une démarche narrative)

Je n’ai pas franchement eu l’impression de perdre mon temps parce que je lisais ça au boulot, mais c’est à mon avis à réserver à une poignée de gens qui arrivent à rentrer dans le délire du truc. Si vous voulez vous faire votre propre avis, c’est par là.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s