Biomega #1

Publié: 28/03/2009 dans Lecture, Manga
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L’Histoire passera sur le fait que je suis encore allé au Virgin faire des dépenses inconsidérées pour se focaliser sur l’essentiel : « Oh my fucking god! Le nouveau Tsutomu Nihei est enfin dans les bacs ! »

Pour vous donner une approximation de mon état d’excitation en découvrant l’oeuvre, il faut juste dire que Tsutomu Nihei est tout simplement mon auteur de manga favori, devant Leiji Matsumoto et Otomo (c’est dire !). Blame! est mon oeuvre culte et rien n’y personne ne m’en fera démordre. Et pourtant, à la lecture du premier tome (avaler comme il se doit à grands renforts de « woooooah », « cooooooool » et autres « c’est ginial »), j’ai l’impression que dans le temps Biomega pourrait surpasser Blame!

En 3005, une mission humaine repose le pied sur Mars après sept siècles d’absence. Personne sauf une étrange femme, qui vit à la surface sans oxygène…

Six mois plus tard, sur Terre, Zoichi entre dans une ville condamnée pour retrouver des gens non contaminé par un étrange virus qui transforme les gens en zombies. Il rencontre Ion, une jeune fille qui a assimilé le virus et lui permet de régénérer ses propres cellules. Kidnappée par la DRF, Zoichi doit la retrouver car la sauvegarde de notre monde contaminé dépend peut-être d’elle…

Je vous la fait courte, c’est un poil plus compliqué avec d’autres personnages. Mais ça n’a rien d’insurmontable et les détracteurs faciles de Blame! (oude Abara, une autre oeuvre de Nihei) comprendront que dans ce manga, le scénario est de prime abord accessible et pas totalement obscur.

Comme dans toutes les oeuvres de Nihei, les planches sont sales et très lâchées. On retrouve son style sans commune mesure avec des mutants issus de vos cauchemars les plus malsains, des gigastructures avec des perspective de malade mental, des combats hyper dynamiques, un découpage efficace et une action très bien retranscrite. Le design des personnages peut rebuter les plus fermés, mais tant pis pour eux. Et puis de toute façon, le héros porte un casque la plupart du temps.

Biomega, c’est comme du Blame! mais la claque est moins gigantesque. Le héros et les combats badass avec un gun qui déchire ont un petit air de déjà vu (tout comme la quête de Zoichi, finalement proche de celle de Killy), mais on s’en fout.

Ya une moto à la Akira, un gun à la Blame!, des zombies par milliers découpés à la hache, du gore, des mutants qui mutationnent, des gigastructures, un ours qui parle, de l’action à qui va une vitesse propre à vous vriller le cerveau et le héros qui n’est pas là pour ramasser des pâquerettes.

Biomega, c’est mon coup de coeur impartial et non objectif. Si vous êtes fan, vous l’avez déjà probablement acheté et vous étes déjà d’accord avec moi. Sinon, croyez-moi, c’est une découverte qui mérite d’être faite et bien plus accessible que Blame! (Glénat, 7€50, 194 pages)

La série comportera 6 tomes. Et on se prend tous à rêver que Biomega, c’est en fait la préquelle de Blame! …

(Si certains veulent me faire des cadeaux, regardez les goodies de Biomega, je crois qu’il y a déjà la moto…)

commentaires
  1. […] Gakuen (And so on) est un recueil d’histoires courtes de Tsutomu Nihei (Biomega), paru aux éditions Glénat […]

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