Vroum-vroum ! Tut-tut !

Publié: 02/09/2008 dans Cher Journal...
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Autant prévenir tout le monde, cet article a un petit goût de déjà-vu, mais des nouveautés s’y sont insidieusement glissées ! Surtout vers la fin…

Tout a commencé par l’innocente découverte d’un magazine sur les Porsches négligemment déposé sur le coin de bureau d’un collègue, Airr. Ce n’est bien évidemment pas son vrai nom, mais comme d’habitude, j’utilise les pseudonymes dans une volonté désuette d’anonymat. Toujours est-il que Airr fait parti des rares personnes d’exception au boulot qui rendent les journées moins pénibles qu’elles ne pourraient l’être. Un océan de normalité au milieu de plaques tectoniques complètement déphasées. Ce qui ne veut pas dire qu’ils arrivent avec des pantalons slims, des t-shirts fluo et assez de gel pour maintenir en place la crinière synthétique de Cher… Bref ! De fil en aiguille, il me dit que pour l’anniversaire d’un pote, il comptait lui offrir un stage de pilotage. Et que si je voulais, je pouvais me joindre à eux ; ça ferait l’occasion de passer une super journée.

Qu’est-ce qu’un stage de pilotage ? Ce n’est pas une session pour regagner des points de permis, sachez que je suis extrêmement prudent au volant, en dépit d’une conduite un peu sportive (il n’est d’ailleurs pas spécialement recommandé de monter derrière, c’est là où l’on ressent le plus les virages). Ce n’est pas non plus l’occasion de mieux apprendre à conduire, par exemple sur chaussée glissante (bien que cela serait amusant à faire). Un stage de pilotage, même si le terme n’est pas le plus approprié du monde, c’est l’occasion de piloter des voitures totalement inaccessibles au commun des mortels sur un circuit fermé. Ça coûte excessivement cher pour un temps effectif ridiculement réduit.

Plusieurs semaines se passent. On en reparle de temps en temps, et, tout en sachant rester propre, je me tâte beaucoup. L’investissement est élevé. Mais il s’agit d’une expérience que j’ai envie de tenter depuis longtemps. Finalement, ce qui va me décider, c’est l’occasion de passer une après-midi entre potes et lâcher la pression de semaines qui frôlent le pourri sur l’échelle de la satisfaction personnelle (et même si c’est pour le bien d’Exalight, ce que je fais en ce moment n’est pas ce que je préfère). Et donc, trois jours avant la date fatidique, je dis à Airr que j’en suis !

Il faut désormais choisir son bolide. Plusieurs options : Porsche, Aston Martin, Ferrari, Lamborgini, Audi… Le choix est vaste. Inutile de le nier, le prix sera un facteur décisif, plus que la voiture dans un premier temps. J’hésite entre l’Aston Martin et la Porsche Carrera Cup. La seconde aura toute mon affection. Notamment parce qu’il s’agit d’une vraie voiture de course non destinée à la route. Le tour gratuit y est surement peut-être un peu pour quelque chose aussi.

Samedi 26 juillet, le grand jour. Pourquoi ce samedi ? Comme disait Airr sur son blog, parce que pendant l’été c’est mieux, il y a moins de monde et on est sûr qu’il va faire beau.

C’était blindé de monde, et il pleuvait. Enfin, on a eu de la chance, ça s’est dégagé en début d’après-midi, la piste a rapidement été détrempée. On se retrouve tous chez l’organisateur de la journée. Ce qui me permet de découvrir sa charmante petite famille en attendant les autres. (Cela dit en passant, c’est à ce moment-là que j’ai compris comment Airr arrivait à garder une once de santé mentale et de normalité au milieu des turpitudes d’Exalight). Dans la vraie vie, ses potes pilotent une Jaguar et une Porsche. Le la est déjà donné et ça me fait l’occasion de poser mes fesses dans la voiture la plus classe qu’elles aient jamais connue : une Jaguar. Après quelques péripéties sur le chemin, on y est ! Et on commence par se délester : un petit pipi et 99 euros.

Ensuite, direction la salle de briefing, où un moniteur nous présente les voitures, les façons de les piloter et les façons de ne pas les piloter. En gros, on nous met la pression pour ne faire les abrutis sur le circuit et rappeler les fondamentaux : accélérateur à droite, frein à gauche, et l’embrayage encore plus à gauche pour ceux qui en auront besoin. Et oui, car les voitures de sport abandonnent cet accessoire au profit des commandes séquentielles au volant (le plus souvent) mais cela n’a rien à voir avec les automatiques ! Bon, pour ma part, c’est du old school, avec une pédale et un levier.

Il est temps d’aller le voir, ce fameux circuit. Et les voitures aussi. Elles prennent leurs premiers tours de roue et la pression commence à monter. Vient le tour en M5, pour découvrir le circuit. En là, on se rend compte que 1,3 kilomètre, c’est rien. A peine a-t-on touché le cuir des sièges de la BMW qu’on est déjà dehors en train d’attendre pour monter dans notre supercar. C’est Airr qui a l’honneur de commencer. Vous pouvez le voir avant de monter dans la Porsche 996 GT3, trop sex avec sa charlotte.

Les tours passent. Les amis de Airr enfilent les tours sur GT3, Ferrari 430, Lamborgini Gallardo, Aston Martin… quand enfin, on m’appelle pour la Carrera Cup.

La Carrera Cup, c’est une Porsche uniquement construite pour la course, aucune change de la voir se faire flasher sur le périphérique ! C’est la raison pour laquelle elle est dépouillée du moindre gramme inutile. 1000kg, dont 700 à l’arrière pour le moteur. Le reste, c’est deux sièges baquet posés sur de la tôle. Siège dans lequel je m’installe et on me sangle.

On tourne la clé, on débraye, on cale. On tourne la clé, on débraye, on cale. On tourne la clé, on débraye, on cale. Il faut bien se rendre compte que c’est une voiture de sport, la pédale d’embrayage ne pardonne pas ! La quatrième est la bonne. Un coup d’accélérateur et je prends conscience des 700kg à l’arrière. Qu’est ce que c’est beau ! Ce moteur, on dirait une symphonie ! Allez, il est temps de s’élancer. Le premier tour se fait tranquille pour prendre les repères sur le circuit, savoir quand freiner et quand mettre la gomme. Les trois suivants sont poussés mais on reste timide, on ne sait pas ce qui peut se passer, ce n’est pas ma voiture, et l’air de rien on a bien la pression. Je n’avais qu’à m’occuper de mon volant, des freins et de passer les vitesses mais c’est amplement suffisant. Les rétroviseurs étaient réservés au moniteur qui m’accompagnait, et même en dépit du peu de choses dont j’avais à m’occuper, je n’ai pas eu le temps de regarder à combien je suis monter. Je pense 150 km/h. On nous forçait à jouer des rapports, mais on aurait tout aussi bien faire tout le circuit en 3ème. Cinquième et dernier tour, j’ai le circuit en tête, il est temps de pousser la bestiole (tout en gardant la pression d’avant). Après la chicane, je dois pousser la Cup pour doubler une Aston Martin un peu chochotte (qui, après expertise vidéo, se révèlera être le copain de Airr !). La voiture hurle, je n’entends plus le mono qui est obligé de faire des signes pour m’indiquer quand passer les rapports. Deux plots, on écrase le frein comme un malade, l’ABS prend tout, on braque sans direction assistée, en sortie, accélération. La petite ligne droite en montée en 4ème, là où le moteur s’exprime au mieux (toute proportion gardée, je me répète, ça reste un circuit ridiculement petit !). Encore un virage et c’est déjà le retour au stand.

Que du bonheur ! Mais tellement, tellement court ! Une expérience unique ! Piloter une voiture de course, c’était un rêve. Maintenant, on attend la prochaine occasion de pouvoir le refaire. Si seulement la license ne coûtait pas si chère (250 000 euros), voilà un sport qu’il me plairait de faire !

Si je reposte ce billet aujourd’hui, plus d’un mois après l’évènement, c’est que Airr  m’a transmis le fichier vidéo de notre après-midi. Il a fait le montage lui-même (ce qui me donne l’occasion de le chambrer pour certains effets un peu cheap et de très chaleureusement le remercier). La musique c’est les Stones (avec un malheureux raccords en plein milieu), les pilotes ce sont vraiment nous (sauf Airr, qui du coup, filmait). Je suis dans la Porsche blanche ! Il parait qu’on n’entendait pas bien le son dans le brouhaha des commères à côté du réalisateur ; mais à un moment, Airr a laissé le son de la Carrera, j’en ai encore des frissons en écoutant ces 285ch !

commentaires
  1. Leo dit :

    Un jacky est demandé au game design… un autre jacky est demandé au cont-dev…Merci…

  2. Airr dit :

    Ouais, jacky… jacky comme tu y vas Leo, tu t’adresses là à de véritables professionnels du pilotage et le sobriquet me semble sévère. On en connaît certaines qui mourraient pour un poster de Rapha Nadal au dessus de leur bureau, c’est bien plus jacky par exemple.

    Moi je trouve au contraire que ces 4 garçons dans le vent ont l’air plutôt modestes avec leur charlotte sous le casque. Ol’ a la victoire très simple lorsqu’il lève les bras vers le ciel.

  3. Airr ce truc dit :

    Eh, quoi y’a pas de post ce matin ? C’est quoi cette fois ci, y’a une coquillette coincée dans le clavier ?

  4. fenrhyr dit :

    Parce que je me couche pas à chaque fois à une heure du mat’ pour vous abreuver de mes mots. Et parce que le matin, je ne me réveille pas. Donc il faut attendre mon arrivée au boulot… Mais ne t’inquiète pas, les gens qui ne lèvent pas avec les poules n’y voient que du feu ^_^

  5. […] d’abord !). Derrière moi, il y a la Porsche de Tristan (que vous avez pu voir dans le billet Vroum-vroum Tut-tut), mais elle est conduite par sa nana. On est dans les rues des Sables d’Olonne, allant de feu […]

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