Ruled by secrecy

Publié: 22/09/2008 dans Ecriture
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Oui, bon, j’avais dit qu’on parlerait Chine aujourd’hui, mais les aléas du week-end vont plutôt faire qu’on en parlera demain.

Vendredi dernier, je descendais du train pour m’en rentrer chez moi quand mes yeux tombent sur un spectacle d’un mielleux affligeant pour le célibataire endurci : la nana qui descend du train, accueillie par son chéri, avec presque le ralenti comme dans les publicité quand il la ferait tourner. L’histoire passera sur le fait que la demoiselle en question était charmante car là n’est point le débat. Le débat se trouve dans mes réflexions qui ont suivi ce non-évènement. Non, je ne me suis pas morfondu dans un narcissisme primaire et larmoyant sur ma propre condition ; passé un certain stade, tout cela ne vous touche plus, comme je l’ai déjà signifié dans de précédents articles.

Mais figurez-vous que par une étrange association d’idée qui échappe au sens commun, je me suis demandé à quel point la gente féminine a influencé mes écrits jusque-là.

La raison en est simple. Toute la semaine dernière, j’ai cherché en vain à écrire un chapitre de Réveils et rien de bon ne sortait du clavier. (Wow, ça n’a rien a voir mais je viens de gouter le nouveau Tropicana Abricot/Coing/Clémentine et ça surprend ! J’arrive pas à savoir si je trouve ça bon ou dégueu.) Alors je me demandais ce qui se passait, pourquoi je n’arrivais pas à écrire. Les muses m’auraient-elles abandonné ? (Nan mais sans dec, c’est hyper chelou ce truc à boire.) Car pourtant, j’ai déjà été touché par le doigt de la muse littéraire qui me montrait le chemin à suivre. Une fois sur la fin du chapitre 17 de Réveils, par exemple. (oui, c’est ça, je crois que je n’aime pas ce que je suis en train de boire…) J’ai alors remarqué que la muse était féminine, communément dépeinte sous les traits d’une demoiselle fort charmante qui glisse quelques mots bien sentis à l’oreille du poète. Ce qui me fait demander s’il existe des muses masculines, qui glisseraient des mots bien sentis à l’oreille de Danielle Steel par exemple ? (Définitivement pas.) Bref…

Ma muse donc, celle qui me dit de faire ceci de tel personnage, ou de terminer ainsi telle histoire, est-elle vraiment née d’une personne réelle ou d’un fantasme (c’est-à-dire, une personne réelle, mais en mieux) ? Au moins dans mon cas, car si vous voulez connaître les muses de Neil Gaiman, allez plutôt faire un tour sur son blog à lui.

Le fait est que – après ma courte réflexion sur le chemin du retour – la réponse tendrait vers le oui. Je sens déjà, parmi mes lectrices du premier rang, celles avides de potins, monter une excitation à la perspective d’une suite de noms. J’ai envie de dire, vous verrez bien.

Je ne m’attarderai pas sur les textes dans le dossier _trash, c’est plus qu’évident, tellement évident qu’il vaut éviter de trop y remuer la poussière dans ce dossier.

Dolmen

C’est très léger et il faut cherché du côté du jeu vidéo et du cinéma, notamment Marylin Monroe (où je ne me suis même pas foulée puisque Marylin est le nom d’un protagoniste).

Atomic Girl et moi

Très clairement oui, on pourrait difficilement trouvé de muse plus réelle, ni de plus évidente (enfin, ce fut évident pour la muse en question, le commun des lecteurs se contentera d’y trouver ses propres références au moment de la lecture, un jour, en décembre si je-ne-sais-pas qui le veux !).

Friend Zone

Encore une fois, oui, et il n’y en a pas qu’une. De là à dire que tous les porteurs de gêne XX l’ont inspiré, il n’y a qu’un pas que je franchirai allègrement.

Le Tabouret

Oui, il s’agit de Elk. C’est elle qui m’a glissé l’anecdote sur le tabouret avec une visite chez un médecin parisien qui prend 80 euros de l’heure pour faire de la psychologie de comptoir (« Roger, remets-en un demi ! »)

La nouvelle que je vais écrire, si j’en trouve le temps

Oui et c’est d’ailleurs assez marrant, parce qu’elle revient de loin dans le temps celle-là et je ne m’en rendais pas compte jusqu’à ce que je me pose la question. Je vais vous détailler celle-ci, il y a procuration et cela me m’engage à rien (pis ça fera comme si je racontais l’anecdote à ma meilleure amie, comme au bon vieux temps). Dans mes envies, j’envisage un jour de partir dans un pays scandinave. Évidemment, ce genre de chose s’en retrouve faciliter si vous connaissez déjà quelqu’un de là bas.

Et bien, à une époque où je n’étais qu’un jeune avec des cheveux et une moustache, une de ces personnes a croisé mon chemin. Mais bien sûr, j’étais bien trop stupide en ces temps-là et les filles, c’était encore une espèce à part, le genre de succubes démoniaques à qui on parle si on est forcé (on serait tenté de se demander si les choses ont réellement changé en presque 10 ans, mais je vous assure que oui, un peu, je me soigne). Bref, toujours est-il qu’en seconde, une demoiselle de là-haut était dans la même seconde que moi. Ne me demandez ni son pays, ni son nom. Les seules choses dont je me souvienne, c’est qu’elle était mignonne, brune aux yeux bleus, de 3 ans mon ainée et qu’elle avait les ongles peints de toutes les couleurs (ce n’est pas parce qu’on ne leur parle pas, qu’on ne les trouve pas attirante et qu’on ne grave pas des détails futiles dans notre mémoire photographique). Aujourd’hui, que ne donnerai-je pas pour retourner dans ce corps de lycéen avec mon cerveau actuel pour forcer le destin (hé mais dis-donc, c’est un peu le thème de la semaine, on reparlera de tout ça mercredi et jeudi).

Si je lui avais parlé, on aurait peut-être gardé le contact et si l’envie m’en prenait dans le futur, j’aurais peut-être accessoirement un toit où poser mes bagages en arrivant en Finlande, Norvège ou Suède ! Tout est parti de là pour la nouvelle que j’envisage d’écrire. Et finalement, cette demoiselle à qui je n’ai jamais adressé la parole, c’est un peu la muse de l’histoire !

Réveils

Ah ! Réveils ! Ce serait mentir que de dire que j’ai écrit ça comme ça sans m’inspirer de personne et sans que personne ne m’inspire. Mais vu la taille du projet, il m’est désormais difficile de dire là, c’est elle, là, c’est elle, etc. De plus, quand on sait quelle genre de personnages et de situations j’écris, je ne sais pas si elles seraient très flattées de savoir qu’elles ont aidé à la création de Natalia la prostituée, par exemple.

Mais le cas du fameux chapitre 29 est intéressant. Comme je disais en introduction, il m’a longtemps bloqué. J’écrivais des choses et ça ne ressemblait à rien. Au mieux, je tombais dans des retrouvailles cucu la praline, au pire, c’était juste nul. Le fait est que je ne m’étais conditionné de la bonne façon : comment écrire des retrouvailles avec deux personnages prédestinés quand c’est juste la misère dans votre vie réelle ? Ne me sortez pas le coup de l’imagination débordante, j’avais besoin de plus que ça ! J’avais besoin de retourner auprès de la muse qui avait inspirée le personnage de Kursten, tout simplement. Au lieu de ça, je m’efforçais d’en chercher une autre, ce qui ne m’aidait en rien (au mieux, ça m’a permis de glisser une anecdocte que deux personnes pourront comprendre quand elles liront le chapitre en question). Kursten, c’est un amalgame entre Tank girl et une personne de la vraie vie. Alors se projeter avec Tank Girl, ça va, il suffit de parcourir google ; aller chercher l’autre moitié de la muse, c’était plutôt éprouvant et il n’est pas rien de dire qu’intérieurement, ça fout le bordel ! Vraiment !

Mais l’important, c’est de l’avoir pondu ce chapitre 29 !

Par contre, demain disais-je, on s’en tiendra au programme pour tailler le bout de gras autour de la Chine.

Pour info, Tank Girl, c’est elle :

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