Le retour des morts vivants 3

Publié: 16/12/2007 dans Cinema
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En jaquette, la grosse cochonne du film.

Vous recevez des amis à la maison ? Sachez leur offrir un spectacle de qualité avec des films de choix, comme Le retour des morts-vivants 3. Et ne vous laissez pas influencer par ‘Ca m’ennuie de voir le 3 sans avoir vu les deux premiers. » car point n’est besoin d’avoir vu les deux premiers opus pour comprendre toute la teneur scénaristique de ce bijou !

Dans une base militaire dans laquelle on rentre comme dans un moulin, le père du héros fait des expériences sur des cadavres pour les ramener à la vie (a base d’un produit pour détruire les champs de marijuana (le susdit produit est un gaz qui s’échappe d’un fut dans lequel est contenu un cadavre (cadavre totalement improbable, mais êtes-vous réellement à ça près désormais ?))). Le but de l’expérience (ouais, parce qu’on réveille pas des cadavres pour le plaisir) est de former des supersoldats déjà morts, qu’on réveille en temps de guerre puis qu’on remet en hibernation (avec un fusil à air comprimé qui envoie des balles cryogéniques).

Le fils du colonel, le héros donc, et sa copine (la grosse cochonne mais en un peu plus vivante que sur l’image) vont à la base militaire, genre en secret mais en passant par le poste de garde et s’infiltrent pour voir ce qui se passe dans la base (sous le couvert d’un ‘je suis sûre qu’il font des expériences sur des ptits lapins, c’est trop porrible, allons voir’). Bon, là, de fait, ils tombent sur l’expérience qui tourne mal : le cadavre se réveille, on le cryogénise, il se réveille encore, bouffe un scientifique, on le refreeze, mais le scientifique bouffé se relève et bouffe un autre scientifique, on enferme tout le monde et le colonel tire la carte ‘CDLS’ (‘c’est dans le script’) en disant que c’est à cause de la salive.

Ah zut, j’ai oublié de mentionner que pour rentrer dans le complexe militaire en carton-pate dont les murs bougent quand on se plaque contre eux, Curt (le héros) a piqué l’ID card de son père. La carte n’a pas marché du premier coup, mais la grosse cochonne l’a léchée dans une métaphore érotique que je détaillerai pas et pouf, il arrive à rentrer.

Bon, là les deux jeunes s’en vont, parce qu’ils pourraient finir par ce faire repérer (c’est pas comme s’ils avaient pas déjà fait un tas de boucan).

S’en suit le plan nichons : ils font l’amour dans la chambre de Curt, c’est très sage avec le gros plan sur la tête de la cochonne. Le gars se retire (du champ) et arrive le fameux plan. Dans le plan d’après, on apprend aussi que Curt fait l’amour en gardant son jean…

Le père rentre et apprend à son fils qu’ils vont être mutés dans un bled paumé parce que son expérience à, doux euphémisme, légèrement foiré.

Mais le jeune Curt, c’est trop un rebelle dans sa tête et il décide de partir avec Julie (oui, la cochonne a un nom, je lis aussi les sous-titres durant les plan nichons) pour vivre sa vie de musicos. Très excitée par la nouvelle vie qui s’offre à eux, la cochonne commence à caresser son compagnon. Certes, admettons, mais rappelons les bases de la sécurité routière : on porte un casque qu’on est en moto, des vêtements de cuir c’est un plus, et surtout on ne caresse pas son compagnon quand un camion arrive en face.

Dramatique accident. La cochonne meurt contre un poteau et le Curt glisse sur plusieurs mètres mais son jean est intact. Passons sur le délit de fuite du camion, c’est pas l’important.

Bon, l’amour de la vie de 17 ans de Curt est mort, c’est moche, mais on a un film à faire. Alors il ramène le cadavre au complexe militaire (la grosse cochonne fait très bien le poids mort caractéristique du cadavre). Vous aurez compris que là, il va ressusciter sa copine grâce au gaz destructeur de marijuana tiré des émanations de cadavres bizarres. Évidement notre naif héros croit visiblement que le cadavre dans le bidon est mort et n’hésite pas à carrément l’ouvrir (le bidon, pas le cadavre ni sa copine). Hop, déluge de fumigène, ressucitation de la cochonne et attaque de l’autre cadavre. Ils s’échappent, mais de manière moins discrète que la première fois.

Inutile de dire que Julie se sent bizarre. Déjà son coeur ne bat plus et elle trouve ça un peu louche. Et puis elle a froid. Et faim.

STOP ! Pourquoi elle ne bouffe pas Curtis (oui, c’est son nom complet qui fait moins classe que Curt) ? Hahaha, mais les scénaristes ont pensé à tout : comme Curt et Julie, c’est à la vie à la mort dans leurs amours et qu’il existe ce lien indéfectible qu’une relation de moins de six mois (sic, c’est le papa qui le dit dans leur dispute déclencheuse d’accident) réussit à construire, elle arrive à ne pas le bouffer.

Ensuite (il s’en passe des choses dans ce film, n’est ce pas ? Vous n’aurez même pas besoin de le voir tellement cette chronique est détaillée !), le couple se rend dans un épicerie, avec les militaires aux fesses mais pas très rapides (tu m’étonnes, ils ont un fusil et sa bonbonne d’air comprimé à trimbaler). Comment arriver à augmenter la durée d’un film ? Mettez des latinos avec le sang chaud sur les bords !

Donc, une zombie bien gaulée, un jeune qui comprend rien, un patron d’épicerie armé et quatre latinos. Bilan : un latino mordu par Julie, un épicier avec une balle dans le bide et une cochonne qui a très faim. Les flics arrivent, tout le monde s’échappe. Bon, passons sur l’épicier qui finit par se faire bouffer le cerveau, allons directement au moment où Julie se suicide en se jetant d’un pont.

Les amateurs de films de morts-vivants savent très bien qu’un zombie ne peut pas mourir en se jetant d’un pont (d’ailleurs ce film-ci les membres détachés continuent de bouger alors…) mais la grosse cochonne devait surement passer ses soirées à faire des plans nichons plutot qu’à regarder des films de zombie !

Attention, arrivée du black mystique. Un clochard qui vit près du pont qui raconte des choses incompréhensibles sur la vie, l’univers et le reste. Mais il est sympa et va héberger notre sympatique couple. Ça tombe bien d’ailleurs, car les quatre latinos les ont retrouvés (cdls) pour se venger (rappelons que l’un d’entre eux s’est fait mordre et que donc il ne se sent pas très bien – ceci qui justifie cela).

Le black va faire la garde, pendant que Curt et Julie se reposent. Enfin, se reposent… être mort n’empêche pas d’être chaude comme la braise. Malheureusement, le plan nichons ayant déjà été introduit, on ne peut que supposer que le baiser langoureux suivi du coucher sur le lit se finit par un truc que j’ai pas encore vu dans un film de zombies : le vivant qui couche avec la morte.

STOP ! ‘Attends, allez-vous me dire, ça se transmet pas par la salive qu’il a dit le colonel ? Et là ils s’embrassent non ?’ Hahaha ! répondrai-je. Que vous êtes naïfs, vous cherchez encore à justifier des éléments incohérents de ce film ?

Bon, là, plans classiques du super-héros qui découvre son nouveau costume à base de cuts sur des enfilements de gants, de masque et de ceinture. Sauf que la cochonne, elle se scarifie, s’enfonce des clous, des lames de verre, des chaines dans la peau. Soi-disant que la douleur l’aide à contrer l’envie de bouffer l’amour de sa vie.

On dira ce qu’on voudrait mais le mini-short en jean, les bas résilles troués, les piercings trash (dont ceux dans les tétons pour un plan nichons-fake car c’est que du maquillage sur un soutien gorge en latex – gros gros gros effets sur les effets spéciaux maquillages, indéniablement le point fort qui lui a valu le prix du public fantastica ’94) et son physique naturelle rende la grosse cochonne très … miam (un coté trash sex que les amateurs de Royo et Clive Baker sauront apprécier).

Bon, c’est pas tout ça mais les latinos retrouvent les gentils. S’en suit un combat à deux balles où tout le monde sauf Curt devient zombies (bon à un moment ils essaient de se barricader avec des planches pour éviter l’attaque des zombies latino mais vous savez quoi ? Il manquait des clous !)

Encore une fois, on tire la carte cdls et les militaires avec le fusil de kermesse et plein de diodes arrivent et cryogénisent tout le monde.

Hop, retour au complexe militaire, Curt a sa discussion père-fils (non pas celle sur les abeilles et les fleurs, celle du ‘passons plus de temps ensemble fils’. Après, il est bien connu que les fils de colonnel ont le droit d’aller où ils veulent quand il y a des expériences secrètes partout.

Là, on apprend que le but de tout ça, ce n’était pas la réanimation de cadavre le projet secret mais bien le machin cryogénique qui ne marche que 3 minutes. Ils n’ont pas abandonné l’idée du super soldat, non non non. On garde les cadavres incontrolable et on leur met des exosquellettes pour limiter leur mouvements (avec des trépanations à la perceuse, parce que ça reste un classique qu’on ne l’a pas encore vu). Mais Curt est trop outré de voir sa cochonne finir en soldat exosqueletté, il l’aime encore et il ne résiste pas à la compulsion de la faire sortir de sa cage en la voyant fragile et à moitié nue (cela va justifier un fugitif plan fesses dans leur fuite !). Allez, lever le doigt ceux qui croyaient que le film était fini quand les militaires sont arrivé dans les égoûts ?

Bon, je vous passe les détails inutiles sur leur fuite. Il y a plein de zombies, de militaires et de gens qui meurent dans d’atroces râles d’agonie (et du maquillage sympa). Le moment clé, c’est quand Curt se fait mordre (pas par Julie, qui se contente de courir les fesses à l’air sous un blouson, comme je le disais plus haut).

Va falloir le conclure, ce film. Quoi de mieux qu’un double sacrifice dans une crémation, sur fond de musique d’orgue, avec un père qui tend le bras pour empêcher son fils de mourir. On dirait du Roméo et Juliette tellement c’est poignant cette fin dans les flammes dans un fondu au blanc…

Fin.

C’était… une serie B… intéressante.

Si vous aussi vous êtes amateurs de films de genre, n’hésitez pas à passez sur mon forum pour en parler !

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commentaires
  1. […] Le retour des morts vivants 3 […]

  2. […] que le plaisir n’en soit que plus grand, je vous invite aussi à consulter le résumé du retour des morts-vivant 3, car ce qui va suivre va être du même acabit ! Pour info, le film a coûté 7 millions de […]

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