House of the Dead

Publié: 05/07/2008 dans Cinema, Jeux Vidéo
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Amateurs du bon goût, cette news est pour vous. En effet, je viens de voir House of the Dead. Un, n’ayons pas peur des mots, « film ». Re-situons les choses dans leur contexte, House of the dead est un jeu vidéo de SEGA, dont le but du jeu est de tuer plein de zombies au pistolet. D’abord sorti sur arcade avec un pistolet, il a ensuite été décliné sur de multiples supports comme la mythique Saturn. Le scénario est volontairement orienté et assumé série B.

— Scénario du jeu —

Thomas Rogan et G, deux agents gouvernementaux, sont chargés de faire la lumière sur les agissements troubles d’un laboratoire établi au coeur d’un vieux manoir. Il est dirigé par un scientifique notoirement connu pour ses expériences dangereuses et inhumaines. Rogan et G devront utiliser leur esprit et leurs pistolets pour trouver un savant fou et pour l’arrêter avant que les zombies et autres créatures ne puissent atteindre la civilisation. Le combat est cependant plus personnel pour Rogan, qui devra également retrouver Sophie Richards, sa fiancée, prisonnière en ces lieux.

— Retour au billet

C’est donc un jeu ultra profond qui attend nos amis joueurs. Évidemment, on a déjà vu des films au scénario moins épais que du papier toilette premier prix, et on n’aurait pas été surpris de le voir porter à l’écran tel quel. Mais c’était sans compter sans le génie de Uwe Boll. Uwe Boll, rien que le nom prête à rire. Alors, ce Uwe Boll possède un créneau dans la réalisation et tend bien si tenir. C’est en effet à lui qu’on doit des perles comme Alone in the dark, Blood Rayne, Far Cry et je crois malheureusement que j’en passe. Si encore, il collait au scénario original… mais non, il se targue aussi d’être writer et réinvente aussi l’essence du jeu afin que son film apporte un nouveau regard sur les productions vidéoludiques. Uwe n’a pas peur de mettre la main à la pâte (dans un Boll). J’ai déjà fait une mini-critique de Alone in the dark sur ce blog, je vous invite à la lire pour vous donner un avant-goût de ce qu’il vous attend par la suite. Et pour que le plaisir n’en soit que plus grand, je vous invite aussi à consulter le résumé du retour des morts-vivant 3, car ce qui va suivre va être du même acabit ! Pour info, le film a coûté 7 millions de dollars, les acteurs sont tous au rabais, le maquillage n’est qu’à peine dégueu, les expérimentations de plans stylistes de caméra multiples et ce film a reçu un award du plus mauvais film d’horreur dans je ne sais plus quelle convention qui s’y connait en films d’horreur.

— Présentation du casting —

Jack. En fait, il s’appelle Rudy, mais rudy, c’est naze. Et puis comme il possède les mêmes traumas que Jack dans la série « Lost », qu’il est le héros et qu’il est étudiant en médecine, on va l’appeller Jack.

Simon, a.k.a. le bogoss. Mannequin pour slips (ce qui justifiera une vanne avec une chaussette à son attention dans les scènes coupées (oui, j’ai maté les scènes coupés de ce film, celles où l’on voit les perches arriver dans le cadres, ce qui ne garantit pas que cela n’arrivera pas dans les scènes pas coupées)).

Greg, le joueur de baseball de la bande. Pas vraiment plus futé que le précédent.

Kirk, capitaine d’un bateau de pêche. Si jamais vous avez sauté sur l’occasion pour faire une blague avec les mots « capitaine », « Kirk » et « Spock », félicitations, votre humour est aussi pourri que celui du scénariste du film !

Casper, on continue dans les noms à blagues. C’est une espèce de garde-côte GI qui surveille Kirk. Pour rester dans la boutade, son co-équipier s’appelle McGyver.

Cynthia, la blondasse du groupe.

Une black, donc j’ai déjà oublié son nom. On n’a qu’à dire que c’est Micheline.

Alicia, ou le faire-valoir de Jack, ou l’excuse pour le moment « baiser passionné », ou celle que j’ai l’habitude d’appeler la grosse cochonne dans ce genre de production. Compte tenu des faits que durant tout le film elle portera un corset lacé sur le devant, que Uwe Boll ne s’est pas géné pour faire des plans ralentis avec ses seins qui ralentissent et rebondissent dans tous les sens (notez la consonance en S) alors on ne va pas se gêner pour l’appeler la grosse cochonne, même si c’est à peu près la seul dont on ne verra pas les tétons. On pourra aussi l’appeler l’élue.

Liberty, une asiatique qui porte un vêtement moulant avec un drapeau américain dessus. On passera sur la symbolique du nom, uns fois de plus.

Les zombies, maquillés avec du plâtre par Rodrigue, un maçon qui travaillait sur le chantier d’à côté.

Le méchant, a.k.a. mouahahahaha. Qu’on appellera aussi Vasquez. C’est pas son vrai nom plus, mais ça prendra tout son sens dans le passage en sepiacolor.

— Le résume made in Oliver Castle, ou comment voir un film sans perdre 1h30 de sa vie mais seulement une dizaine de minutes —

On est à la fin du film, Jack parle en voix-off. C’est pratique, déjà, on sait que lui ne va pas mourir. Il dit que la vie, c’est dur et qu’il en a vue des vertes et des pas mûres. L’important, c’est de voir qu’il est dans un cimetière.

Générique d’ouverture. Ce sont des images du jeu vidéo, sur lesquelles on a appliqué tous les filtres vidéo qu’il était possible de trouver sur le logiciel de montage vidéo. Ca ne ressemble à rien d’autre qu’un gros trip sous acid sur fond de musique techno-beat tralala tsoin-tsoin faite pour les djeuns. Au moins, on est prévenus ! Notons au passage que toutes les transitions entre les scènes sont rythmées par l’insertion stylistique d’images du jeu vidéo. Notons également au passage que ce procédé arrive aussi en plein milieu des scènes, pour le style une fois de plus.

Retour sur la voix-off de Jack, c’est pratique, ça permet d’introduire le casting qui va survivre plus ou moins longtemps. On apprend dans le même la profession de chacun et que Alicia est l’ex de Jack, qu’elle a largué pour se consacrer à ses études d’escrime. Il se demande pourquoi… Maintenant, je me demande surtout quand cette information subtilement placée va être utile à Alicia et au scénario. Simon, Greg, sa copine Cynthia, la grosse cochonne et Micheline se retrouve donc dans un port pour prendre un bateau à destination d’une ile secrère où se déroule la rave party de l’année. Manque de bol, ils ont manqué le bateau à 15 minutes près !

Sur l’ile, la fête bat son plein (oui, le bateau n’est parti qu’il y a 15 minutes, mais vous n’allez pas commencé à m’embêter avec les détails chronologiques). On voit que Jack est déjà sur l’ile, Liberty aussi. Un gros logo SEGA semble indiquer que cette réunion alcoolisée au milieu de nulle part est sponsorisée par l’éditeur de jeu vidéo (ou bien que SEGA cautionne le film, je ne sais pas). Le lien entre l’ile et le continent, c’est le portable d’une copine de Cynthia (Erica Durance ???), on l’appellera Machine. Bien sûr, deuxième indication subtilement placée, le réseau téléphonique est vraiment pourrave sur cette ile et quand le massacre commencera, ce ne sera même pas la peine de se servir d’un portable.

Sur le continent, les cinq qui viennent d’avoir Machine au téléphone (Machine, pas Micheline, ne décrochez pas déjà) se rendent compte que cette fête est trop mortelle (ha ha ha!) et qu’ils doivent y aller par tous les moyens. Heureusement, il y a un bateau de pêche. Celui du Capitaine Kirk, un espèce de Crocodile Dundee sur le retour. Pas vraiment un marin pêcheur, puisque Casper fait son apparition et les représentants de la loi viennent rarement pour une visite de courtoisie dans ce genre de film. Mais ils parviennent tous à s’échapper, direction l’ile. Avec Casper à leurs trousses.

Sur l’ile, on suit Erica Durance (je suis sûr que c’est elle, bien que les crédits mentionnent étrangement une Erica Parker…) vers une plage de galets fins accompagnée d’un type sans importance. Elle a très envie de se baigner. Wouhou, premier plan boobs du film ! S’en suit un mini-remake de « Jaw » avec des caméras sous l’eau qui filment ce corps dénudé par en dessous (le point de vue d’un zombi, vraisemblablement). Des bulles remontent à la surface, elle se fait presque attaqué par un zombi, mais on ne voit rien. En revanche, son copain pour qui l’eau était trop froide a disparu. Elle part donc à sa recherche… Dans la forêt… Seule… Sérieusement… Avant de tomber sur une petite maison dans un cimetière. Conformément au script (CDLS), elle va voir dans la maison. Et meurt, bouffée par x zombies. Au moins, elle avait retrouvé son copain dans cette charmante bicoque, la « house of the dead » (oui, il ne faut pas croire, Uwe Boll se creuse la tête pour trouver des rapports avec le jeu quand même).

Nos cinq joyeux lurons arrivent sur l’ile (je vous passe la balade en bateau qui dure bien une heure, durant laquelle Greg dégueule sur sa copine, ce qui nous gratifiera d’un deuxième plan nichons quand elle nettoyera son chemisier). Ils vont donc essayer de rejoindre le centre névralgique de la fiesta, pendant que Kirk fera ses petites affaires.

Nuit américaine ! Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, la nuit américaine consiste à faire tomber la nuit sans prévenir et sans autre transition qu’une insertion d’images du jeu vidéo.

Ils arrivent là où c’était la fête. Pas de Boll, ya plus personne, mais ya toujours à boire. C’est le moment de se séparer. Greg et Cynthia restent, les autres cherchent ailleurs où sont les autres. Les deux premiers sont chauds comme la braise et commencent à se monter dessus. Attention, s’en suit un concept que je n’avais jamais encore vu : introduire une catastrophe naturelle pour justifier un humour du plus mauvais goût. Ils sont donc en train de se bécoter quand Greg sent qu’il va bientôt pleuvoir. Il dit que ce sera bien qu’ils se mettent à l’abri avant qu’ils soient « wet » et Cynthia de répondre « too late » alors qu’il ne pleut pas encore… (accessoirement, il ne pleuvra que sur le bateau de Kirk, et encore, par intermittence suivant les plans de caméra) La tente trouvée, Cyn’ jambes écartées (mais habillée), Greg doit s’arrêter pour aller pisser (et aller, on va faire deux groupes de 1).

Et pendant ce temps-là, les trois autres trouvent la baraque au centre de l’ile. Ils entrent et trouvent des survivants : Jack, Liberty et un geek qui va mourir. Le geek a une caméra et a filmé la scène de l’attaque des zombies (et accessoirement, un troisième et dernier plan boobs). Il sort sa science des zombies à la black qui comprend rien à ce qui se passe (on en profite pour cautionner le film en citant Romero, preuve qu’on n’a pas fait une bouse mais usé de la bobine pour faire un truc dans l’esprit Romero). Comme on a affaire à des bons samaritains, tout le monde décide de retourner chercher la blondasse et Greg, on ne sait jamais après tout, c’est peut-être juste une grosse blague des organisateurs de la fête tout ça !

Sur le bateau, il pleut disais-je. Et Kirk explose du zombie à coups de Desert Eagle, cigare au bec, genre « tranquille, j’ai fait ça tout ma vie, je me pose même pas de question ». On en profite également pour placer un plan remake « Pirates des Caraïbes » avec le zombie qui marche sous l’eau.

Sur l’ancienne place de la fête, c’est vide. Mais où sont donc Cynthia et son mec ? Alors le mec, souvenez-vous, il était parti pisser. On le retouve naturellement coincé dans les chiottes ! Quant à sa copine, on a vu qu’elle se faisait bouffer, rien d’extraordinaire à la voir surgir comme un chat hors du placard puis buter le geek avant de se prendre une balle en pleine poitrine dans un plan au ralenti. Pour ceux qui se posaient la question, sa petite culotte était rose.

C’est Casper qui a fait son entrée en dégommant Cynthia. On apprend qu’elle (ah oui, Casper, c’est une nana) a amarré de l’autre côté de l’ile mais que le bateau à coulé et que McGyver n’est plus. Heureusement il reste celui de Kirk. Allez hop! Direction le bateau de Kirk.

Sur la grève, devant le bateau, tout le monde gueule. Le bogoss décide d’y aller à la nage car personne ne répond. Mais il se fait attaquer au milieu des eaux, heureusement Casper possède un fusil d’assaut (normal, je vais arrêter un marin-pêcheur louche, je prends un fusil d’assault) pour limiter la casse, Liberty sait faire du karaté même dans l’eau et Kirk re-surgit mais sur un rocher de l’ile parce qu’après tout, c’est dans le script (CDLS). Tout le monde s’en sort miraculeusement vivant. Simon, comme un gros blaireau décide de passer ses nerfs sur un cadavre qui trainait. Sauf qu’il était pas vraiment mort et le cadavre lui vomit de l’acide à la gueule. Heureusement, Jack s’y connait un peu en médecine et s’occupe de lui. Et de Kirk qui s’est fait mordre. Mais qui ne se transforme pas en zombie. Pourquoi pas, si ça se trouve il faut plus longtemps avant que ça agisse. Bon, maintenant on refait deux groupes de 1, parce que c’est très amusant. Casper et Greg.

Passons rapidement, Greg se fait bouffer et Casper revient vers le groupe d’écloper. Notons que quand un personnage important meurt, un plan caméra tourne autour de lui et on fait un fade au rouge. Comme dans le jeu, puisque c’est une adaptation.

C’est pas tout ça, mais nos braves amis sont à court d’armes. Qu’à cela ne tienne ! Kirk fait de la contrebande d’armes. Quelle heureuse surprise qui 1/ est utile et 2/ justifie la présence de Casper depuis le départ. Tout le monde s’équipe (comme dans Alone in the Dark, ce doit être un passage obligé pour Boll). En attendant les secours (qui viendront, c’est sûr, ça va se voir qu’il manque du monde et chacun a bien penser à dire à ses parents qu’il partait faire la teuf sur l’isla del morte !), ils décident de retourner à la petite maison dans le cimetière. Personne se demande comment Kirk, lui, est arrivé sur l’ile, s’il n’y a pas moyen de prendre le bateau à moteur pour retourner sur le chalutier… noooooon, on va tous retourner vers le cimetière, ça à l’air d’un coin sympa pour se barricader !

S’en suit le gunfight le plus minable de toute l’histoire du film de zombies. Sur fond de musique techno-beat qui donne mal à la tête, de plan épileptiques qui font mal aux oreilles, de bullet-time du pauvre (« Garde la pose, on va tourner la caméra autour de toi » a.k.a remake de Matrix), de zombies qui sautent sur un trampoline derrière une pierre tombale, de c’est-pas-la-peine-que-je-perde-de-temps-à recharger (ça se fait comme dans le jeu, en tirant hors de l’écran visiblement)… Chaque acteur à le droit à son plan présentation de ralenti, caméra qui tourne… Ca file la gerbe. Je ne suis pas sûr que le plus mauvais clip MTV ait pu un jour ressembler à ça. Dynamite, grenade, couteau, shotgun, berreta, desert eagle, machette, hachette, mp5, coup de savate, coup de boule… ça dure une éternité ! Je n’avais rien vu d’aussi mal monté depuis Point d’impact avec JCVD ! Tout ça pour arriver devant une porte qui ne s’ouvre pas (mais « qu’il ne faut pas défoncer, sinon, ils rentreront », j’aime quand les acteurs nous expliquent des choses pour la cohérence de tout ça). Jack et Casper font le tour, Liberty meurt (cupabilisant Jack qui se sentait responsable d’elle puisqu’il aurait, en substance, voulu la sauter). Casper trouve une fenêtre. Jack entre. Casper se fait attaquer et on ne sera pas étonner de ne voir rentrer que le tronc de celle-ci (surement un remake aussi, mais dont le titre m’échappe). Tout le monde finit par rentrer dans la baraque, ça tombe bien, ils étaient à court de balle. Ce qui ne les empêche pas de recharger, une fois au calme dans la maison du méchant. Les jeunes se rapprochent pour se bécoter, la black et Simon défiguré par l’acide vomitif et Jack avec son ex.

Séquence sépiacolor. C’est pour dire que ça se passe dans le passé, au cas où le spectateur nourri de burgers n’aurait pas compris avec le plan sur le galion espagnol. On apprend qu’un prête banni d’angleterre, prisonnier dans le galion espagnol donc (d’où le Vaquez), se détourne de Dieu, détourne le bateau pour attérrir sur cette ile perdue pour assouvir ses désirs d’immortalité. Sans déconner, ce type trouve le moyen de faire muter son sang pour devenir immortel et il passe ces deux derniers siècles à moisir sur cette ile minable en attendant que des blaireaux viennent y faire des noubas à tout casser pour refaire son stock d’organes ! Bien joué le génie du mal ! On apprend tout ça grâce à un journal de bord et à une cuve remplie de sang mutant qui réveille les morts.

En parlant de réveil de morts : nouvelle attaque de zombies. Kirk, x fois mordu mais toujours en vie car c’est pas vraiment des zombies (sauf Cynthia, parce que ça nous arrangerait que ça ce fasse comme ça à ce moment-là – CDLS). Ca devient un peu la foire au n’importe quoi. Soi-disant condamné, Kirk se dynamite pour en emporter 25. Simon se dynamite aussi pour sauver les trois autres. Qui se retrouvent dans un couloir qui mène à la plage, parce que c’est logique dans l’esprit du héros. On en profite pour dézinguer encore du zombies comme dans le jeu. Quand soudain, des zombies moussus (comprendre qu’ils étaient dans les murs, donc couverts de mousse) attaquent par derrière ! La black décide de les retenir. Bravo Micheline, je n’aurais pas cru que tu tiendrais jusque là ! Mais les meilleures blagues sont les plus courtes.

Bon, il ne reste que le couple d’amoureux retrouvés. Qui sont sauvés par Greg ! Oui, le baseballeur. Incroyable ! Il est en vie ! Non, pas vraiment. Je vous avais dit que le code de la mort sur fondu au rouge avait été utilisé, il s’agit en fait de Vasquez qui avait arraché la peau du visage de Greg pour porter ! Allez hop, encore une référence à un film : Mission Impossible II. Bon, là le méchant fait son monologue, c’est un passage obligé pour permettre au héros de trouver une solution pour s’en sortir. On apprend au passage que Vasquez attendait la grosse cochonne depuis des années, d’où « l’élue » de la présentation. Mini-combat. Grenade (CDLS). Explosion. Plan ralenti avec les seins de la grosse cochonne. Ça sent la fin du film tout ça.

Sauf que depuis Dracula, le méchant revient toujours deux fois. Et l’ami Vasquez est de retour. Avec une épée. Aaaaaaah, c’est là qu’on justifie que la copine du héros fait de l’escrime ! Donc combat final à l’épée entre le méchant et l’élue. Inutile de dire que c’est filmé n’importe comment et qu’un combat d’un épisode d’Highlander avait mille fois plus de pêche. Grâce à une botte secrète, Vaquez réussit à placer une attaque décisive sur la grosse cochonne. En plein milieu de la poitrine. Justifiant les lacets de son corset, qu’il est agréable de voir un peu plus ouvert à présent. Sa copine morte, vert de rage, Jack décapite Vasquez (réf. Highlander). Mais le corps se relève et l’étrangle. Alicia se relève aussi (décidement tout le monde a du mal à mourir dans ce film) et vient écraser la tête du méchant à coups de ranger, avant de défnitivement expirer son dernier souffle.

Bon, c’est fini là. Il reste plus que Jack, on est raccord avec le début du film. Arrive alors un hélicoptère. Pas un truc de l’armée, juste un machin comme on peut en trouver dans les vacances de l’amour. Débarquent alors un agent gouvernemental, et quatre marines suréquipés (!) qui visiblement ont l’air de croire qu’ils pourraient s’en sortir tout seuls. Jack porte sa grosse cochonne, légèrement dans les vapes, donc plus aussi morte que dans le plan précédent. L’agent demande le nom du survivant. Il finit par le dire : Rudolph Curien (« Aaaaaaaaah » du public extatique qui connaissait le jeu).

Le plan final embrasse une ville avec des gratte-ciel et une pensée philosophique : est-ce vraiment la fin, ou le début ? (Pitié, dites-moi que c’est la fin !)

— Retour au billet —

Prenons le temps d’analyser la fin. J’ai trop peur que vous passiez à côté. La grosse cochonne qui passe du statut de morte à non-morte, c’est parce que Jack est retourné dans le laboratoire de Vasquez et a utilisé ses expériences et le sang muté pour la ramener à la vie. L’agent (que les crédits appelleront « G »), si vous avez bien lu au début de cette news, c’est un des personnages du jeu. Curien, c’est le nom du scientifique méchant qui ressuscite des types à tour de bras pour le besoin du jeu. La boucle est bouclée et on comprend l’intérêt du film. 82% des gens ont effectivement compris cette fin, ce serait dommage de ne pas saisir l’œuvre dans sa globalité, n’est-ce pas ?

On pourrait croire que j’ai perdu ma soirée. Oui, peut-être. Mais combien de personnes verront leur journée égayée par cette lecture. Si vous voulez réagir, n’hésiter pas !

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commentaires
  1. […] pas nul genre House of the Dead, hein. Non, vraiment nul. Du nul qui se demande si se taper l’intégrale double combo […]

  2. […] d’Uwe Boll ! Le mec qui a décidé de massacrer toutes les licences connues du jeu vidéo (House of the Dead, Far Cry, Blood Rayne, …), celui qui clame haut et fort que pour 1/10ème du budget de […]

  3. […] naturelle me pousse à l’exploration de films obscurs (Win a Date with Tad Hamilton ou House of the Dead) et c’est avec un certain intérêt que je me suis penché sur ce Grave Encounters qui surfe […]

  4. […] complètement décalés, je recommande aussi : Black Sheep, Tucker & Dale. Je ne recommande pas House of the Dead, sauf si vous êtes level-up dans la […]

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