Alone in the Dark

Publié: 15/01/2009 dans Geekitude, Jeux Vidéo
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Comment trouver les mots justes pour qualifier au mieux ce… film ? Série Z de luxe serait surement le terme le plus approprié. Pourtant le casting est plutôt luxueux : Tara Reid, Stephen Dorf, Christian Slater. Ca reste de l’acteur de seconde zone, mais qui ont connu des petits succès tout de même (American Pie, Blade, les cures de désintox)

A l’origine, Alone in the Dark, c’est un jeu vidéo créé par F. Raynal, un français. Probablement le créateur français de jeu vidéo le plus connu au monde, pas très loin devant Michel Ancel et Eric Chahi. A l’époque où le jeu vidéo émergeait (je ne vais pas revenir sur le jeu vidéo d’aujourd’hui, en tout cas pas dans cet article).  Toujours est-il que Alone in the Dark, premier du nom, est le point de départ de tous les Resident Evil, Silent Hill et autres jeux de survie qui font peur. Quelque chose d’important dans l’Histoire (avec un grand H, s’il vous plait) ! En gros, un détective erre seul dans une maison dans laquelle se passent des évènements un peu surnaturels et il n’a que sa petite tête pour s’en sortir (on lui collera ensuite des gros flingues, parce que ceux qui ont repris la licence avaient surement un trouble à compenser). Pour prendre des images connues, Alone in the Dark, c’est une histoire très lovecraftienne qui baignerait dans la tension d’un Alien.

Je m’attendais donc à la même chose dans l’adaptation en film.

Le naïf…

Comprenez donc ma surprise quand !

  1. Il n’y a pas de huit clos
  2. Le héros est loin d’être alone et pas vraiment dans le dark
  3. On va nous chercher l’origine du mal dans un peuple qui a disparu, il y a 10 000 ans…

On ne va pas tergiverser, c’était naze du début à la fin.

Les scènes d’action sont filmées n’importe comment (et je ne parle même pas du cut épileptique au milieu du film). L’intrigue foireuse est convenue d’avance et ne tient debout que par l’opération du saint esprit et l’indulgence du spectateur qui est parti pisser.

Slater est insipide, Reid se demande ce qu’elle fout là et Dorf essaie bien de jouer le mec trop venère contre le héros et s’en sort pas trop mal compte tenu de la qualité globale du film…

Les effets spéciaux tiennent vaguement la route, mais c’est parce que cette dernière est toute droite.

Je ne sais pas qu’elle est le meilleur moment du film :

  • le héros s’équipe façon Q avec James Bond : « ceci est une balle à photons haute vélocité »… mais bien sûr
  • le marine du bureau investigation secret dit à l’autre dernière survivante « on fait deux groupes de 1 »
  • l’attaque des bestioles de l’ombre dans un remake affligeant de Starship Troopers,
  • la fin qui explique le texte d’une centaine de lignes pour introduire le film (encore une brillante idée du scénariste seul en train de se toucher le nombril au fond de sa cave)

Finalement, le meilleur moment, c’est l’arrivée du générique de fin.

En même temps, c’est ma faute. Je le savais dès le départ que ce serait nul : c’est un film d’Uwe Boll ! Le mec qui a décidé de massacrer toutes les licences connues du jeu vidéo (House of the Dead, Far Cry, Blood Rayne, …), celui qui clame haut et fort que pour 1/10ème du budget de Matrix, il te fait des films 10 fois plus impressionnants.

C’est nul, même pour une soirée entre potes.

(Et on me souffle à l’oreillette qu’il y aurait une deuxième adaptation à venir, sombrement intitulée Alone in the Dark II)

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commentaires
  1. Perséphone dit :

    Mmh, on m’explique pourquoi on a le droit à une affiche carrément plus adapté à Alien qu’à Alone in the dark ? X)

  2. […] Uwe n’a pas peur de mettre la main à la pâte (dans un Boll). J’ai déjà fait une mini-critique de Alone in the dark sur ce blog, je vous invite à la lire pour vous donner un avant-goût de ce qu’il vous attend par la […]

  3. fenrhyr dit :

    Parce que chaussette…

  4. […] pas peur de mettre la main à la pâte (dans un Boll). J’ai déjà fait une mini-critique de Alone in the dark sur ce blog, je vous invite à la lire pour vous donner un avant-goût de ce qu’il vous […]

  5. […] Levin, réalisé par Anthony C. Ferrante avec Ian Ziering (Beverly Hills: 90210) et Tara Reid (Alone in the Dark, The Crow […]

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