Divine Right

Publié: 02/11/2008 dans Comics, Lecture
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J’ai longuement hésité entre Divine Right et vous parler de mon amour pour le personnage de Superman. Pour diverses raisons, j’ai choisi Divine Right, qui reste l’un de mes comics préférés, bien que l’un des plus mal exploité de la fin des années 90.

Divine Right: the adventures of Max Faraday est une création originale de Jim Lee, pour le coup scénariste et dessinateur, sous le label Wildstorm, en plein milieu de la période où ce studio (détenu par Jim Lee) se fait avaler (pardon, « annexer ») par DC. Ce qui va d’ailleurs influer sur son rythme de production, sa qualité graphique sur la fin (remplacement de Jim Lee au pied levé) et sa fin tout court.

Nous allons donc suivre les aventures de Max Faraday, étudiant en informatique de la catégorie loser bisounours (0 ami, 0 popularité, 0 tout court). Il a une soeur, Jenny, dont est amoureux son meilleur ami Devan, qui est aussi son colocataire (bien sûr, Jenny se fout de Devan, ne grillons pas toutes les intrigues amoureuses dès le départ). Tout n’est pas si noir pour Max le nerd, il a aussi un emploi de livreur de pizzas et une cyber petite amie, Susanna, dont il est amoureux par msn interposé.

Au cours d’une soirée somme toute normale entre discussion avec Susanna et téléchargement illégaux, Max tombe sur une série de fichiers étranges (dont il en enverra une partie à sa douce, pour un futur ressort scénaristique) et tente d’en lire un. Et là, c’est le drame, il fait un malaise. Et alors qu’il s’en va livrer une 4 fromages, son monde bascule : il se fait attaquer par des monstres, déclenche un salve énergétique, une nana badass (Christie Blaze) vient lui sauver les miches, des gens au look bizarre se prétendant ses défenseurs et mentor débarque dans la foulée et le voilà au milieu d’un immense complot cosmique.

Car un des fichiers qu’il a lu n’est rien de moins qu’un morceau de l’Equation de la Création. Et il est désormais dans sa tête. Christie Blaze fait partie d’une organisation gouvernementale chargé de protéger le secret de l’Equation de Création et de la Roue de la Création (activé par l’équation). En fait, c’est elle qui était attaqué par les Rath, car elle possédait l’équation sur elle et n’a rien trouvé de mieux que de la balancer sur le net pour l’envoyer à son orgarnisation. La susnommée Roue, une fois mise en marche, donne à son utilisateur le pouvoir de devenir Dieu, avec dans le package du pouvoir celui de l’Apocalyspe (et oui, quand tu deviens président de l’état Français, on te donne aussi les clés pour la bombe atomique, et bien là, c’est pareil !). Et l’Apocalyspe, c’est justement que ce veulent les Rath, les sales bestioles qui ont attaqué Max. A côté de ça, on trouve l’habituel mégalomaniaque qui veut s’emparer de l’équation pour remodeler l’univers à sa guise. Bad guy dont il va falloir aller botter les fesses si on veut être un peu tranquille les 15 prochains jours sur Terre.

Et encore, je la fais simple car le scénario est un peu fumeux, légèrement fumiste. Mais il va donner l’occasion à nos amis d’aller se promener dans un autre plan, à Max de se rendre compte que le bout d’équation lui permet effectivement de toucher les pouvoirs de Dieu, à Devan et Jenny de se rapprocher, au vilain de faire son monologue, à Susanna de revenir au moment critique, à l’univers d’être sauvé, etc.

Ca reste relativement classique. Mais il n’est un secret pour personne que je m’identifie si facilement au héros des fictions que je suis en train de lire qu’un personnage comme Max avec son côté looser, sa cyber-nana et sa découverte de pouvoir extraordinaire, c’est de l’or en barre pour mon imagination de lycéen. Voir le personnage évolué du type qui s’inventait des lois de vie minables comme tous les geeks (Max Faraday’s law #6 : Woulda, coulda, shoulda, #11 : Shit happens !) vers celui beaucoup plus sombre qui perd son humanité pour toucher le statut de Dieu, ça me plaisait. Car c’est là le noeud central du comics, faire la part entre les limites que donnent ses pouvoirs et sauvegarder ce qu’il lui reste d’humanité (vous avez dit Dune ? Touché !). Avec cette scène déchirante où Susanne ramené d’on ne sait où lui demande de lire en elle ce qu’il lui reste d’humain où bien de la laisser mourir.

Comme ça s’incrit dans l’univers Wildstorm, on est obligé de se taper des relicats de Gen13, ce qui dessert totalement une histoire déjà un peu bancale tant les imbrications sont loin d’être limpidement exposées. Reste que c’est agréable à lire et que j’ai la nostalgie du mec de 17 ans qui le faisait et qui rêvait de vivre ses aventures.

Vous vous demandez si Divine Right a influencé Réveils ? Oui, bien évidement. Mais à une échelle que personne ne touchera avant au moins le tome 5…

Mes conseils de lecture :

  • Si vous aimez les happy end et les trucs gâchés lisez les douze volumes que n’importe quel revendeur en comics US devrait plus ou moins avoir.
  • Si vous aimé les fins à la Fenrhyr, arrêtez vous au numéro 8 et ne lisez rien de ce qui suit, vous prendrez pleinement conscience de pourquoi Divine Right m’a marqué.
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commentaires
  1. Perséphone dit :

    Ah Divine right, j’ai toujours voulu lire la suite je crois que je dois avoir le 1er à la maison dans mon lot complètement dépareillé de comics (avec du wilcats, du dev8 et autres où je comprends rien parce qu’ils sont tous imprimés dans les mêmes numéros pêle-mêle…)
    Bref ^^’

  2. fenrhyr dit :

    Je les ai pas chez moi, je pourrais même pas faire un acte altruiste pour te faire découvrir en presque entier cette superbe série… Maintenant que j’y pense, elle est sûrement chez mon meilleur pote actuellement.

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